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Nos lecteurs ont la parole

L’école, un luxe au Liban en 2025-2026 ?

À l’approche de la rentrée scolaire 2026, le système éducatif libanais demeure confronté à une crise profonde, rendant l’accès à l’éducation de plus en plus difficile pour de nombreuses familles. La fuite continue des enseignants vers l’étranger, l’inflation persistante ainsi qu’une nouvelle augmentation des frais scolaires annoncée pour 2026 risquent d’accentuer davantage les inégalités d’accès à une éducation de qualité.

Depuis plusieurs années, un départ massif des enseignants prive les établissements libanais de leurs talents les plus qualifiés. Cette tendance aurait entraîné une diminution de près de 40 % des effectifs enseignants depuis 2022, touchant particulièrement les disciplines scientifiques et techniques, cruciales pour la formation d’une nouvelle génération compétente.

Le ministère de l’Éducation a récemment confirmé une hausse moyenne de 25 % des frais scolaires dans les établissements privés à partir de la rentrée 2026. Cette décision, liée à l’augmentation des coûts de fonctionnement, suscite l’inquiétude des parents dont le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer.

Pour de nombreuses familles, cette augmentation signifie le renoncement à une éducation privée de qualité, faute de ressources suffisantes. Par ailleurs, les écoles publiques peinent à absorber la demande croissante, exacerbant la pression sur un système éducatif déjà fragile.

L’augmentation des frais et la pénurie d’enseignants qualifiés contribuent à creuser une fracture éducative préoccupante. Les enfants issus de milieux modestes se retrouvent davantage marginalisés, réduisant leurs chances d’accéder à une formation solide et à un avenir professionnel digne.

Face à cette situation alarmante, les ONG, associations et communautés se mobilisent pour proposer des solutions temporaires : bourses, soutien scolaire, formations alternatives… Toutefois, ces initiatives ne sauraient se substituer à une politique éducative cohérente et ambitieuse, indispensable pour garantir l’égalité des chances.

À l’aube de 2026, l’école au Liban demeure un luxe pour beaucoup. La fuite des enseignants, conjuguée à la hausse imminente des frais scolaires, creuse un peu plus les inégalités d’accès à l’éducation. Pour que cette tendance ne devienne pas irréversible, une mobilisation collective forte est nécessaire, car l’avenir du Liban se construit avant tout dans ses salles de classe.

Les textes publiés dans le cadre de la rubrique « Courrier » n’engagent que leurs auteurs. Dans cet espace, « L’Orient-Le Jour » offre à ses lecteurs l’opportunité d’exprimer leurs idées, leurs commentaires et leurs réflexions sur divers sujets, à condition que les propos ne soient ni diffamatoires, ni injurieux, ni racistes.

À l’approche de la rentrée scolaire 2026, le système éducatif libanais demeure confronté à une crise profonde, rendant l’accès à l’éducation de plus en plus difficile pour de nombreuses familles. La fuite continue des enseignants vers l’étranger, l’inflation persistante ainsi qu’une nouvelle augmentation des frais scolaires annoncée pour 2026 risquent d’accentuer davantage les inégalités d’accès à une éducation de qualité.Depuis plusieurs années, un départ massif des enseignants prive les établissements libanais de leurs talents les plus qualifiés. Cette tendance aurait entraîné une diminution de près de 40 % des effectifs enseignants depuis 2022, touchant particulièrement les disciplines scientifiques et techniques, cruciales pour la formation d’une nouvelle génération compétente.Le...
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