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Politique - Diplomatie

Le ministre de l’Intérieur koweïtien à Beyrouth, en signe de soutien « au Liban et à son peuple en toutes circonstances »

Le cheikh Fahd al-Sabah a également insisté sur la solidité des relations bilatérales.

Le ministre de l’Intérieur koweïtien à Beyrouth, en signe de soutien « au Liban et à son peuple en toutes circonstances »

Le président de la République, Joseph Aoun et le premier vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Intérieur du Koweït, le cheikh Fahd Youssef Saoud al-Sabah, le 14 juillet à Baabda. Photo X/lbpresidency

En visite officielle à Beyrouth ce lundi, le premier vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Intérieur du Koweït, le cheikh Fahd Youssef Saoud al-Sabah, a été reçu au palais de Baabda par le président de la République, Joseph Aoun à qui il a assuré « le soutien de l’État du Koweït au Liban ».

« Je suis venu réaffirmer le soutien de l’État du Koweït au Liban et à son peuple en toutes circonstances », a déclaré le ministre koweïtien. J’ai transmis à Son Excellence le président les salutations de Son Altesse l’Émir de l’État du Koweït ».

« Nous avons évoqué les questions de sécurité ainsi que les moyens de renforcer la coopération entre nos deux pays à tous les niveaux », a déclaré le ministre, sans entrer dans les détails. Il a néanmoins salué l’amélioration progressive de la situation sécuritaire au Liban, ajoutant que « le Koweït souhaite voir le Liban retrouver pleinement sa stabilité ».

Le cheikh Fahd al-Sabah a également insisté sur la « nécessité de réactiver le comité mixte libano-koweïtien, inactif depuis treize ans ». « Le Koweït a besoin du Liban, et le Liban a besoin du Koweït », a-t-il affirmé, rappelant que Beyrouth avait été le premier à condamner l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990. « Le lien entre nos deux pays est fort, enraciné dans des relations historiques et fraternelles », a-t-il ajouté.

Pour sa part, le président Joseph Aoun a salué des relations bilatérales « fondées sur la fraternité, la coopération et le respect mutuel de la souveraineté et de l’indépendance ». Il a souligné l’importance d’une coordination renforcée, notamment sur le plan sécuritaire, pour lutter contre le trafic de drogue et toute menace à la stabilité des deux pays. Il a également exprimé l’espoir « d’accueillir de nombreux Koweïtiens cet été parmi leurs proches au Liban ». Le ministre koweïtien s’est d'ailleurs dit « heureux d’être à Beyrouth » pour cette visite qui lui a permis de rencontrer « de nombreux Koweïtiens venus passer l’été au Liban ».

Le Hezbollah, une ligne rouge

Interrogé sur la position de son pays vis-à-vis du Hezbollah, que la justice koweitienne considère comme étant une organisation terroriste, le cheikh Fahd al-Sabah a été catégorique : « Toute menace à la stabilité d’un pays sera traitée avec fermeté. » Il a salué la « vision sécuritaire claire » de l’émir du Koweït, soulignant que « dans les circonstances actuelles, le Koweït, comme le Liban, a besoin d’un leadership sécuritaire fort ». « Le Hezbollah est une ligne rouge. Je ne tolérerai aucun dépassement, que ce soit de la part d’un individu ou d’un groupe », a-t-il conclu.

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Le ministre koweïtien s’est ensuite rendu au Grand Sérail pour des discussions bilatérales. Côté libanais, le Premier ministre Nawaf Salam, le vice-Premier ministre Tarek Mitri, ainsi que les ministres de la Culture, de l’Énergie, de l’Intérieur et l’ambassadeur du Liban au Koweït étaient présents.

Du côté koweïtien, participaient le chargé d’affaires Mohammad al-Majid, le conseiller Adel al-Manawer, le directeur adjoint du ministère de l’Intérieur, le général Hamid Manahi al-Mutairi, et la délégation accompagnante.

Selon l’Agence nationale d’information (Ani, officielle), les échanges ont porté sur les relations entre les deux pays, la relance de la commission mixte et l’engagement du Koweït à poursuivre son aide au Liban. Les discussions ont aussi abordé les évolutions locales, régionales et internationales.

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Le cheikh Fahd Youssef Saoud al-Sabah a également été reçu par le président du Parlement Nabih Berry. À l’issue de la réunion, il a affirmé que sa visite vise à « réaffirmer le soutien total du Koweït et du peuple koweïtien au Liban », rappelant que « le Liban a toujours été le premier soutien du Koweït et de son peuple ». « Nous espérons que tous les problèmes du Liban seront bientôt résolus », a-t-il ajouté.

Le ministre de l’Intérieur Ahmad Hajjar a également reçu son homologue koweïtien. Il a indiqué que les discussions ont porté sur « la coopération sécuritaire entre le Koweït et le Liban », notamment dans la lutte contre la drogue.

De son côté, s'adressant aux Libanais, le ministre koweïtien a affirmé qu'une « bonne nouvelle vous sera annoncée prochainement » par le président Aoun. « Des fonds ont été alloués par le Fonds koweïtien pour le développement, et j’ai discuté avec le Premier ministre, qui m’a promis d’établir un calendrier et de définir les besoins en fonction des montants disponibles », a-t-il poursuivi, sans fournir plus de détails.

Interrogé au sujet d’éventuelles craintes concernant la frontière est du Liban avec la Syrie, il a affirmé que « le Liban restera le Liban, et la Syrie restera la Syrie ». Ses propos interviennent deux jours après que l’émissaire américain Thomas Barrack a évoqué une « menace existentielle » pour le Liban, en raison de sa localisation géographique à côté d'Israël, de l’Iran et de la Syrie « qui se manifeste si rapidement que si le Liban ne bouge pas, il retournera à Bilad el-Cham ».

Cette visite intervient dans un contexte marqué ces dernières années par des tensions récurrentes entre le Liban et plusieurs pays du Golfe. En 2021, une crise diplomatique avait éclaté après des déclarations controversées de l’ancien ministre de l’Information Georges Cordahi à l’encontre de l’Arabie saoudite, en plein conflit yéménite. L’Arabie saoudite et ses alliés avaient alors dénoncé l’influence grandissante du Hezbollah et de l’Iran sur le gouvernement libanais.

Toutefois, l’élection de Joseph Aoun à la présidence de la République, suivie de la formation du gouvernement de Nawaf Salam, dans un contexte d’affaiblissement du Hezbollah après sa dernière guerre avec Israël, semblent avoir ouvert une nouvelle phase dans les relations entre Beyrouth et les pays du Golfe. Depuis son accession au pouvoir, le président Aoun s’est rendu dans plusieurs Etats du Golfe, dont le Koweït, témoignant d’une volonté de renouer les liens.

En visite officielle à Beyrouth ce lundi, le premier vice-président du Conseil des ministres et ministre de l’Intérieur du Koweït, le cheikh Fahd Youssef Saoud al-Sabah, a été reçu au palais de Baabda par le président de la République, Joseph Aoun à qui il a assuré « le soutien de l’État du Koweït au Liban ».« Je suis venu réaffirmer le soutien de l’État du Koweït au Liban et à son peuple en toutes circonstances », a déclaré le ministre koweïtien. J’ai transmis à Son Excellence le président les salutations de Son Altesse l’Émir de l’État du Koweït ».« Nous avons évoqué les questions de sécurité ainsi que les moyens de renforcer la coopération entre nos deux pays à tous les niveaux », a déclaré le ministre, sans entrer dans les détails. Il a néanmoins salué l’amélioration...
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