Les forces de sécurité syriennes dans la ville majoritairement druze de Soueida après des violences intercommunautaires le 15 juillet. Photo AFP
Des représentants politiques et spirituels de la communauté druze au Liban ont condamné lundi l'attaque contre l'hôpital national de Soueida, dans le sud de la Syrie, et l'exécution sommaire qui y a été documentée par une vidéo circulant en ligne depuis dimanche.
Une vidéo largement relayée, montrant une exécution sommaire, au sein de cet établissement, attribuée à des forces gouvernementales à la mi-juillet, a suscité une vive indignation sur les réseaux sociaux.
Sur les images capturées par les caméras de surveillance de l'Hôpital national lors de combats à la mi-juillet, l'on peut voir des individus vêtus d'uniformes de l'armée syrienne et de la Sûreté générale rassemblant plusieurs membres du personnel médical de l'hôpital et les obligeant à s'agenouiller. Un jeune homme tente alors de s’asseoir avant qu’un des officiers ne l’interpelle, le tire et qu’un autre ne le frappe au visage. Le jeune homme tente de se défendre, essayant de faire tomber un des officiers, mais les autres interviennent rapidement et le maîtrisent. L'un d'eux lui tire alors dessus à bout portant, le tuant sur le coup. Un autre officier traîne ensuite son corps sous les yeux du reste du personnel.
« Un acte barbare »
Au Liban, le bureau de presse du cheikh Akl Sami Abi el-Mona, leader spirituel dans le pays, a affirmé dans un communiqué que la vidéo « ne laisse aucun doute quant au fait qu’un acte atroce, inhumain, immoral et barbare a été commis par des membres des services de sécurité contre un membre du personnel médical de l’hôpital, et qu’il nécessite une enquête urgente et approfondie. » Il a appelé à ce que les « auteurs de cette atrocité » soient jugés, ainsi que ceux « impliqués dans les crimes et brutalités survenus dans la ville et leurs commanditaires ». L'autorité spirituelle a encore appelé les instances internationales et de défense des droits humains à prendre des mesures. »
De son côté, le Parti socialiste progressiste (joumblattiste) a dénoncé dans un communiqué « des actes qui sont, à tout le moins, dénués d’humanité et de moralité ». Le parti a rappelé avoir été le premier à demander la formation d’un comité d’enquête sérieux sur les agressions perpétrées dans le gouvernorat de Soueida, et une véritable reddition de comptes des personnes responsables — quelles que soient leurs appartenances.
« Scènes répugnantes et écœurantes »
L'ex-député druze Talal Arslane s’est exprimé sur la vidéo sur X, jugeant que « les scènes répugnantes et écœurantes reflètent l’ampleur de la sauvagerie et de la brutalité exercées par des individus se présentant comme des membres des forces de sécurité générale. Ce crime s’ajoute à la longue série d’atrocités horribles qu’ils continuent de commettre contre le peuple syrien, toutes confessions et ethnies confondues ». « Ces criminels doivent rendre des comptes aux yeux du monde entier. Si la Syrie veut rester unie dans sa diversité, ils doivent être exécutés sur la place Marjeh à Damas — publiquement, sous le regard des communautés syrienne, arabe, islamique et internationale — afin de servir d’exemple ».
Après le tollé provoqué par la vidéo, le ministère syrien de l’Intérieur a publié un communiqué annonçant que les responsables des scènes de violence « seront tenus pour responsables et traduits devant la justice afin de recevoir la peine qu’ils méritent, quels que soient leurs liens ou affiliations ».
Une semaine de violences sanglantes avait débuté le 13 juillet à Soueida par des affrontements entre des combattants druzes locaux et des tribus bédouines, avant de dégénérer avec l’intervention de forces liées au nouveau régime. Elles ont fait des centaines de morts. Les autorités syriennes ont affirmé que leurs forces étaient intervenues pour mettre fin aux affrontements, mais des témoins, des factions druzes et l’Observatoire syrien des droits de l’homme les accusent d’avoir soutenu les Bédouins et commis des exactions contre les Druzes, notamment des exécutions sommaires.
De précédentes vidéos particulièrement brutales ont déjà circulé sur les réseaux sociaux, certaines montrant, selon toute vraisemblance, des civils tués par des hommes en uniforme militaire ou de sécurité.




On se demande comment une poignée de “leaders” criminels ont réussi avec brio, à libérer le côté le plus cruel et répugnant chez leurs populations. Assad, khomeini, nasrallah, qaida, joulani, natenyahu…et Hitler, leur maître à penser. Pas d’éspace pour en citer plein d’autres. Ces affreux sont tous des assassins ni plus ni moins.
06 h 09, le 12 août 2025