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Politique - Liban

Monopole des armes : personne ne veut d'un affrontement avec l'armée libanaise, assure Mitri

Le vice-président du gouvernement libanais assure dans une interview à al-Jazeera que les désaccords concernent la manière de procéder au désarmement du Hezbollah.

Monopole des armes : personne ne veut d'un affrontement avec l'armée libanaise, assure Mitri

Le vice-Premier ministre libanais, Tarek Mitri. Photo DR

Le vice-Premier ministre libanais Tarek Mitri a assuré dimanche, dans une interview accordée à la chaîne qatarie al-Jazeera, que le monopole des armes par les autorités libanaises a été approuvé par le gouvernement, mais qu'il y avait désaccord sur la manière d'y parvenir. Il a appelé aussi à éviter les « accusations de trahison, les intimidations et les menaces ». Ces propos interviennent après un discours vendredi dernier du secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, qui avait multiplié les menaces contre le gouvernement de Nawaf Salam et la présidence de Joseph Aoun, affirmant que sa formation était prête à l'affrontement si le désarmement lui était imposé.

Tarek Mitri a affirmé que le principe du monopole de l'État sur les armes avait été approuvé par tous les ministres, mais que le désaccord portait sur la manière de mettre en œuvre et de traiter cette question. Il a souligné qu'il restait encore matière à réflexion sur la manière de procéder au désarmement du parti chiite, rapporte al-Jazeera. M. Mitri a ajouté que le gouvernement souhaitait préserver la paix civile et que personne ne voulait d'un affrontement avec l'armée libanaise. Cette dernière remettra son rapport au gouvernement sur le plan de contrôle des armes fin août.

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Évoquant le débat politique sur les armes du Hezbollah, le vice-Premier ministre a fait valoir que « nous devrions plutôt discuter de la manière de mettre un terme aux agressions d'Israël et d'éviter les divisions internes ».

Les déclarations véhémentes de Naïm Kassem vendredi dernier, dans lesquelles il a martelé que le Hezbollah refuserait d’abandonner ses armes à l’État et que sa formation était prête à l'affrontement si celui-ci lui était imposé, ont suscité de nombreuses réactions au vitriol au sein de la classe politique libanaise. Tempérant les propos de Naïm Kassem, le vice-président du conseil politique du Hezbollah, Mahmoud Comati, a affirmé samedi que le son parti n'est pas « dans une confrontation interne libanaise », mais que « les armes de la résistance ne peuvent être remises en temps d’occupation ». 

Le gouvernement de Nawaf Salam a adopté début août la feuille de route de l'émissaire américain Tom Barrack, prévoyant un désarmement des groupes armés, Hezbollah en tête, avant la fin de l'année. L'armée israélienne, elle, continue d'occuper cinq collines au Liban-Sud et mène des frappes quasi-quotidiennes dans le pays, malgré le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre 2024.

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Pressions iraniennes

S'exprimant à propos des difficultés dans la mise en œuvre du plan concernant les armes du Hezbollah, Tarek Mitri a révélé que des pressions internes et externes s'exerçaient et que des déclarations étaient faites ici et là. Il a par ailleurs indiqué que l'Iran faisait pression pour que le parti chiite conserve ses armes, tandis que les parties occidentales faisaient pression sur les responsables libanais pour que ces derniers désarment le Hezbollah. Il a par ailleurs appelé à préserver les intérêts du Liban et à faire preuve de sagesse dans ces circonstances.

Le vice-Premier ministre a rappelé que le gouvernement précédent avait approuvé des dispositions sécuritaires sous l'égide de la France et des États-Unis le 27 novembre dernier, pour mettre fin à la guerre de treize mois qui avait opposé le Hezbollah à l’État hébreu. Il a ajouté que les ministres, y compris ceux appartenant au Hezbollah et au mouvement Amal, avaient approuvé ces dispositions. Tarek Mitri a enfin souligné que la feuille de route américaine récemment discutée et approuvée par le Conseil des ministres confirmait la cessation des actes hostiles.

Le vice-Premier ministre libanais Tarek Mitri a assuré dimanche, dans une interview accordée à la chaîne qatarie al-Jazeera, que le monopole des armes par les autorités libanaises a été approuvé par le gouvernement, mais qu'il y avait désaccord sur la manière d'y parvenir. Il a appelé aussi à éviter les « accusations de trahison, les intimidations et les menaces ». Ces propos interviennent après un discours vendredi dernier du secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem, qui avait multiplié les menaces contre le gouvernement de Nawaf Salam et la présidence de Joseph Aoun, affirmant que sa formation était prête à l'affrontement si le désarmement lui était imposé.Tarek Mitri a affirmé que le principe du monopole de l'État sur les armes avait été approuvé par tous les ministres, mais que le...
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Langue de bois!!!

sancrainte

17 h 18, le 17 août 2025

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Commentaires (1)

  • Langue de bois!!!

    sancrainte

    17 h 18, le 17 août 2025

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