Le représentant du Congrès américain Darrell Issa s'exprime à Baabda, après sa rencontre avec le chef de l'Etat libanais, Joseph Aoun, le 7 août 2025. Photo Mohammed Yassine/OLJ
Le membre du congrès américain Darrell Issa en visite à Beyrouth a été reçu jeudi par le président Joseph Aoun. Il a affirmé, à l’issue de la rencontre, que les Etats-Unis veilleront à trouver une solution concernant le retrait israélien du Liban-sud, car le Liban souhaite la stabilité. « Le gouvernement libanais souhaite consolider la stabilité et nous soutenons ses efforts dans ce sens. Israël doit comprendre que le Liban vit un nouveau départ et nous veillerons à trouver une solution concernant le retrait israélien du sud du Liban », a-t-il souligné dans une déclaration publiée sur le compte X de la présidence libanaise.
Ces propos interviennent au moment où le Conseil des ministres se réunit jeudi pour la deuxième fois pour finaliser les décisions concernant la reprise par l’Etat du monopole des armes. Et ce deux jours après une décision gouvernementale de parvenir à récupérer ce monopole, y compris en démantelant l’arsenal du Hezbollah d’ici la fin de l’année.
Malgré un cessez-le-feu conclu le 27 novembre 2024 entre Israël et le Hezbollah après plus d’un an de conflit, l’armée israélienne maintient ses soldats sur cinq positions jugées stratégiques au Liban-sud, à Labbouné/Alma el-Chaab, dans le caza de Tyr ; à Jabal Blat, aux abords de Ramiyé, dans le caza de Bint Jbeil ; à Jal el-Deir, au sud de Aïtaroun, (également Bint Jbeil) ; le long de la route Markaba-Houla, dans le caza de Marjeyoun et enfin sur la colline de Hamamès, près de Khiam, également dans le caza de Marjeyoun.
Darrell Issa, représentant républicain du Congrès, d’origine libanaise, a ajouté que la « décision libanaise doit être entre les mains du peuple », insistant sur la nécessité « que les institutions légitimes dirigent le Liban ». « Nous les soutenons, tout comme nous affirmons notre soutien à l'armée libanaise », a-t-il souligné.
La visite libanaise de M. Issa intervient deux semaines après celle de l’émissaire américain Tom Barrack. Une visite qui n’a pas permis au Liban officiel de se faire une idée claire quant à ses résultats, vu l’alternance de données positives et négatives sur la situation. Au premier jour de son séjour, Barrack avait en effet déclaré que personne ne pouvait contraindre Israël à quoi que ce soit, qu’il n’y avait aucune garantie et que l’État libanais devait prendre en charge la question des armes du Hezbollah pour en assurer le monopole.
Le lendemain, après une réunion d’une heure et demie avec le président du Parlement Nabih Berry, il avait affirmé que « le problème ne réside pas dans les garanties », évoquant une atmosphère positive qui contrastait, du moins dans la forme, avec l’ambiance de la veille. « Je suis optimiste quant à ma visite… Les États-Unis ne renonceront pas au Liban. », avait-il assuré.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine