Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Coopération

Washington déclare que la RDC et le Rwanda ont défini des principes d'intégration économique


Des jeunes et des femmes sourient et applaudissent à des moments qu'ils trouvent véridiques dans les discours des autorités de l'AFC/M23 à Goma le 24 juillet 2025. Photo AFP/JOSPIN MWISHA

Le département d'Etat américain a annoncé cette semaine que des représentants de République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda ont « paraphé » à Washington un « texte de principes du cadre d'intégration économique régional », une des exigences de l'accord de paix signé fin juin sous l'égide des Etats-Unis.

L'accord de paix a fait suite à une longue série de trêves et de cessez-le-feu systématiquement rompus ces dernières années dans cette région riche en ressources naturelles, notamment en minerais, mais déchirée par les conflits depuis plus de 30 ans.

Selon le texte signé en juin, le cadre d'intégration économique régional vise à introduire « une plus grande transparence » dans les chaînes d'approvisionnement en minerais critiques, et doit être effectif d'ici fin septembre.

Vendredi, « des représentants de la RDC et du Rwanda, sous l'égide des États-Unis, ont paraphé le texte des principes du cadre d'intégration économique régional », indique un communiqué du département d'Etat américain évoquant une « coordination conjointe dans des domaines tels que l'énergie, les infrastructures, l'exploitation minière, la gestion des parcs nationaux et le tourisme, ainsi que la santé publique », sans donner plus de détails.

Le ministre des Affaires étrangères rwandais Olivier Nduhungirehe a partagé un tweet du conseiller de Donald Trump pour l'Afrique Massad Boulos annonçant cette étape. Contactées par l'AFP, les autorités congolaises n'ont pas réagi dans l'immédiat. 

Des représentants congolais et rwandais ont aussi tenu jeudi à Washington la première réunion du « Comité conjoint de suivi de l'accord de paix ». Washington s'est félicité des réunions cette semaine comme une « avancée significative » pour sa mise en oeuvre. 

Les violences dans l'est de la RDC se sont intensifiées début 2025. Le groupe armé M23, soutenu par le Rwanda, et les troupes rwandaises se sont emparés en janvier de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, puis de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, en février.

La dernière offensive éclair a fait des milliers de morts selon le gouvernement congolais et l'ONU, et aggravé une crise humanitaire pour des centaines de milliers de déplacés. 

Depuis février, le front s'est stabilisé. Mais des violences se poursuivent entre le M23 et une myriade de milices pro-Kinshasa qui mènent des actions de guérilla. Le 17 juillet, Kinshasa a signé un accord de principe avec le groupe minier américain Kobold Metals, spécialisé dans l'exploration des métaux critiques, notamment le lithium, métal star des batteries de voitures électriques.

Le 19 juillet, Kinshasa et le M23 ont signé une déclaration de principe à Doha, où les deux parties notamment ont réaffirmé « leur engagement en faveur d'un cessez-le-feu permanent », dont les échéances - notamment la signature d'un accord de paix « au plus tard le 17 août » ont été jugées bien courtes par les experts de la région. 


Le département d'Etat américain a annoncé cette semaine que des représentants de République démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda ont « paraphé » à Washington un « texte de principes du cadre d'intégration économique régional », une des exigences de l'accord de paix signé fin juin sous l'égide des Etats-Unis.L'accord de paix a fait suite à une longue série de trêves et de cessez-le-feu systématiquement rompus ces dernières années dans cette région riche en ressources naturelles, notamment en minerais, mais déchirée par les conflits depuis plus de 30 ans.Selon le texte signé en juin, le cadre d'intégration économique régional vise à introduire « une plus grande transparence » dans les chaînes d'approvisionnement en minerais critiques, et doit être effectif d'ici fin...