Des sympathisants du Hezbollah rassemblés dans le quartier de Chiyah, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 7 août 2025. Capture d'écran d'une vidéo circulant sur les réseaux sociaux
Drapeaux jaunes brandis, à pied ou sur des mobylettes, des centaines de partisans du Hezbollah ont fait entendre dans les rues du Liban, jeudi soir, leur désapprobation face à l'adoption par le gouvernement de Nawaf Salam des « objectifs » de la feuille de route américaine, qui prévoit notamment le désarmement du Hezbollah, à l'instar d'autres groupes armés, d'ici la fin de l'année.
De son côté, selon un communiqué relayé par plusieurs médias locaux, « le mouvement Amal a appelé ses partisans à ne pas participer à des cortèges de voitures ou de motos, sous quelque forme que ce soit, et à se méfier des publications à caractère incitatif pouvant circuler sur les réseaux sociaux ».
Sur la route de l'Aéroport international de Beyrouth (AIB), dans la banlieue sud de la capitale, un convoi motorisé a ainsi circulé dans la soirée et bloqué temporairement la circulation, tandis qu'un rassemblement a eu lieu dans le quartier de Chiyah, près de l'église Mar Mikhaël, selon des vidéos circulant sur les réseaux sociaux. Dans la Békaa, un sit-in de partisans du Hezbollah avait lieu sur l'autoroute Riyak - Baalbeck, rapporte notre correspondante locale, Sarah Abdallah. Au Liban-Sud, des mouvements de protestation ont animé jusque tard dans la nuit les rues de Nabatiyé, Tyr, Ghaziyé et Haret Saïda, rapporte notre correspondant. Des dizaines de jeunes à moto, drapeaux du Hezbollah et du mouvement Amal à la main, ont sillonné les villes en scandant des slogans en faveur de la résistance, de soutien au cheikh Naïm Kassem et à Hassan Nasrallah, ponctués de cris de ralliement « chiite, chiite », de messages hostiles à Nawaf Salam et de concerts de klaxons.
Accès fermés à la banlieue sud de Beyrouth
Selon des médias, l'armée s'est renforcée aux points d'accès à la banlieue sud de Beyrouth pour éviter que ces convois n'en sortent. La plupart des Libanais gardent en mémoire le 7 mai 2008, lorsque des miliciens du parti chiite et de ses alliés avaient occupé des quartiers de Beyrouth afin de s'opposer à des appels visant à mettre un terme au réseau de télécoms parallèle géré par la formation pro-iranienne dans le pays.
Lors de la réunion qui s'est tenue sur plusieurs heures jeudi au Palais présidentiel de Baabda, le gouvernement a approuvé « les objectifs figurant dans le document américain » présenté par l'émissaire Tom Barrack, qui prévoit notamment de « mettre progressivement fin à la présence armée de toutes les faction non étatiques, y compris le Hezbollah, sur l’ensemble du territoire libanais, et cela au sud et au nord du fleuve Litani ». Les quatre ministres chiites qui étaient présents à la réunion, trois relevant du tandem chiite Amal-Hezbollah et Fadi Makki, de la quote-part de Nawaf Salam, s'étaient retirés de la salle lors des discussions sur le document américain. Le Hezbollah avait de son côté appelé le gouvernement à revenir sur sa décision, déjà annoncée mardi, de désarmer les milices et le parti chiite d'ici la fin de 2025.
Par ailleurs, à Tripoli au Liban-Nord, des manifestations ont été organisées, en soutien au gouvernement et à ses décisions.


Les quelques pelés et autres tondus ne font plus peur aux libanais. Ils peuvent manifester leur colère mais malheureusement pour eux ils se trompent d’ennemis. Ça n’est pas le pouvoir qui les avait sacrifié, ce sont leurs leaders armés qui les ont utilisés pour défendre leur ego prétextant être des mécènes aux service des peuples démunis alors que leur communauté a toujours payé le prix de leur folie. Manifestez plutôt pour les arrêter de vous utiliser en détruisant vos habitations et en sacrifiant vos enfants sans jamais demander votre avis. Sortez donc de cet endoctrinement qui ne vous a jam
11 h 21, le 09 août 2025