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Politique - Liban

Aoun : Certains sont payés pour détruire le pays... Ces gens sont l’antithèse de l’État

Devant une délégation de la Fondation maronite pour la diaspora, le président a affirmé vouloir « garantir un environnement sûr et stable » pour encourager les expatriés à revenir au pays du Cèdre ou y investir. 

Aoun : Certains sont payés pour détruire le pays... Ces gens sont l’antithèse de l’État

Le président de la République, Joseph Aoun, accueille une délégation de la Fondation maronite pour la diaspora, à Baabda, le 12 août 2025. Photo présidence

Le président de la République, Joseph Aoun, a affirmé mardi travailler « à établir la confiance entre le peuple libanais et l’État, ainsi qu’entre l’État et l’étranger ». Il a toutefois regretté que « certains (soient) payés pour détruire le Liban », sans plus de détails quant à la cible de cette critique. « Ces gens sont l’antithèse de l’État : si l’État se redresse, ils disparaîtront », a-t-il martelé, à l'heure où un bras de fer oppose le président et le Premier ministre, Nawaf Salam, au Hezbollah au sujet de son arsenal, que le Conseil des ministres a décidé de démanteler d'ici à la fin de l'année. Le président n'a toutefois pas mentionné ce sujet explicitement lors de la rencontre. 

Devant une délégation de jeunes membres de la Fondation maronite pour la diaspora reçue à Baabda, le président a déclaré que personne « ne jouit d'une immunité dans le cadre de la lutte contre la corruption ». « Tous les tabous sont tombés à ce sujet et la décision a été prise », a-t-il promis. 

Le chef de l'État a salué le rôle de la diaspora libanaise à travers le monde. « Si l’on regarde les pays d’émigration, du Brésil à l’Australie en passant par l’Afrique, on trouve rarement un grand projet qui ne porte pas une empreinte libanaise, a-t-il indiqué. Si l’on remonte à 2019 jusqu’à aujourd’hui, nous avons vu – et nous continuons de voir – comment les Libanais à travers le monde se mobilisent d’une seule voix pour aider leurs proches ici. Les chiffres parlent d’eux-mêmes à cet égard. »

Les nombreux expatriés libanais jouent un rôle dans l'économie, à travers leurs visites régulières au Liban ainsi que les transferts de fonds (en devises) à leurs proches. « Le Liban a besoin de vous, tout comme vous avez besoin de lui. Et il est de notre devoir de vous rendre ce qui vous est dû», a-t-il déclaré. Ces propos interviennent à l'heure où de nombreux membres de la diaspora n'ont plus accès à leurs économies, bloquées dans les banques libanaises depuis le début de la crise en 2019. Elles interviennent aussi en plein débat sur les modalités du vote des expatriés lors des prochaines législatives. Alors que certains, dont le Hezbollah, souhaitent la création d'une circonscription de six députés pour la diaspora, le camp adverse souhaite que les Libanais de l'étranger puissent continuer à voter chacun dans sa circonscription d'origine. Le général Aoun se tient toutefois à l'écart de ce débat. 

Le président a conclu : « Nous avons pour objectif de remettre l’État sur les rails. Aujourd’hui, certains indicateurs positifs commencent à apparaître, même si de nombreuses étapes restent à franchir afin de vous garantir un environnement sûr et stable, ce qui facilitera votre retour au Liban et vos investissements dans le pays. »

La délégation a par la suite été reçue par le Premier ministre, Nawaf Salam, au Grand Sérail.  Ce dernier a salué les efforts déployés par l’institution pour renforcer les liens entre le Liban et ses enfants disséminés à travers le monde, estimant que les Libanais de la diaspora constituent un atout national important dans tous les domaines. Il a également invité les jeunes à jouer un rôle actif dans le soutien au Liban depuis leurs pays de résidence, que ce soit en promouvant la véritable image du Liban, en contribuant à son économie ou en participant à des initiatives de développement et culturelles. M. Salam a encore souligné que la préservation de l’identité libanaise est une responsabilité collective, et que la jeune génération de la diaspora est la mieux placée pour transmettre le message du Liban au monde, grâce à ses capacités, son ouverture et son esprit d’initiative.

Le président de la République, Joseph Aoun, a affirmé mardi travailler « à établir la confiance entre le peuple libanais et l’État, ainsi qu’entre l’État et l’étranger ». Il a toutefois regretté que « certains (soient) payés pour détruire le Liban », sans plus de détails quant à la cible de cette critique. « Ces gens sont l’antithèse de l’État : si l’État se redresse, ils disparaîtront », a-t-il martelé, à l'heure où un bras de fer oppose le président et le Premier ministre, Nawaf Salam, au Hezbollah au sujet de son arsenal, que le Conseil des ministres a décidé de démanteler d'ici à la fin de l'année. Le président n'a toutefois pas mentionné ce sujet explicitement lors de la rencontre. Devant une délégation de jeunes membres de la Fondation maronite pour la diaspora reçue à...
commentaires (10)

Nous savons tous qu'il parle du Hezbollah lorsqu'il mentionne les vendus. Ce n'est pas encore d’à-propos et il se garde de provoquer mais il sera plus explicite a partir de septembre. A bon entendeur salut!

Pierre Christo Hadjigeorgiou

14 h 39, le 13 août 2025

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Commentaires (10)

  • Nous savons tous qu'il parle du Hezbollah lorsqu'il mentionne les vendus. Ce n'est pas encore d’à-propos et il se garde de provoquer mais il sera plus explicite a partir de septembre. A bon entendeur salut!

    Pierre Christo Hadjigeorgiou

    14 h 39, le 13 août 2025

  • « Certains sont payés pour détruire le pays « . À entendre M. Aoun se désoler sur l’état lamentable du Liban, on croirait être dans l’Eldorado sans le savoir.

    Hitti arlette

    13 h 23, le 13 août 2025

  • Cela devient lassant et contreproductif de la part du Liban Officiel d’encenser la diaspora pour ses succès auxquels le Liban n’a eu aucune contribution et de les appeler à faire des choses pour le pays sans contrepartie. Naturalisations : C’est le parcours du combattant, accès aux services consulaires : Permanences absentes, Droits de vote : La loi actuelle est biaisée, Voyages au pays : C’est du racket à commencer par les prix et le monopole de la MEA. A comparer aux autres pays qui ont des diasporas Le Liban ne fait rien pour la sienne. C’est un problème de gouvernance.

    Moi

    11 h 48, le 13 août 2025

  • On ne demande qu’à voir. Voir un seul de ces mafieux derrière les barreaux tout comme les fossoyeurs de notre pays qui refusent de remettre leurs armes tant qu’ils ne bénéficient pas d’une immunité totale pour tous leurs crimes et la trahison de leur propre pays. Ça n’est pas demain la veille que les libanais exilés reviendront. Tant que l’état continue de négocier avec les mafieux et à accepter de recevoir leurs maîtres, ex financiers et fournisseurs d’armes, on ne peut pas se fier à ses promesses tonitruantes jamais tenues. Nous en avons vu d’autres, et c’est loin d’être concluant. DES ACTES

    Sissi zayyat

    11 h 18, le 13 août 2025

  • Bravo Monsieur le Président, pour votre courage et honnêteté ! Nous sommes tous unis derrière vous dans votre lutte pour la souveraineté du ?? !!! Pour la corruption rien ne comptera pour nous tant que notre argent VOLÉ n’est pas récupéré !

    Rhéa m

    11 h 01, le 13 août 2025

  • Quand Aoun parle de « payés pour détruire le Liban », sans plus de détails quant à la cible de cette critique. « Ces gens sont l’antithèse de l’État » , On pense immédiatement au Hezbollah dont c’est l’exacte définition. Dommage qu’il n’ait pas été plus explicite.

    Yves Prevost

    07 h 00, le 13 août 2025

  • Inutile de préciser qui est payé pour détruire le Liban, tout le monde le sait Président. Merci de l’avoir évoqué. Sauf que celui qui paie n’a plus beaucoup de sous.

    Goraieb Nada

    06 h 12, le 13 août 2025

  • Nous les nommons LES VENDUS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    00 h 38, le 13 août 2025

  • Commencez par rendre l’argent volé. Sinon aucune confiance ne peut être octroyée. Les paroles ne suffisent plus. On en a assez. Il faut passer à l’acte. Cela fait SIX ans que cette mascarade dure. Il est temps d’y remédier de manière radicale.

    Tabet Karim

    21 h 23, le 12 août 2025

  • Le président a déclaré que personne « ne jouit d'une immunité dans le cadre de la lutte contre la corruption ». « Tous les tabous sont tombés à ce sujet et la décision a été prise », a-t-il promis. Chouette. Les epargnants ne recupereront surement pas leurs sous. Ou vas-t'on trouver 80 milliards de dollars pour les rembourser ? Par contre, les politichiens mafieux, les hauts fonctionnaires et responsables securitaires vereux, les crapules bancaires et leurs familles, tput ce beau monde va aller en prison rejoindre Riad Salameh ? N'est ce pas M. le President ? Chose promise, chose due.

    Michel Trad

    20 h 35, le 12 août 2025

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