La ministre de l'Environnement Tamara Elzein. Photo fournie à L'Orient-Le Jour par Tamara Elzein
L’armée libanaise présentera son plan pour replacer sous le monopole de l’État l’armement du Hezbollah lors d’une réunion du gouvernement programmée le 2 septembre prochain, a déclaré la ministre de l’Environnement, Tamara el-Zein, à la chaîne al-Jadeed en amont du Conseil des ministres qui s’est ouvert jeudi en milieu d’après-midi au Grand Sérail. Elle a ajouté que « personne ne connaît le contenu de ce plan ».
Le gouvernement a confié cette tâche à l’armée il y a une semaine, dans une décision prise en Conseil des ministres, qualifiée d’« historique » par l’envoyé américain Tom Barrack et critiquée par l’Iran. La décision est conforme à la proposition américaine visant à désarmer le Hezbollah et à pousser Israël à se retirer des derniers sites qu’il occupe au Liban-Sud, pérennisant ainsi le cessez-le-feu conclu en novembre dernier. Des partisans du parti-milice ont manifesté plusieurs jours d’affilée pour protester contre cette décision.
Tamara el-Zein fait partie des ministres chiites qui avaient quitté les deux réunions consacrées au rétablissement du monopole de l’État sur les armes.
Lors de son entretien à al-Jadeed, la ministre a estimé qu’« il aurait fallu prendre son temps avant la tenue des deux séances ministérielles (sur la question des armes) afin de parvenir à un consensus entre les parties », précisant que « discuter le document de l’envoyé américain Tom Barrack équivaut à un acte de soumission ». Elle a également indiqué qu’« il y avait un accord tacite pour reporter l’adoption du point sur l’exclusivité des armes, mais cet engagement n’a pas été respecté ».
« Les détails du document de Barrack sont inquiétants, chaque point contient un “piège”, et l’armée libanaise examine le plan de manière réfléchie et le discutera avec le président du Parlement et le Premier ministre Nawaf Salam », a-t-elle ajouté.
La ministre Zein a aussi assuré que le président du Parlement, Nabih Berry, « tentera jusqu’au dernier moment d’empêcher que le Liban ne bascule dans un affrontement ou des tensions », ajoutant qu’« il est totalement exclu qu’un conflit libano-libanais éclate ». Chef du mouvement Amal, allié du Hezbollah, Berry a exclu toute démission du gouvernement, mais a aussi critiqué ceux qui s’étaient opposés à la visite mercredi à Beyrouth du secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Ali Larijani, soulignant que le Hezbollah reste une «composante majeure » du pays.



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08 h 35, le 15 août 2025