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Le président du Parlement libanais, Nabih Berry, le 15 juillet 2025. Photo Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour

Direct Politique

Le Parlement libanais renouvelle sa confiance dans le cabinet Salam, à l'issue d'une séance de débat de politique générale | Direct

Ce qu’il faut retenir

À l'issue de ce premier débat de politique générale depuis 2017, organisé cinq mois après la formation du gouvernement de Nawaf Salam, la confiance a été renouvelée dans le cabinet, avec 69 voix pour.

Dans son discours de réponse aux députés, Nawaf Salam a affirmé sa détermination à mettre fin aux attaques israéliennes et à récupérer la souveraineté de l'Etat « au nord et au sud du Litani ».

Des tensions sont survenues lors des premières interventions des députés, notamment après des altercations avec le parlementaire aouniste Sélim Aoun.

14:30 heure de Beyrouth

Nous vous remercions d'avoir suivi notre direct sur cette séance parlementaire consacrée à un débat de politique générale et aux questions des députés au gouvernement de Nawaf Salam.

13:33 heure de Beyrouth

Avant le vote, Georges Adwane, député des Forces libanaises, a indiqué que l’intervention du Premier ministre Nawaf Salam avait “convaincu que le gouvernement fait tout ce qui est en son pouvoir”.

Nous soutenons donc le renouvellement de la confiance”, a-t-il alors ajouté.

13:30 heure de Beyrouth

Le Parlement libanais a renouvelé, avec un vote, sa confiance dans le gouvernement de Nawaf Salam. Le cabinet a obtenu ce renouvellement avec 69 votes de confiance, 9 de défiance et 4 abstentions. Ce vote avait été demandé par le chef du CPL, Gebran Bassil, qui s'était dit insatisfait par la réponse de Nawaf Salam aux questions des députés.

« Nous n'avons pas reçu de réponses à nos questions, ni par écrit, ni dans le discours du Premier ministre aujourd'hui », avait critiqué M. Bassil. « Vous verrez avec le temps que la confiance dans ce gouvernement va s'éroder. Nous continuerons notre opposition positive et ferons la lumière sur les pratiques et le manque de vision » du cabinet », a-t-il critiqué.

Le CPL n'est pas représenté au sein du cabinet.

13:29 heure de Beyrouth

Prenant la parole, le Premier ministre Nawaf Salam a indiqué que son gouvernement n’a été formé qu’il y a “quelques mois”, réaffirmant son engagement en faveur des réformes et du redressement du pays. Il a souligné qu’il était “impossible” de revenir sur la déclaration ministérielle qui évoque le rétablissement du monopole de l’État sur les armes et le lancement des réformes pour redresser le pays.

Il a assuré que le gouvernement est déterminé à “mettre fin aux attaques israéliennes” sur le territoire libanais et poursuit ses efforts pour “étendre la souveraineté de l’État au nord et au sud du fleuve Litani”.

Le chef du gouvernement a également affirmé que “le retour de milliers de réfugiés syriens s’accélère chaque jour”, précisant que des mesures ont été prises pour encadrer la main-d’œuvre syrienne. Il a ajouté que “120 000 réfugiés syriens ont été radiés des registres de la Sûreté générale”.

13:27 heure de Beyrouth

Le député de Baabda, Alain Aoun, ex-CPL, a estimé que la session parlementaire devrait répondre à plusieurs questions : “Une guerre est-elle imminente ? Y a-t-il un danger venant de la Syrie ? Qu'en est-il du sort des dépôts bancaires ? Ce sont les interrogations que se posent les citoyens.”

“Le gouvernement libanais s'est rendu en Syrie. Peut-il apporter des réponses aux préoccupations des Libanais, en particulier ceux de la Békaa ?”, a-t-il demandé. “Nous renouvellerons notre confiance au gouvernement pour qu'il puisse offrir une chance à tous les Libanais qui attendent des résultats de son action.”

Et de conclure : “Le rétablissement du monopole des armes à l'État n'est plus un slogan, mais plutôt un élément essentiel de la nouvelle équation de dissuasion.

13:25 heure de Beyrouth

Le député Amal et bras droit du président du Parlement Nabih Berri a, pour sa part, considéré que le Liban avait accepté "un cessez-le-feu sans ambiguïté" en novembre dernier avant de critiquer les violations israéliennes. Il a aussi demandé à l'État "d'expliquer comment il entend défendre sa souveraineté et ses citoyens" sans les armes détenues par les milices, dont le Hezbollah.

"Je viens d’une région que l’ennemi (israélien) s’acharne à transformer en terre brûlée, alors que ses habitants s’accrochent à leur appartenance véritable en restant sur leur terre", a lancé le député.

"Il est nécessaire de rappeler que le Liban a accepté un cessez-le-feu sans ambiguïté, qui inclut l’arrêt des agressions, le retrait des territoires occupés, le déploiement de l’armée et la libération des prisonniers. Le gouvernement libanais a accepté cet accord, qui prévoit le déploiement de l’armée libanaise, le retrait des armes et la libération des détenus, mais l’ennemi n’a pas respecté cet engagement", a encore indiqué le député chiite.

"Aucune violation (de la trêve) n’a été enregistrée du côté libanais, alors que plus de 3 500 violations israéliennes ont été recensées, ainsi que 220 martyrs tombés à cause des agressions (selon notre décompte, au moins 273 personnes ont été tuées depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu fin novembre). Le plus grave est l’incapacité des parrains américain et français à contraindre l’occupant à appliquer l’accord", s’est-il insurgé.

"Nous n’avons pas ressenti de position ferme face à ce qui s’est produit hier, où douze martyrs sont tombés dans la Békaa et plus de dix violations ont été commises dans le sud du pays. Aucun mouvement diplomatique sérieux n’a été engagé par le Liban, ni en matière de documentation des violations, ni au niveau du Conseil de sécurité", a-t-il regretté. "Le gouvernement ne s’est pas réuni une seule fois avec les parties concernées pour élaborer un plan de reconstruction", a-t-il encore accusé.

Selon lui, "l’inquiétude est existentielle, non pas imaginaire" et "doit être comprise pour être affrontée, au lieu d'être exploitée." "La patrie ne peut être bâtie que par la confiance mutuelle, quelles que soient nos divergences politiques. Elle ne peut être stable que par la collaboration entre ses composantes", a-t-il encore lancé.

Ali Hassan Khalil a aussi estimé que "la résistance n’était pas un projet autonome ou particulier, mais bien une réaction face à l’incapacité du système de défense nationale à remplir ses fonctions, notamment dans le Sud." Et de conclure : "Si les armes ne protègent pas, que l’État nous dise comment il protège sa souveraineté et ses citoyens ? Nous voulons une armée forte, consciente qu’Israël est un ennemi. Nous voulons construire l’État, ses institutions, et poursuivre l’application de l’accord de Taëf et de la Constitution."

13:15 heure de Beyrouth

Prenant à son tour la parole, le député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan a reproché à certains partis politiques de "reprendre la rhétorique israélienne" concernant le conflit qui a opposé l'État hébreu au parti chiite et aux violations du cessez-le-feu conclu fin novembre dernier, tout en reconnaissant "l'effort persistant des officiels libanais" pour adresser ces violations au Liban-Sud.

"J’aurais souhaité que les collègues qui nous demandent d’appliquer la Résolution 1701 mentionnent le massacre commis par l’occupation dans la Békaa hier. Un bombardement israélien a tué hier 12 personnes, dont sept Syriens, dans la vallée de la Békaa", a relevé le député.

"Jusqu’à ce jour, le processus de reconstruction est bloqué parce que le Liban est assiégé par ses amis", a-t-il ajouté sur un ton ironique, critiquant le comité de surveillance du cessez-le-feu qui n’a, selon lui, rien fait, tandis qu’Israël ne met pas en œuvre la Résolution 1701 des Nations unies (qui impose la cessation des hostilités, entre autres).

Le député a également évoqué la question de la loi électorale, disant que la manière dont le débat est abordé ne sert pas l’intérêt national et que "certains partis veulent tirer avantage des développements qui ont eu lieu en fonction des interventions de pays". Le Parlement est actuellement divisé sur la question du poids à donner au vote des expatriés.

13:04 heure de Beyrouth

Le député Neemat Frem (Kesrouan) a déclaré que "tous les Libanais sont préoccupés par le sort de (l’État libanais), qui fait face à un danger majeur", en évoquant le dossier du rétablissement du monopole de l’État sur les armes, un processus qui passe par le désarmement du Hezbollah.

"La question des armes est liée à la crédibilité du travail de l’État, ce qui fait peser sur nous tous une lourde responsabilité", a-t-il précisé.

Il a également appelé l’exécutif à revenir sur la taxe sur les carburants (le gouvernement a relevé fin mai les droits d’accise sur certains combustibles, dont l’essence), indiquant qu’elle pénalisait les citoyens.

12:57 heure de Beyrouth

Lors de son discours au Parlement, le député issu de la contestation Firas Hamdane a déclaré qu’il était important de "débattre des décisions gouvernementales après un certain temps", surtout après une "période d’obstruction" pendant laquelle le pays a été dirigé par un exécutif démissionnaire, tout en prenant la défense de l'exécutif en place.

"Nous entendons de nombreuses accusations visant à rendre ce gouvernement responsable de l’effondrement, mais nous félicitons [le Premier ministre Nawaf] Salam pour sa capacité à tenir bon. Ceux qui ont ruiné le pays n’ont aucun droit de formuler des théories", a-t-il ajouté.

"Nous soutiendrons le gouvernement sur certains dossiers et en critiquerons d’autres. Le premier et plus important sujet actuellement est celui des nominations, qui, malheureusement, continue d’être abordé avec la même mentalité que celle du système", a-t-il conclu.

12:10 heure de Beyrouth

Le député Ahmad el-Kheir a affirmé que « les libanais perdent lentement espoir », estimant que la « nouvelle chance » que représentait le nouveau mandat avec l'élection de Joseph Aoun et la formation du cabinet Salam semble s'atténuer.

Et de souligner : « Les leçons doivent être tirées du passé. Il n'y aura pas de résurrection de l'État tant qu'il y a une dualité (et non un monopole) des armes. La responsabilité incombe à ceux qui possèdent des armes, de coopérer avec l'État pour faire respecter la loi et cantonner les armes entre ses mains ».

Finalement, le député a critiqué « l'augmentation de 100.000 livres sur l'essence ». Et de demander : « Où est la réforme promise par le gouvernement ? Et la reprise économique ? Le citoyen est fatigué de la séparation entre l'autorité et la réalité. »

12:02 heure de Beyrouth

Suite à cette altercation entre les députés Ahmad el-Kheir et Sélim Aoun, ce dernier a interrompu à plusieurs reprises l'intervention du député Firas Hamdan, issu de la contestation. En réaction, le président du Parlement s'est adressé à M. Aoun en l'appelant à ne pas le « tester ».

11:50 heure de Beyrouth

Une altercation verbale a éclaté entre le député Selim Aoun (Courant patriotique libre, aouniste) et le député Ahmad el-Kheir, qui s'est transformée en bousculade physique à l'intérieur de l'hémicycle, entre M. Aoun et plusieurs autres députés, qui ont tenté de l'empêcher d'atteindre M. el-Kheir.

Dans son discours, M. Kheir avait dit craindre « que le slogan du gouvernement ‘réforme et sauvetage’ s’apparente au slogan ‘changement et réforme’ », qui était l'ancien nom du groupe parlementaire du CPL. Selim Aoun lui a rétorqué que les aounistes « ne sont pas un punching-ball ». Ce à quoi Ahmad el-Kheir lui avait rétorqué en l'appelant à se taire.

11:38 heure de Beyrouth

Hagop Terzian, a déclaré que si le premier ministre Nawaf Salam n'a pas confiance en ses ministres, « il devrait démissionner. » Il a dénoncé le « manque de transparence » lors du dernier Conseil des ministres, au cours duquel ont été nommé des vice-gouverneurs de la Banque du Liban. « Nous voulons une réponse du gouvernement sur le mécanisme » de nominations administratives, a-t-il réclamé. Le Parlement est « une composante essentielle de ce pays, nous avons été contournés et cela ne passera pas », a-t-il ajouté.

11:12 heure de Beyrouth

Le député arménien-orthodoxe du Tachnag Hagop Terzian, est le premier à s'exprimer devant ses collègues lors de cette nouvelle séance.

10:59 heure de Beyrouth

Cette séance est la première du genre à être organisée par la Chambre depuis 2017. Les premières heures de réunion mardi ont été marquées par des débats qui ont notamment tourné autour de la question du désarmement du Hezbollah.

Retrouvez ici le compte-rendu de la séance de hier, par Yara Abi Akl.

10:50 heure de Beyrouth

Bienvenue sur notre couverture en direct de cette deuxième séance parlementaire consacrée à un débat de politique générale avec le cabinet de Nawaf Salam, formé il y a cinq mois.


commentaires (1)

@ L'olj. On ne sait pas clairement quels député ont voté la confiance et quels députés non. Or c'est la base du journalisme!!!!

Moi

14 h 01, le 16 juillet 2025

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Commentaires (1)

  • @ L'olj. On ne sait pas clairement quels député ont voté la confiance et quels députés non. Or c'est la base du journalisme!!!!

    Moi

    14 h 01, le 16 juillet 2025

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