Deux véhicules entrés en collision mercredi matin 28 mai 2025 sur la route reliant Kafra à Haris, dans le caza de Bint Jbeil. Photo relayée par l'association YASA
La série noire se poursuit sur les routes libanaises. Selon les statistiques de la Chambre de gestion du trafic jeudi, deux personnes sont mortes au cours des dernières 24 heures, tandis que 11 ont été blessées dans autant d'accidents. L'administration ne précise pas où ont eu lieu ces accidents, mais elle avait indiqué dans la journée de mercredi qu'une personne avait été tuée lorsqu'un camion s'est retourné sur la route reliant Ksara à Zahlé, dans la Békaa.
Les routes libanaises, où la loi est de moins en moins appliquée depuis l’enchaînement des crises depuis 2019, font de nombreux morts et blessés chaque année. C'est dans ce contexte que les Forces de sécurité intérieure (FSI) ont annoncé un durcissement des mesures et des verbalisations à partir de début août. Le Premier ministre Nawaf Salam avait d'ailleurs présidé le 6 août une réunion au Grand Sérail consacrée à « l’aggravation de la crise du trafic à Beyrouth et dans plusieurs régions libanaises », en présence du ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar, du directeur général des FSI Raëd Abdallah, du mohafez de Beyrouth Marwan Abboud, ainsi que de plusieurs responsables sécuritaires et municipaux. Une série de « mesures d’urgence » a été décidée.
Le ministre de l’Intérieur s'est, de son côté, réuni la semaine dernière avec la Commission de sécurité routière, inopérante depuis plusieurs années, et diverses ONG spécialisées, pour trouver des solutions à court et long termes, selon le journal Nidaa el-Watan.
La YASA, association spécialisée en sécurité routière, alerte, pour sa part, contre l’aggravation de la situation. « Il semble que la sécurité routière ait été inscrite dans la déclaration ministérielle sans réelle répercussion sur le terrain… Les scènes tragiques de morts sur les routes libanaises se multiplient. La YASA met en garde contre une augmentation significative des morts sur les routes si la situation reste inchangée », a écrit le président de l’association Ziad Akl sur le réseau X.


C’est tout simplement le manque de sens civique du libanais qui s’imagine avoir tous les droits et qui se permet des ÉCARTS FLAGRANTS du Code de la Route en toute impunité. Un comportement suicidaire qui malheureusement provoque des victimes collatérales…qui ont eu leur destin brisé.?
16 h 50, le 16 août 2025