Vue de personnalités participant à la rencontre de Bater à Aley. Photo ANI
Une rencontre a regroupé à Bater dans le caza de Aley, à l’invitation du cheikh religieux Kamel Daher de la tribu arabe « Zreiqate », les représentants du mufti de la République Abdellatif Deriane, du cheikh Akl druze Sami Abi el-Mona, des chefs druzes Teymour Joumblatt et Talal Arslane, du commandement des Forces libanaises, ainsi que le mohafez du Mont-Liban Mohammed Meccaoui, le représentant du ministère de l’Intérieur Youssef Deaïbès, ainsi que des présidents de municipalités de Aley, des personnalités locales, sécuritaires et religieuses.
Pour l’occasion, le cheikh Daher a souligné la solidité des relations qui rassemble les habitants de la région, notamment les membres des tribus arabes, les druzes, les sunnites et les chrétiens. « Nous étions et resterons une seule et même famille, quelque soient les difficultés. Et nos maisons resteront ouvertes à tous les Libanais », a-t-il souligné, louant « la sagesse des dignitaires politiques et religieux, notamment le leader druze Walid Joumblatt, Dar el-Fatwa (plus haute instance sunnite) et le Cheikh Akl druze, face aux événements douloureux de Soueida en Syrie ».
Depuis le début des affrontements confessionnels à Soueida en 19 juillet dernier, les élites sunnites et druzes au Liban font tout pour afficher un front uni, histoire d'éviter un débordement vers le Liban. Mais sur le terrain, la situation est plus compliquée. Car une partie de la communauté druze s’est solidarisée avec ses coreligionnaires à Soueida, victimes d'exactions de la part de combattants proches du pouvoir syrien sunnite.
Au sein de la communauté druze libanaise, la rivalité politique opposant les deux leaders druzes Walid Joumblatt et Talal Arslane, cousins ennemis aux noms de familles chargés d’histoire, s’est aggravée depuis les élections législatives de mai 2018, à l’issue desquelles l'émir Arslane, allié du Courant patriotique libre et du Hezbollah, avait obtenu un portefeuille ministériel, au grand dam du chef du PSP qui espérait nommer les trois ministres druzes du gouvernement.
A ces tensions se sont ajoutées, celles en 2021 entre les tribus arabes, connues pour leur proximité avec l’ancien leader sunnite Saad Hariri, et le Hezbollah.


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