Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé dimanche avoir donné l'ordre à l'armée d'autoriser un plus grand nombre de journalistes de la presse internationale à travailler sous son contrôle dans la bande de Gaza.
"Nous avons décidé et donné l'ordre aux militaires d'inviter des journalistes étrangers, plus de journalistes étrangers, beaucoup", a assuré M. Netanyahu au cours d'une conférence de presse.
"Il y a un problème pour assurer la sécurité, mais je pense que cela peut être fait de manière responsable et prudente afin de préserver votre propre sécurité", a-t-il ajouté, affirmant que la directive avait été donnée "depuis deux jours". Il n'a cependant pas donné d'autres précisions.
Depuis le début de la guerre contre le Hamas à Gaza, en représailles à la sanglante attaque du 7 octobre 2023, la presse internationale n'est pas autorisée à travailler librement dans le territoire palestinien.
Seuls quelques médias, triés sur le volet, y sont entrés embarqués (en "embed") avec l'armée israélienne, leurs reportages étant soumis à une stricte censure militaire.
La presse internationale travaille en s'appuyant sur des journalistes et correspondants locaux, qui ont payé un lourd tribut au conflit: près de 200 ont été tués en 20 mois par l'armée israélienne, dont au moins 45 dans l'exercice de leur profession, selon Reporters sans frontière (RSF).
RSF accuse les autorités israéliennes d'imposer un "blocus médiatique" à Gaza en y "interdisant l’entrée aux journalistes étrangers" et en "orchestrant un contrôle implacable de l'information".
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© Agence France-Presse


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