« No alcohol, no drugs, no cigarettes, no tattoo. » Voici les premières recommandations du président Trump.
À la Maison-Blanche, dans le Bureau ovale, s’adressant à un garçonnet, fils d’Elon Musk paraît-il, en complet, qui se tenait debout à son côté droit, il a envoyé un message en direction de toute la jeunesse des États-Unis d’Amérique et, peut-être, à la jeunesse du monde.
Plus encore, un mardi 4 mars 2025, lors de son premier discours face au Congrès américain, le président Trump déclare que les USA sont « sur le point de connaître un retour en force comme le monde n’en a jamais connu et n’en connaîtra peut-être jamais plus ». Il ajoute : « Rien ne peut arrêter le rêve américain » ou le « Dream Big Again ». Quelque 99 minutes devant le Congrès – le plus long discours d’un président américain –
pour affirmer que l’Amérique restera la terre des rêves, après avoir lancé, en quelques semaines, une charge sans précédent contre les institutions américaines et l’ordre mondial. Ce n’est que l’introduction à ce chapitre.
L’entrée en scène de M. Trump se reflète après 100 jours de son mandat. En effet, à cette occasion, il adresse un discours dans lequel il énonce les directives sur ses politiques commerciales, l’économie et les marchés, la migration et les frontières, la politique intérieure et les affaires mondiales. « C’est seulement un début ! » s’exclame-t-il. « Les Américains ne savent pas ce que nous pouvons réaliser. » Nous insistons sur un système d’enseignement développé, mais aussi, mais surtout, sur une armée forte. Suite à ces déclarations, une correspondante de presse s’empressa de déclamer : « Après l’arrivée de Trump à la Maison-Blanche, l’Amérique restera toujours éveillée. »
Toujours un mardi 13/5/2025, M. Trump se dirige vers le Moyen-Orient, et le mercredi, il entame une visite stratégique aux monarchies du Golfe. « Ma visite à l’Arabie saoudite est historique », déclara-t-il, et d’ajouter : « Le prince Mohammad ben Salman est un merveilleux homme. » « Tout ce que je fais, c’est pour son bon vouloir. » « Nous sommes actuellement à l’âge d’or du Moyen-Orient. L’avenir de cette région commence par ici », ajouta-t-il.
Comme convenu, le 13 mai fut le jour économique, tandis que le 14 mai sera le jour politique. Ainsi un sommet américain-pays du Golfe, à savoir l’Arabie saoudite, le Qatar, les Émirats arabes unis, le Koweït, Oman, s’est tenu en signe que le nouveau train du Moyen-Orient est lancé. Celui qui prend ce train arrivera à destination pour le développement et le progrès. Ainsi naîtra un nouvel équilibre au Moyen-Orient.
Quant à la Syrie, la levée des sanctions américaines va provoquer que « la roue tourne pour Chareh ». Selon l’administration américaine, « Chareh est le meilleur outil contre l’EI. » Ainsi, on accorde à la Syrie une réelle occasion au cœur du Moyen-Orient.
Le Liban trouvera alors les moyens adéquats pour mettre les assises nouvelles d’un État fort et prospère et Beyrouth restera le Paris de l’Orient. Le président libanais, le général Joseph Aoun, pourra bien réaliser les aspirations de tous les Libanais. Sachez bien que les USA sont retournés au Moyen-Orient.
Le moment fort de ce périple au Moyen-Orient fut la visite à la base militaire al-Adeid au Qatar, une des meilleures bases militaires au monde. M. Trump s’est adressé aux troupes américaines et qataries en signalant que les USA procèdent à développer leurs avions de combat F 35 d’une façon continue et des sous-marins très développés. D’autre part, « nous resterons à la base de Bagram en Afghanistan, et jamais nous ne l’abandonnerons. Sachez enfin que « l’Iran est déjà en faillite, il ne pourra plus financer ni le Hamas ni d’autres groupes », affirma-t-il. « Nous allons gagner, nous allons vaincre », conclut-il.
La dernière étape de la tournée de M. Trump dans le Golfe fut les Émirats arabes unis. À sa visite en compagnie de cheikh Mohammad ben Zayed al-Nahyane à la grande mosquée, il déclare : « Je suis très honoré par cette visite. »
Au total, l’Arabie saoudite, le Qatar, les EAU ont, avec un succès éclatant, prouvé leur appartenance à un nouvel ordre mondial au profit du développement, du progrès et du bien-être.
Comme à la fin de l’année, le maître fait le bilan, le président Trump annonça : « Nous sommes le pays le plus riche du monde. Il y a six mois, on se moquait des États-Unis, mais plus maintenant. C’est une tournée record. Jamais une tournée n’a atteint un tel niveau ; elle pourrait rapporter entre 3,5 et 4 trillions de dollars, rien qu’en quatre ou cinq jours ! »
Pour conclure ce premier chapitre, Monsieur le Président ne semble pas dire : « Money is power » ?
Mounir El-KHOURY (UL)
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