Dans le Sud syrien, les hôpitaux débordés par les victimes des combats à Soueida
À l'hopital d'Izraa, une petite ville de la province de Deraa à une vingtaine de kilomètres des combats, le personnel médical a dû calmer les ardeurs de combattants sunnites afin qu’ils ne s’approchent pas de combattants druzes blessés.
OLJ / Caroline HAYEK avec Ahmad ROUMI, envoyés spéciaux dans la province de Deraa,
le 19 juillet 2025 à 12h35
Le Dr. Elias Abdallah (tout à gauche) et le Dr. Mohammad al-Khatib, chirurgiens-cardiologues, assistent à une opération d'urgence sur un jeune homme blessé plus tôt par un sniper à Soueida, le vendredi 18 juillet à l'hopital d'Izraa (Deraa). Photo Caroline HAYEK/L’Orient-Le Jour
Une ambulance entre en trombe sous le porche du dispensaire de Bousra al-Harir. Depuis l’éclatement des combats entre des forces bédouines et des factions druzes à Soueida dimanche, ce premier point médical de la province de Deraa, à une vingtaine de kilomètres de la ville en feu, est une ruche qui ne désemplit pas. Selon l'Observatoire Syrien des droits de l'homme (OSDH), 718 personnes ont été tuées en moins d’une semaine, et des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées.« Pas d’armes, pas d’armes », hurlent à l’entrée des hommes en blouse blanche alors qu’un jeune combattant sunnite blessé est déposé sur une civière tachée de sang séché. Le docteur en chef, Mohammad al-Hariri, sort d’une micro sieste sur une chaise en plastique. Ici, tout le personnel, pour la plupart volontaires, n’a pas ou peu dormi depuis dimanche....
Une ambulance entre en trombe sous le porche du dispensaire de Bousra al-Harir. Depuis l’éclatement des combats entre des forces bédouines et des factions druzes à Soueida dimanche, ce premier point médical de la province de Deraa, à une vingtaine de kilomètres de la ville en feu, est une ruche qui ne désemplit pas. Selon l'Observatoire Syrien des droits de l'homme (OSDH), 718 personnes ont été tuées en moins d’une semaine, et des dizaines de milliers de personnes ont été déplacées.« Pas d’armes, pas d’armes », hurlent à l’entrée des hommes en blouse blanche alors qu’un jeune combattant sunnite blessé est déposé sur une civière tachée de sang séché. Le docteur en chef, Mohammad al-Hariri, sort d’une micro sieste sur une chaise en plastique. Ici, tout le personnel, pour la plupart...
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