Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem. Photo diffusée par al-Manar.
Le secrétaire général du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, a dénoncé mardi « l’agression américano-israélienne » contre la bande de Gaza, marquée selon lui par « la sauvagerie, le génocide, la famine et les massacres », estimant qu’elle « dépasse toutes les normes humaines et morales ».
Dans un communiqué, il a affirmé que « le silence mondial (...) réduit à néant ce qu’on appelle le droit international ». Il a jugé qu’« il ne suffit pas que 25 pays appellent à l’arrêt de la guerre contre Gaza », ajoutant : « Ce qu’il faut, ce sont des mesures concrètes pour mettre fin aux massacres et aux crimes », notamment « imposer des sanctions contre l’entité israélienne, l’isoler, la traduire en justice et cesser toute forme de coopération avec elle ». Naïm Kassem a aussi souligné que « la responsabilité la plus lourde incombe aux pays arabes et musulmans », les appelant à « mettre fin à la normalisation, fermer les ambassades de l’ennemi, interdire les échanges commerciaux et soutenir Gaza ».
« Unissez-vous pour soutenir la Palestine et Gaza, ne serait-ce qu’en fournissant un minimum de moyens de subsistance, a-t-il ajouté. Lorsque les États-Unis verront une seule main et une seule voix, unies aux côtés du peuple palestinien, ils céderont et reculeront. » Il conclu son communiqué en affirmant que « l'histoire retiendra cette honte qui entache les dirigeants de l’humanité et leurs régimes ».
Cette déclaration intervient alors qu’un hôpital de Gaza a affirmé mardi que 21 enfants sont morts de malnutrition ou de faim dans le territoire assiégé, où les 2,4 millions d’habitants subissent de graves pénuries de nourriture et de biens essentiels. L’ONU a accusé l’armée israélienne d’avoir tué depuis fin mai plus de 1 000 personnes alors qu’elles attendaient de l’aide humanitaire. La guerre a été déclenchée par l’attaque du Hamas contre Israël, le 7 octobre 2023, qui a fait 1 219 morts, majoritairement des civils. En représailles, Israël a lancé une offensive ayant tué au moins 59 106 personnes à Gaza, selon le ministère de la Santé du Hamas, des chiffres jugés fiables par l’ONU.


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