Une femme tient une pancarte sur laquelle on peut lire « Gaza meurt de faim » lors d'une manifestation en soutien au peuple palestinien et contre les actions d'Israël et les pénuries alimentaires persistantes dans la bande de Gaza, aux Invalides à Paris, le 25 juillet 2025. Photo AFP/STEPHANE DE SAKUTIN
Le ministre israélien des Affaires étrangères a rejeté mardi ce qu'il a qualifié de « campagne biaisée » de pressions internationales en faveur d'un cessez-le-feu dans la guerre à Gaza et de la reconnaissance d'un Etat palestinien. Gideon Saar a déclaré aux journalistes que si Israël mettait fin au conflit alors que le Hamas est toujours au pouvoir à Gaza et détient toujours des otages, ce serait une « tragédie tant pour les Israéliens que pour les Palestiniens ». « Cela n'arrivera pas, quelle que soit la pression exercée sur Israël », a-t-il déclaré.
Israël mène une campagne militaire contre le mouvement islamiste palestinien à Gaza depuis l'attaque sanglante perpétrée par le groupe palestinien le 7 octobre 2023 sur le territoire israélien.
La pression internationale ne cesse de s'intensifier sur Israël pour mettre fin à la guerre, notamment pour permettre l'acheminement de l'aide dans le territoire palestinien où la catastrophe humanitaire rappelle les famines observées en Ethiopie et au Biafra, au Nigeria, au siècle dernier, selon le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.
M. Saar a affirmé que le Hamas était le seul responsable du conflit et que la pression exercée sur Israël ne ferait qu'encourager le mouvement palestinien à durcir ses positions. « Quand ils exigent la fin de cette guerre, qu'est-ce que cela signifie réellement ? Mettre fin à la guerre et le Hamas reste au pouvoir à Gaza ? »
M. Saar a également réagi aux initiatives de certaines capitales occidentales, dont Paris, pour relancer les efforts en faveur d'une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien. « Le ministre français des Affaires étrangères a déclaré hier à New York que l'Europe devait faire pression sur Israël pour qu'il accepte une solution à deux Etats », a déclaré le ministre israélien. « Créer un Etat palestinien aujourd'hui, c'est créer un Etat du Hamas, un Etat jihadiste. Cela n'arrivera pas », a-t-il ajouté


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