Les participants du camp de Pidpillya tentent de prendre le ruban de l'équipe adverse lors d'une séance d'entraînement au camp d'entraînement intensif de Pidpillya dans la région de Kiev, le 16 juillet 2025. Photo d'illustration AFP / TETIANA DZHAFAROVA
L'Ukraine a évacué 43 de ses citoyens récemment expulsés de Russie et détenus dans la zone de transit à la frontière avec la Géorgie dans des conditions déplorables, a déclaré samedi le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga.
Au moins 56 Ukrainiens, principalement des prisonniers ayant purgé leur peine et ayant été ensuite sommés de partir par la Russie, étaient détenus dans un centre souterrain près du point de passage de Dariali, selon Volunteers Tbilisi, spécialisée dans l'aide aux réfugiés venant d'Ukraine, qui s'est exprimé auprès de l'AFP fin juin.
« 43 citoyens, y compris l'ancien prisonnier politique Andriï Kolomiyets, ont déjà été évacués » via la Moldavie, a écrit Andriï Sybiga sur X, ajoutant que beaucoup d'entre eux n'ont pas de documents et que d'autres personnes se trouvent toujours dans des conditions « difficiles » à la frontière.
« Les conditions sont inhumaines. Ils sont privés de produits de première nécessité : nourriture, eau, assainissement », a déclaré à l'AFP Maria Belkina, responsable de l'ONG Volunteers Tbilisi, ajoutant que certains avaient des problèmes médicaux, notamment des suspicions de contamination à la tuberculose et au VIH.
La Russie pourrait accélérer les expulsions à cause des modifications des lois migratoires géorgiennes attendues en septembre, qui visent à durcir les conditions d'entrée, a-t-elle ajouté.
Selon Mme Belkina, même si la Géorgie n'a pas officiellement fermée la frontière aux ressortissants ukrainiens, un récent changement de politique a retardé leur entrée sur le territoire, même pour ceux munis de passeports biométriques.
« La Russie fait de l'expulsion des citoyens ukrainiens via la Géorgie une arme », a affirmé Andriï Sybiga, appelant Moscou à amener les Ukrainiens expulsés à la frontière avec l'Ukraine directement.
Le nombre de personnes détenues à la frontière géorgienne n'est pas clairement établi. Le centre souterrain ne comporte que 17 lits et aucun confort de base, et certains y ont été détenus pendant des semaines, selon Volunteers Tbilisi.
Les groupes de défense des droits humains estiment que jusqu'à 800 autres Ukrainiens pourraient être transférés à la frontière dans les semaines à venir.


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