Le président de la République, Joseph Aoun, reçoit une délégation du Club de la presse, le 25 juillet 2025. Présidence.
Le président de la République, Joseph Aoun, a affirmé vendredi mener « personnellement » des contacts avec le Hezbollah pour résoudre la question (du monopole) des armes. Il a ajouté que « les négociations progressent, certes lentement, mais qu’il y a une réceptivité aux idées proposées dans ce domaine ». Il a aussi nié l’existence d’un « comité de coordination sécuritaire » entre le parti et l’État libanais, au lendemain de l’appel émis par le député Samy Gemayel pour la dissolution d'un tel organe.
Devant une délégation du Club de la presse, reçue à Baabda, le chef de l’État a indiqué que le Liban « attend toujours les résultats des efforts de l’émissaire américain Tom Barrack. Notre position est très claire : nous voulons qu’Israël respecte l’accord de cessez-le-feu, comme le fait le Liban, et qu’il se retire des cinq collines occupées ». Commentant certaines critiques de la lenteur de la mise à exécution de son discours d'investiture, Joseph Aoun a dit comprendre le sentiment des gens, tout en soulignant que la question nécessite du temps et qu'« il n'y a pas de baguette magique ».
L'accord de cessez-le-feu entre le Liban et Israël, entré en vigueur le 27 novembre, prévoyait un retrait total des troupes israéliennes du Liban-Sud, où elles occupent encore cinq positions en territoire libanais, continuent de mener des incursions terrestres et mènent quasiment quotidiennement des frappes. Côté libanais, il devait mener au désarmement du Hezbollah, en priorité au sud du Litani, puis dans le pays, comme le prévoit la résolution 1701 de l'ONU qui sert de cadre à l'accord de trêve, ce que rejette le parti milice. Les attaques israéliennes sur le Liban au cours des huit derniers mois ont fait plus de 270 morts.
« Lutte contre la corruption, que cela plaise ou non »
M. Aoun a aussi mis en garde contre « les appels au réarmement lancés par certains », estimant qu’ils « traduisent un manque de confiance envers l’armée libanaise ». Ce type d’appels a été lancé en marge des affrontements de Soueida la semaine dernière, notamment par l’ancien ministre druze Wi’am Wahab. Dans ce cadre, M. Aoun a souligné l’importance de « la coordination » entre le Liban et la Syrie, indiquant que des rencontres ont eu lieu entre des responsables sécuritaires des deux pays.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur dimanche après le retrait des forces du gouvernement et des combattants tribaux de Soueida, qui reste aux mains des groupes druzes. Selon l'Obervatoire syrien des droits de l'homme, parmi les 1.311 morts figurent 833 druzes - 533 combattants et 300 civils dont 196 « exécutés sommairement par des membres (relevant) des ministères de la Défense et de l'Intérieur ».
Concernant la lutte contre la corruption, M. Aoun a affiché son « soutien à la justice dans l’ouverture de tout dossier, indépendamment de toute considération confessionnelle ou partisane ». Il a précisé que « les dossiers ouverts jusqu’à présent concernent des individus de différentes confessions et affiliations politiques ». « Je poursuivrai la lutte contre la corruption, que cela plaise ou non », a-t-il martelé. Le chef de l’État ne s’est pas exprimé sur le débat autour des modalités du vote des expatriés lors des prochaines législatives, affirmant que ce dossier devait être tranché par le Parlement.
A moins d'un an des prochaines élections législatives, le changement de la loi électorale fait débat. À l'heure où le Hezbollah et le Courant patriotique libre appellent à l'application du texte voté en 2017, qui prévoit la création d'une circonscription séparée de six sièges pour les nombreux électeurs de la diaspora (qui sont également des contributeurs importants à l'économie libanaise), les Forces libanaises et leurs alliés souhaitent que les expatriés puissent élire les 128 députés de la métropole.


Oui et jusqu’à QUAND, Monsieur le Président? Le pays ne peut plus attendre la fin des négociations interminables et illogiques pour voir leurs enfants revenir au pays et leur vie sécurisée sans avoir à trembler parce que des mercenaires les menacent de mort si leur gouvernants ne se mettent pas à genoux devant leurs exigences. C’en est trop
14 h 34, le 26 juillet 2025