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Raggi appelle l’UE à faire pression sur Israël pour un retrait total du Sud

 

Raggi appelle l’UE à faire pression sur Israël pour un retrait total du Sud

Le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, avec la vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, le 14 juillet 2025. Photo ANI.

En visite à Bruxelles, le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, s’est entretenu lundi avec la vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, à qui il a demandé « l’aide de l’Union européenne pour faire pression en faveur du retrait d’Israël des cinq points ainsi que des autres territoires occupés au Liban-Sud ».

Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 27 novembre 2024 pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah, qui durait depuis le 8 octobre 2023, prévoit notamment un retrait israélien progressif des villages occupés au Liban-Sud. Ce désengagement doit permettre à l’armée libanaise de se déployer dans des zones autrefois sous influence du Hezbollah. Toutefois, l’armée israélienne maintient encore cinq positions qu’elle considère stratégiques : Labbouné/Alma el-Chaab, dans le caza de Tyr ; Jabal Blat, aux abords de Ramiyé, dans le caza de Bint Jbeil ; Jal el-Deir, au sud de Aïtaroun (Bint Jbeil) ; une position le long de la route Markaba-Houla, dans le caza de Marjeyoun ; ainsi que la colline de Hamamès, près de Khiam, également à Marjeyoun. En mars dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé que l’État hébreu « ne renoncera pas » à ces positions.

M. Raggi a également insisté sur l’importance du soutien européen au renouvellement du mandat de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul). Le Liban a officiellement adressé une lettre aux Nations unies en ce sens, sollicitant la prolongation de ce mandat jusqu’au 31 août 2026.

Le ministre libanais a par ailleurs affirmé que Beyrouth « poursuit la voie des réformes économiques, financières, judiciaires et administratives ». Il a plaidé pour un appui accru de l’Union européenne dans ce processus et présenté les grandes lignes du plan gouvernemental pour la gestion du dossier des réfugiés syriens, soulignant « l’importance de leur retour dans leur pays ».

Des milliers de réfugiés syriens doivent ainsi rentrer en Syrie dans le cadre du premier programme soutenu par l’ONU offrant des incitations financières au retour. Près de 11 000 personnes se sont déjà inscrites pour effectuer leur retour ces derniers jours, alors que le gouvernement libanais table sur « 200 000 à 400 000 retours » d’ici à la fin de l’année. Les nouvelles autorités syriennes, au pouvoir depuis la chute du régime de Bachar el-Assad en décembre dernier, affirment que « tous les citoyens (syriens) sont les bienvenus », malgré l’ampleur des destructions dans de nombreuses régions et les inquiétudes persistantes sur la situation sécuritaire.

De son côté, Kaja Kallas a réitéré « l’importance des relations bilatérales entre le Liban et l’Union européenne », appelant à « la mise en œuvre des réformes et à la conclusion d’un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) avant la tenue, prévue d’ici la fin de l’année, du Conseil d’association libano-européen ».

Les réformes exigées par le FMI, avec qui le Liban est en négociation pour obtenir une aide financière, visent notamment à restructurer des dizaines de milliards de dollars de dettes et à assainir un secteur bancaire en faillite technique depuis fin 2019. Ces réformes, bloquées depuis longtemps – bien avant la formation du gouvernement actuel –, ont connu un premier progrès en avril dernier sous la pression du FMI et des partenaires internationaux, lorsque les députés ont voté une loi levant partiellement le secret bancaire après avoir tenté d’y introduire des amendements limitant son efficacité, .

En visite à Bruxelles, le ministre libanais des Affaires étrangères, Joe Raggi, s’est entretenu lundi avec la vice-présidente de la Commission européenne, Kaja Kallas, à qui il a demandé « l’aide de l’Union européenne pour faire pression en faveur du retrait d’Israël des cinq points ainsi que des autres territoires occupés au Liban-Sud ».Le cessez-le-feu, entré en vigueur le 27 novembre 2024 pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah, qui durait depuis le 8 octobre 2023, prévoit notamment un retrait israélien progressif des villages occupés au Liban-Sud. Ce désengagement doit permettre à l’armée libanaise de se déployer dans des zones autrefois sous influence du Hezbollah. Toutefois, l’armée israélienne maintient encore cinq positions qu’elle considère stratégiques : Labbouné/Alma...