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Société - Secteur Public

Plus de 200 hauts fonctionnaires seront formés à la négociation, la communication ou la gestion de crise dans la langue de Molière

Un partenariat a été signé lundi entre le Conseil de la fonction publique libanaise, l'Organisation internationale de la francophonie et l'Institut français du Liban.

Plus de 200 hauts fonctionnaires seront formés à la négociation, la communication ou la gestion de crise dans la langue de Molière

Les trois partenaires, à l'issue de la signature, Levon Amirjanyan (OIF), Nisrine Machmouchi (Conseil de la fonction publique) et Sabine Sciortino (IF). Photo Anne-Marie el-Hage/L'Orient-Le Jour

Quelque 230 cadres supérieurs de la fonction publique libanaise recevront une formation poussée en langue française l’automne prochain grâce à un partenariat conclu entre l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), l’Institut français du Liban (IF), rattaché à l’ambassade de France, et le Conseil de la fonction publique. L'accord a été signé lundi par le représentant de l’OIF pour le Moyen-Orient Levon Amirjanyan, la directrice de l’IF du Liban Sabine Sciortino et la présidente du Conseil de la fonction publique Nisrine Machmouchi, aux côtés de pointures de la fonction publique libanaise et de hauts représentants militaires et sécuritaires.

Triés sur le volet parmi plus de 260 volontaires francophones, les bénéficiaires – des diplomates, militaires, experts techniques ou hauts fonctionnaires de tous horizons – seront formés « aux techniques de la négociation diplomatique, de la gestion de crise ou de la communication, chacun selon sa spécialité, dans la langue de Molière », révèle pour l’occasion Nisrine Machmouchi. Et ce, alors que le français est en perte de vitesse dans l’éducation et dans le monde professionnel au Liban, largement distancé désormais par l’anglais.

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Né d’une volonté commune du Conseil de la fonction publique de renforcer les compétences linguistiques de ses cadres dans le contexte de la restructuration du secteur public et de l’OIF de soutenir la modernisation de celui-ci, « le partenariat permettra à une élite de fonctionnaires de suivre des formations spécialisées en français administratif, des finances, de l’économie et de la diplomatie », détaille-t-elle, précisant que ces formations seront données à l’École nationale de l’administration (ENA-Liban) qui a déjà formé 3 000 personnes au cours des trois dernières années.

L’événement a permis à Sabine Sciortino de rappeler l’engagement de longue date de l’ambassade de France pour la fonction publique libanaise et de constater « le trésor » que constitue le plurilinguisme au Liban. « Le redressement de l’État passera par la relance de ses institutions. Pour accomplir leur mission, les fonctionnaires ont besoin d’être soutenus et formés », souligne la directrice de l’IF, estimant que c’est à « cette condition que les Libanais retrouveront confiance dans leur administration ». « Le projet démontre que le français n’est pas qu’un bagage culturel, mais aussi et surtout un levier de professionnalisation et d’ouverture internationale », insiste-t-elle.

Le représentant de l’OIF a, lui, rappelé l’objectif de son organisation de « créer un environnement favorable au renforcement de l’attractivité de la langue française ». Un objectif qui se traduira « par la formation en français de diplomates et fonctionnaires nationaux, par le renforcement de l’expertise francophone sur la scène internationale et par la promotion de la diversité linguistique dans les institutions internationales ». « L’OIF veut favoriser l’utilisation de la langue comme instrument de négociation, en renforçant son apprentissage par les décideurs », a également souligné Levon Amirjanyan. 

Quelque 230 cadres supérieurs de la fonction publique libanaise recevront une formation poussée en langue française l’automne prochain grâce à un partenariat conclu entre l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), l’Institut français du Liban (IF), rattaché à l’ambassade de France, et le Conseil de la fonction publique. L'accord a été signé lundi par le représentant de l’OIF pour le Moyen-Orient Levon Amirjanyan, la directrice de l’IF du Liban Sabine Sciortino et la présidente du Conseil de la fonction publique Nisrine Machmouchi, aux côtés de pointures de la fonction publique libanaise et de hauts représentants militaires et sécuritaires.Triés sur le volet parmi plus de 260 volontaires francophones, les bénéficiaires – des diplomates, militaires, experts techniques ou hauts...
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