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Liban: nouvelle réunion du gouvernement sur le désarmement du Hezbollah


Le gouvernement libanais se réunit à nouveau jeudi pour discuter de l'épineuse question du désarmement du Hezbollah, au lendemain du rejet par le mouvement chiite de la décision de confisquer ses armes.

Sous pression des Etats-Unis et face aux craintes d'une intensification des attaques israéliennes au Liban, le gouvernement avait tenu une première réunion sur le sujet mardi et chargé l’armée de préparer un plan pour désarmer d'ici la fin de l'année le mouvement chiite soutenu par l'Iran.

La décision est sans précédent depuis la fin de la guerre civile il y a plus de trente ans, le Hezbollah étant le seul groupe à ne pas avoir déposé les armes.

Le gouvernement affirme agir dans le cadre de l'application du cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, qui a mis fin le 27 novembre à la guerre entre le Hezbollah et Israël. 

En réponse à la décision de le désarmer, le Hezbollah, militairement et politiquement affaibli par la guerre, a accusé le gouvernement de commettre un "péché grave" et affirmé qu'il ferait comme si cette décision "n'existait pas".

Il considère que cette décision "sape la souveraineté du Liban" et "donne les mains libres à Israël pour porter atteinte à sa sécurité, à sa géographie, à sa politique et à son existence future".

Le mouvement chiite Amal, principal allié du Hezbollah, dirigé par le président du Parlement Nabih Berri, a également critiqué la décision, estimant que la réunion du gouvernement jeudi était "l'occasion de rectifier" le tir.

A Téhéran, soutien militaire et financier du Hezbollah, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a assuré que "toute décision au sujet du désarmement reviendrait en dernier ressort au Hezbollah lui-même".

Deux ministres affiliés au Hezbollah et à Amal ont quitté la réunion du gouvernement mardi. Ils entendaient, selon le Hezbollah, exprimer leur rejet de la "décision de soumettre le Liban à une tutelle américaine et à une occupation israélienne".

Citant des "sources politiques" informées sur le sujet, le journal al-Akhbar, proche du Hezbollah, a indiqué que celui-ci et Amal pourraient soit choisir de retirer leurs quatre ministres du gouvernement, soit déclencher une motion de défiance au Parlement de la part du bloc chiite qui compte 27 députés sur les 128 de l'assemblée.

Israël, qui, malgré le cessez-le-feu, poursuit ses attaques et bombardements au Liban, disant cibler le Hezbollah, et occupe plusieurs positions dans le sud du pays, a menacé d'intensifier ses opérations militaires si le mouvement n'est pas désarmé.

Les attaques israéliennes ont tué deux personnes mercredi dans le sud du Liban, selon le ministère de la Santé.

nad /tez/feb

© Agence France-Presse

Le gouvernement libanais se réunit à nouveau jeudi pour discuter de l'épineuse question du désarmement du Hezbollah, au lendemain du rejet par le mouvement chiite de la décision de confisquer ses armes.Sous pression des Etats-Unis et face aux craintes d'une intensification des attaques israéliennes au Liban, le gouvernement avait tenu une première réunion sur le sujet mardi et chargé l’armée de préparer un plan pour désarmer d'ici la fin de l'année le mouvement chiite soutenu par l'Iran.La décision est sans précédent depuis la fin de la guerre civile il y a plus de trente ans, le Hezbollah étant le seul groupe à ne pas avoir déposé les armes.Le gouvernement affirme agir dans le cadre de l'application du cessez-le-feu conclu sous médiation américaine, qui a mis fin le 27 novembre à la...