L'armée israélienne a annoncé avoir visé, dans sa dernière série de frappes sur le Liban-Sud, des "infrastructures militaires" et un tunnel du Hezbollah, dans la région de Nabatiyé, selon un message du porte-parole arabophone de l'armée, Avichay Adraee.
Jusqu’à présent, aucune victime n’est à déplorer dans les frappes ayant visé les abords de Horch Ali el-Taher, selon notre correspondant au Liban-Sud.
Des dégâts ont été signalés dans certaines maisons proches, ainsi que des vitres brisées
Trois frappes ont été menées avec des missiles puissants. Les détonations ont été entendues jusque dans les régions voisines de Marjeyoun et Jabal Rihane.
L'aviation israélienne a, pour le deuxième jour consécutif, mené plusieurs frappes sur le Liban-Sud, notamment près de Kfar Tebnit et les hauteurs de Ali Taher, dans la périphérie de Nabatiyé, selon notre correspondant. Des ambulances se sont rendues sur les lieux des bombardements.
Selon l’armée israélienne, citée par Haaretz, deux brigades supplémentaires ont commencé à opérer dans le quartier de Zeitoun, à la périphérie de Gaza, alors que l’armée étend ses opérations dans cette zone.
Selon le ministère de la Santé à Gaza, 17 personnes ont été tués et 250 blessés ont été enregistré alors qu’ils cherchaient de l’aide alimentaire. Une fillette est morte pour cause de malnutrition. Le bilan s'élève à 61 827 morts et 155 275 blessés depuis le 7 octobre 2023.
« Aucun parti au Liban n’est autorisé à porter les armes en dehors du cadre de l’État libanais », a déclaré le Premier ministre Nawaf Salam. Ce dernier a vivement réagi, vendredi, sur X, après les propos de Naïm Kassem qu’il qualifie de « menace implicite de guerre civile ». « Personne au Liban aujourd’hui ne souhaite une guerre civile, et toute menace ou insinuation en ce sens est totalement inacceptable », a-t-il ajouté, citant des déclarations diffusées par le média Al-Sharq Al-Awsat.
Répondant directement aux propos de Naïm Kassem, le Premier ministre a souligné que « l’affirmation selon laquelle le gouvernement libanais mettrait en œuvre un projet américano-israélien est infondée. Nos décisions sont purement libanaises, elles sont prises au sein de notre Conseil des ministres, et personne ne nous les impose ».
« L’accord de Taëf est notre charte et stipule explicitement que l’autorité de l’État libanais doit s’étendre sur l’ensemble de son territoire par ses propres forces », a-t-il rappelé. « Personne n’a demandé que les armes du Hezbollah soient remises à l’ennemi israélien, comme certains le prétendent, mais bien à l’armée libanaise, dont nous refusons de mettre en doute le patriotisme. Attention aux comportements irresponsables qui encouragent la discorde ! », a-t-il conclu.
L'armée israélienne a déclaré que ses troupes ont scellé un tunnel de plus de 4 miles à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, rapporte le Haaretz.
Plus de 100 colis d’aide alimentaire largués sur Gaza
Selon l'armée israélienne, 127 colis d’aide alimentaire ont été largués sur Gaza ces dernières heures « dans le cadre de la coopération entre Israël, les Émirats arabes unis, la Jordanie, l’Allemagne, la Belgique, la France, l’Italie et Singapour », rapporte le Haaretz.
Selon le communiqué, pour la première fois, Singapour participait aux opérations de largage.
L’ONU, le GHF et l’armée israélienne doivent collaborer pour fournir une aide à la population de Gaza, estiment l’ancien ambassadeur américain en Israël Jack Lew et l’envoyé spécial du président Biden pour les affaires humanitaires au Moyen-Orient, David Satterfield. « Dans ce contexte fragmenté et fortement militarisé, l’aide doit circuler par plusieurs canaux, imparfaits mais nécessaires », soulignent-ils, selon le Haaretz.
Dans un article co-signé publié dans Foreign Affairs, ils expliquent qu’auparavant, jusqu’en janvier 2025, Israël ne ciblait pas les policiers du Hamas accompagnant les convois, ce qui empêchait les pillages par des gangs. Une fois qu’Israël a commencé à les viser, considérant leur protection comme un renforcement du contrôle de Hamas, la majorité des détournements ou vols d’aide fournie par l’ONU a été réalisée par des gangs criminels. Ils ajoutent qu’Israël et l’ONU n’ont ni partagé les preuves avec les États-Unis, ni indiqué en privé que le Hamas volait systématiquement l’aide.
Parallèlement, Hamas a « trouvé des moyens de taxer, d’extorquer et, dans une certaine mesure, de détourner l’aide, y compris celle venant d’Égypte et gérée par la Palestine Red Crescent Society ». Ils précisent qu’Israël a ensuite tenté d’utiliser des prestataires privés pour sécuriser les convois, mais a finalement conclu que ces prestataires facilitaient le travail des gangs et de Hamas.
Le cheikh chiite Mohammad Ali Husseini, connu pour son opposition farouche au Hezbollah pour ses menaces adressées aux dirigeants du parti, a écrit sur X que la visite du secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale iranien, Ali Larijani, avait permis de « révéler la localisation » du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem.
« Croyez-nous, nous entendons, voyons et prévoyons l’erreur que vous avez commise, la même dans laquelle les sayyeds Nasrallah et Safi al-Din étaient déjà tombés auparavant — en raison d’une confiance aveugle et du mépris de nos conseils », a encore écrit le cheikh qui vit hors du Liban.
Nasrallah et Safieddine avaient tous deux été tués lors de la guerre de 2024 entre le Hezbollah et Israël, dans des frappes ayant visé la banlieue sud de Beyrouth.
Au moins 16 Palestiniens ont été tués dans des attaques israéliennes à travers la bande de Gaza depuis minuit, selon des sources médicales citées par Al Jazeera.
Le rapport précise que cinq des victimes ont été abattues par les forces israéliennes alors qu’elles attendaient de l’aide dans les parties centrale et méridionale de l’enclave.
Le bureau des médias du Hezbollah a publié une vidéo déclarant que le parti-milice ne rendra pas les armes. C’est la seconde vidéo publiée par le parti en moins d'une semaine. La vidéo reprend des images d’archives d’un discours de Hassan Nasrallah, tué en septembre dernier par une frappe israélienne sur la banlieue sud de Beyrouth, dans lequel il déclarait qu’« aucune armée au monde » ne pourra forcer le Hezbollah à rendre ses armes.
Naïm Kassem, actuellement à la tête du parti, apparaît également pour livrer le même message dans la vidéo, qui enchaîne des plans montrant des opérations militaires menées par les combattants du Hezbollah.
Le député sunnite de Tripoli, Achraf Rifi, a mis en garde le Hezbollah contre le « recours aux menaces de guerre civile », dans une déclaration faite dans le sillage du discours du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Kassem.
Dans un communiqué relayé par l’Agence nationale d’information, il a déclaré : « Le parti du cheikh Naïm Kassem a apporté l’occupation, la catastrophe humanitaire et l’effondrement économique au Liban. Aujourd’hui, après sa défaite, il menace l’État et le peuple libanais, se présente en victime et accuse la majorité de trahison. »
« Assez de fuite devant les responsabilités. La seule solution est : l’État, l’État et l’État. Nous vous avertissons : cessez de menacer d’une guerre civile. Ce serait une catastrophe pour tous, et surtout pour vous, après avoir aliéné et nui à toutes les communautés libanaises », a-til ajouté
Il a appelé le Hezbollah à revenir vers la nation et l’État, et à abandonner son allégeance à l’Iran, « qui s’effondre aujourd’hui tant sur le plan interne que sur tous les terrains où il est intervenu, s’accrochant à une illusion dépassée ».
Lors d’un rassemblement organisé à l’occasion de l’Arbaïn à Kfar Melki (caza de Saïda), l’ancien ministre du Travail du Hezbollah, Moustafa Bayram, a déclaré : « La résistance est notre esprit, l’État est notre choix, et l’armée ainsi que la paix civile sont nos constantes. »
Il a critiqué la récente décision du gouvernement de désarmer le Hezbollah, estimant qu’elle « affaiblit la force du Liban et contredit sa souveraineté (...) surtout face aux menaces israéliennes persistantes ».
Lors de son sermon vendredi à la mosquée Al-Safa dans la Békaa, le cheikh Hassan Charifé a mis en garde ceux qui font confiance aux États-Unis, les comparant à des personnes qui « s'attendent à ce que des guêpes produisent du miel ». Il a aussi accusé Washington d’alimenter les conflits en Afghanistan, en Ukraine, en Syrie et au Soudan, et d’utiliser les crises humanitaires, comme celle de Gaza, comme instruments politiques, rapporte l’Agence nationale d’information.
Le cheikh a également rejeté les appels au désarmement du Hezbollah, estimant qu’ils reflètent les ambitions israéliennes, et a insisté sur la nécessité d’unité, de justice et de leadership rationnel. « Nous nous opposons à la guerre, mais pas au prix de la reddition », a-t-il affirmé.
Le bureau des droits de l’homme de l’ONU a déclaré vendredi que la décision d’Israël de construire une nouvelle colonie près de Jérusalem-Est était illégale au regard du droit international et mettait les Palestiniens à proximité en risque d’expulsion forcée, qualifiée de crime de guerre.
Le ministre israélien des Finances d’extrême droite, Bezalel Smotrich, a approuvé des plans pour une colonie qui diviserait Jérusalem-Est d’avec l’Israël…
Le ministre israélien d'extrême droite Itamar Ben Gvir a diffusé vendredi matin sur les réseaux sociaux une vidéo où il prend à partie et sermonne, dans sa cellule, le prisonnier Marwan Barghouti, leader palestinien emprisonné depuis 2002.
Sur ces images, publiées sur son compte X, le ministre de la Sécurité nationale et deux autres personnes, dont un garde pénitentiaire, se tiennent debout devant M. Barghouti et l'entourent dans un coin de sa cellule.
"Vous ne nous vaincrez pas. Quiconque fait du mal au peuple d'Israël, quiconque tue des enfants, quiconque tue des femmes (...) nous l'effacerons", lance en hébreu le ministre.
Le leader du parti Fatah et membre élu du Conseil législatif palestinien tente alors de parler, mais le ministre l'interrompt: "Non, vous devez le savoir, et ce, tout au long de l'histoire".
"Ce matin (vendredi), je lis que divers +hauts responsables+ de l'Autorité (palestinienne) n'ont pas tellement aimé ce que j'ai dit au terroriste en chef Marwan Barghouti, que son nom soit effacé. Alors je vais le répéter encore et encore sans m'excuser: quiconque s'en prend au peuple d'Israël, quiconque tue nos enfants, quiconque tue nos femmes, nous l'effacerons. Avec l'aide de Dieu", a ajouté M. Ben Gvir, en commentaire à la vidéo.
Photo relayée par notre correspodnant Mountasser Abdallah
Un drone été découvert sur le toit de l’hôpital Salah Ghandour à Bint Jbeil, a rapporté notre correspondant dans le Sud.
Toujours à Gaza ce matin, la branche armée du Mouvement des Moudjahidines palestiniens, les Brigades des Moudjahidines, a déclaré que ses combattants ont réussi à frapper un char israélien Merkava dans le quartier de Zeitoun.
Le communiqué publié sur Telegram n’a pas donné de détails sur les résultats de l’attaque.
En Cisjordanie occupée, le Bureau des médias des prisonniers palestiniens (ASRA) a publié les noms de 20 Palestiniens confirmés comme ayant été arrêtés lors de raids militaires israéliens depuis la nuit dernière.
Cinq jeunes hommes d’une même famille ont été arrêtés au cours de deux raids à Naplouse, tandis que trois mères de Palestiniens précédemment tués par les forces israéliennes faisaient partie des huit personnes interpellées à Qalqilya.
Six autres personnes ont été arrêtées lors d’incursions israéliennes dans certaines zones de Jénine, au camp de réfugiés de Jalazone à Ramallah, ainsi que dans des localités de Tulkarem.
Alors que, sur ordre du cabinet militaire du Premier ministre Benjamin Netanyahu, l’armée israélienne se prépare à prendre le contrôle de la ville de Gaza et des camps de réfugiés voisins dans le but affiché de vaincre le Hamas et de libérer les otages israéliens, de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer la brutalité avec laquelle l’État hébreu agit dans l’enclave palestinienne.
C’est notamment le cas de Jack Lang, président de l’Institut du monde arabe et ancien ministre de la Culture, qui dénonce avec virulence « l’œuvre de destruction » menée par Benjamin Netanyahu à Gaza et en Cisjordanie.
Les forces israéliennes effectuent des travaux d’extension sur la colline de Marj, située à la lisière de Wadi Hounine, en face de la localité de Markaba, dans le caza de Marjeyoun, a rapporté le correspondant de L’Orient-Le Jour dans le Sud, Mountasser Abdallah.
Cette annonce intervient alors que le chef sortant du commandement nord de l’armée israélienne, le général de division Uri Gordin, a déclaré mercredi, lors de sa cérémonie de passation de commandement, que l’armée « a commis une erreur stratégique en permettant au Hezbollah de se renforcer le long de la frontière nord », selon le Jerusalem Post.
Le général de division Rafi Milo, ancien chef du Commandement de l’arrière, assume désormais le rôle. « C’était une erreur opérationnelle et stratégique de ma part et de celle de mes prédécesseurs – une erreur grave qui ne doit pas se répéter ! » a déclaré Gordin.
« Le nord est aujourd’hui plus sûr qu’il ne l’a été depuis des décennies. C’est le moment de moderniser et de favoriser la prospérité et la croissance ; c’est une opportunité nationale », a-t-il ajouté.
La municipalité de Aïtaroun a vivement condamné la frappe israélienne qui a visé un policier municipal jeudi après-midi, faisant deux blessés, dont un grave dans le quartier de Dhouhour
« La municipalité condamne et dénonce avec la plus grande fermeté cette agression manifeste contre l’un de ses agents, alors qu’il exerçait ses fonctions reconnues et transparentes dans le cadre de son travail au service des habitants de la ville, conformément aux tâches définies et à la législation en vigueur », indique le communiqué de la municipalité.
Elle a ajouté que cette attaque « constitue une agression flagrante, s’ajoutant à la longue liste des agressions sionistes contre les équipes officielles et les civils au Liban. Nous remettons cet incident aux autorités compétentes afin qu’elles suivent ces attaques et prennent les mesures appropriées ».
Naïm Kassem a enfin appelé le gouvernement libanais à « se réunir pour planifier la riposte à l’agression et construire le pays, et non pour se soumettre à l’arrogance américano-israélienne ». « Avez-vous entendu Netanyahou dire qu’il voulait le Grand Israël ? » a-t-il encore souligné, en référence à des propos tenus cette semaine par le chef du gouvernement israélien. « Nous espérons que certains pays arabes se tairont au lieu de soutenir l’ennemi dans ses frappes contre les résistants ».
L’expression « Grand Israël » fait allusion à des frontières bibliques du temps du roi Salomon, qui engloberaient la Cisjordanie mais aussi une partie des territoires situés dans les pays voisins, et que des Israéliens ultra-nationalistes rêvent d’occuper. Dans un discours cette semaine, Benjamin Netanyahu s’est dit « très attaché » à la vision du « Grand Israël ».
« Le gouvernement a pris une décision extrêmement grave, en violation du pacte de vie commune – c’est-à-dire la Constitution – qui dispose qu’aucune autorité ne peut être légitime si elle contredit ce principe. La déclaration ministérielle évoquait une stratégie défensive ; où est-elle ? Vous voulez retirer la légitimité à l’armement de la résistance ? Vous ne le pouvez pas, car la résistance a tiré sa légitimité de l’Accord de Taëf, de la Constitution et du sang versé, pas de vous », a encore lancé Naim Kassem pour critiquer la décision du 5 août.
Il a également affirmé que « la résistance ne tient pas sa légitimité du gouvernement » et qu’« il est interdit d’entraîner l’armée (libanaise) dans une discorde interne ; son bilan est irréprochable et sa direction ne souhaite pas s’y engager ».
Le fait que le Hezbollah ait subi de lourdes pertes humaines et matérielles pendant la guerre de plus d’un an qui l’a opposé à Israël, suite à sa décision d’ouvrir un front de soutien à Gaza le 8 octobre 2023, n’a pas empêché Naïm Kassem de parler de victoire contre son adversaire israélien, assimilant le combat du parti à « la bataille de Karbala » de 680 après Jésus-Christ, durant laquelle l’Imam Hussein et ses hommes furent tués. Une rhétorique déjà au centre des commémorations organisées en juillet pour Achoura.
« Nous mènerons cette bataille de Karbala face au projet américano-israélien, et nous sommes confiants dans la victoire », a précisé Naim Kassem.
Revenant sur les événements de la guerre de 2006, Naïm Kassem a considéré que le parti avait remporté une victoire « divine ».
« La victoire de juillet (2006, Ndlr) est la victoire de la volonté, de la résistance, la défaite de l’ennemi, la victoire sur l’occupation et la colonisation, et c’est aussi celle du triptyique armée‑peuple‑résistance. Cette victoire a instauré une dissuasion contre Israël qui a duré 17 ans, pendant lesquels il n’a pas pu lancer d’agression par crainte de la résistance et de son peuple », a-t-il ajouté.
Le secrétaire général du Hezbollah a également remercié Téhéran pour son soutien. « Nous devons, haut et fort, remercier la République islamique d’Iran, qui nous a soutenus par l’argent, les armes et les positions politiques, et qui a offert des martyrs, au premier rang desquels le général iranien Qassem Soleimani (assassiné en janvier 2020, Ndlr), sur cette terre lointaine géographiquement mais proche de leurs cœurs, en soutien à la vérité. Nous remercions l’Iran, sa direction, son peuple, les Gardiens de la révolution, le gouvernement et tous les responsables », a abondé Naïm Kassem.
« La décision du gouvernement du 5 août prive le Liban, la résistance et son peuple des armes défensives en pleine agression. (Elle) revient à faciliter le meurtre des résistants et de leurs familles et à les chasser de leurs maisons », a encore déclaré Naïm Kassem, assurant qu’« il aurait été plus judicieux que le gouvernement commence par expulser Israël (...). Mais ce gouvernement exécute une décision américaine et sert le projet israélien, qu’il en ait conscience ou non ».
« Êtes-vous satisfaits que (le Premier ministre israélien Benjamin) Netanyahou vous ait félicités ? Observez donc la joie et les déclarations israéliennes ! » a-t-il encore lancé. Une référence à des propos tenus par le Premier ministre israélien lors d’une conférence de presse dimanche dernier, au cours de laquelle il a déclaré que c’était grâce aux actions d’Israël, qui avaient affaibli le parti chiite, que le gouvernement libanais « parlait » de le désarmer.
« Nous tenons le gouvernement libanais pour entièrement responsable de toute discorde qui pourrait survenir. Nous ne la voulons pas, mais certains y travaillent », a encore menacé le chef du Hezbollah, assurant que son mouvement et Amal, l’autre composante du tandem chiite, s’étaient entendus pour « retarder toute descente dans la rue, estimant qu’il y avait encore une possibilité de discussion ou de modification ». De fait, les partisans du Hezbollah se sont bien mobilisés plusieurs jours de suite après la décision du Conseil des ministres, tout en étant encadrés par l’armée.
« Mais si l’affrontement nous est imposé, nous y sommes prêts », a encore menacé Naïm Kassem.
L’information principale de ce matin, c’est le nouveau discours, diffusé par Al-Manar, du secrétaire général adjoint du Hezbollah, Naïm Kassem, qui a déclaré que « la résistance ne remettra pas ses armes à l’État libanais tant que l’agression israélienne se poursuivra ». Des propos qu’il a tenus à l’occasion de l’Arbaïn, qui marque les quarante jours après la commémoration de l’Achoura, soit l’anniversaire de la mort de l’imam Hussein, petit-fils du prophète Mahomet et troisième imam chiite. Le discours a été diffusé à la fin d’une commémoration à Baalbeck.
Le secrétaire général adjoint a également vivement critiqué une décision prise par le Conseil des ministres le 5 août dernier de finaliser le désarmement du Hezbollah avant la fin de l’année, en accord avec une proposition américaine prévoyant également le retrait israélien des sites que son armée occupe encore. Cette sortie intervient quelques jours après la venue au Liban du président du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani. Naïm Kassem a reçu le haut responsable iranien, alors que le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam avaient critiqué l’ingérence iranienne dans le dossier du rétablissement du monopole de l’État sur les armes au Liban.
Bonjour et bienvenue dans notre couverture en direct des événements au Moyen-Orient : à Gaza, où l’armée israélienne continue son offensive sanglante et veut prendre la ville de Gaza ; au Liban, où l'État hébreu poursuit ses frappes et éliminations ciblées, ainsi qu'en Iran et en Syrie.
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Il faut traduire Naim Kassem et Wafic Safa en justice et intetdire hezballah en tant que parti. La justice a suffisamment d'éléments pour.
19 h 21, le 15 août 2025