Des agents de la Sûreté générale syrienne arrivant à Walga, dans la région de Soueida, lors des affrontements entre tribus bédouines et combattants druzes, le 19 juillet 2025. Photo AFP / OMAR HAJ KADOUR
Un calme relatif régnait dimanche dans la province de Soueida, dans le sud de la Syrie, au lendemain de l'annonce d'un cessez-le-feu ayant mis fin à une semaine d'affrontements communautaires meurtriers entre combattants druzes et groupes rivaux, ont rapporté des correspondants de l'AFP.
Les journalistes de l'AFP présents à la périphérie de cette ville à majorité druze ont fait état d'une matinée sans affrontements, tandis que des convois humanitaires se préparaient à y entrer. Depuis minuit, « Soueida connaît un calme relatif », a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), précisant que les forces de sécurité avaient barré les routes menant à la province pour empêcher l'arrivée de combattants tribaux.
Les combattants des tribus bédouines ont évacué Souieda
Les violences, déclenchées dimanche dernier entre Druzes et rivaux bédouins, ont impliqué le gouvernement syrien, Israël et des tribus armées venues d'autres régions du pays, faisant au moins 940 morts, selon l'OSDH.
Le ministère de l'Intérieur a annoncé dans la nuit que la ville avait été évacuée de tous les combattants tribaux et que les affrontements avaient cessé. Un porte-parole du Conseil syrien des tribus et clans a confirmé à la chaîne al-Jazeera que les combattants avaient quitté la ville « en réponse à l'appel de la présidence et aux termes de l'accord ». Le président intérimaire, Ahmad el-Chareh, a annoncé samedi une trêve et renouvelé son engagement à protéger les minorités ethniques et religieuses du pays.
Barrack : « Toutes les factions doivent déposer les armes »
Sous couvert d'anonymat, un médecin local joint par téléphone a confirmé une situation « totalement calme », précisant toutefois qu'aucune aide médicale ou humanitaire n'était encore arrivée. Les habitants, confinés chez eux, sont privés d'électricité et d'eau, tandis que les vivres se font rares.
L'émissaire spécial des États-Unis pour la Syrie, Tom Barrack, a estimé dimanche que le pays se trouvait à un « moment critique », appelant à ce que « la paix et le dialogue prévalent ». « Toutes les factions doivent déposer les armes », a-t-il écrit sur le réseau social X, dénonçant des « actes violents » qui sapent l'autorité de l'Etat.
L'annonce du cessez-le-feu par Damas est intervenue quelques heures après une déclaration de Washington affirmant avoir négocié une trêve entre Israël et la Syrie, afin d'éviter une escalade. Israël avait bombardé des positions gouvernementales à Soueida et à Damas plus tôt dans la semaine.



