L'émissaire américain Tom Barrack a déclaré à Beyrouth lundi que la question du désarmement du Hezbollah devait être réglée en interne, alors que Washington presse les nouvelles autorités libanaises d'adopter une approche plus ferme face au mouvement pro-iranien.
"Le désarmement du Hezbollah est quelque chose de profondément interne", a déclaré M. Barrack lors d’une conférence de presse à Beyrouth, après une rencontre avec le Premier ministre libanais Nawaf Salam, ajoutant qu'un non-désarmement serait "décevant".
Les dirigeants libanais, entrés en fonction après plus d'un an d'hostilités ayant considérablement affaibli le Hezbollah, ont réaffirmé leur volonté de consacrer le monopole des armes aux mains de l'Etat, tout en exigeant le respect par Israël du cessez-le-feu conclu en novembre.
Israël mène quasi quotidiennement des frappes au Liban, affirmant cibler des combattants et des infrastructures du Hezbollah, et a prévenu qu’elles se poursuivraient tant que le groupe ne serait pas désarmé.
Tom Barrack a reconnu que le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah en novembre n'avait "pas fonctionné".
"Les États-Unis ne sont pas là pour contraindre Israël à quoi que ce soit. Nous sommes ici pour user de notre influence, afin de rassembler des esprits calmes autour d’une solution", a-t-il poursuivi.
En juin, M. Barrack avait demandé aux dirigeants libanais de s’engager officiellement à désarmer le Hezbollah, seul mouvement à avoir conservé ses armes après la guerre civile (1975-1990).
"Vos dirigeants ont été d'une grande aide", a-t-il déclaré lors de sa deuxième visite à Beyrouth en juillet, saluant des "réformes crédibles et significatives".
Plus tôt dans la journée, Tom Barrack a rencontré le président libanais, Joseph Aoun, qui lui a remis un "projet de protocole d'accord pour la mise en œuvre des engagements du Liban" depuis le cessez-le-feu, selon un communiqué de la présidence.
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