De la fumée au-dessus de la bande de Gaza dévastée, le 13 août 2025. Photo REUTERS / Amir Cohen
Alors que le Premier ministre palestinien Mohammad Moustafa est attendu dimanche au Caire, une délégation du Hamas a discuté ces deux derniers jours avec les médiateurs égyptiens d’une proposition de trêve globale dans la bande de Gaza qui envisagerait de mettre fin à la guerre contre un échange complet des prisonniers en deux étapes, rapporte al-Arabiya.
Selon des sources citées par le média saoudien, le Hamas a positivement accueilli ce texte qui le contraint à s’engager à un long cessez-le-feu et au gel des activités de son aile militaire pendant une période de transition. Le document exige aussi que le groupe palestinien cesse de fabriquer et de trafiquer des armes à Gaza et interdit leur utilisation, tout comme il appelle à poursuivre les négociations sur une formule finale concernant l’avenir de «l’arsenal de Gaza». La proposition prévoit par ailleurs d'exiler des dirigeants du Hamas de manière «symbolique» ainsi que la présence temporaire de forces internationales et arabes dans l'enclave palestinienne.
Retrait israélien progressif
Côté israélien, le texte appelle à un retrait progressif, sous supervision arabe et américaine, conditionné par un accord final sur les armes et le pouvoir dans l'enclave palestinienne. Les médiateurs ainsi que la Turquie seraient chargés de garantir le respect de l’accord, qui doit inclure des garanties de non-réutilisation des armes durant la phase de transition.
Ces efforts diplomatiques interviennent alors que l'armée israélienne a annoncé mercredi avoir « approuvé » le plan pour la prise de la ville de Gaza dans le cadre d'une nouvelle phase de son offensive destinée à vaincre le Hamas et assurer la libération des otages après 22 mois de guerre. Mais les pressions internationales s'accentuent sur le gouvernement israélien pour trouver une issue au conflit, qui a conduit à une grave crise humanitaire dans l'enclave palestinienne assiégée, où vivent quelque 2,4 millions de personnes. Dans ce contexte tendu, l'Égypte avait annoncé mardi travailler avec le Qatar et les États-Unis en vue d'un cessez-le-feu de 60 jours.
Depuis fin juillet, plusieurs pays, dont la France et le Canada, ont affiché leur volonté de reconnaître l'État de Palestine à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU en septembre.



L'Arabie saoudite dit avoir intercepté trois drones en provenance d'Irak