Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Nucléaire Iranien

L'Iran prêt à reprendre les négociations contre des « garanties de ne plus être attaqué »

« Il faut avant tout une garantie ferme que de telles actions ne se reproduiront pas », a affirmé le ministre iranien des Affaires étrangères.

L'Iran prêt à reprendre les négociations contre des « garanties de ne plus être attaqué »

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s'exprime lors d'une réunion avec des ambassadeurs étrangers à Téhéran, le 12 juillet 2025. Photo Hamid Forootan/Ministère iranien des Affaires étrangères/Wana via AFP

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que son pays accepterait de revenir à la table des négociations avec les États-Unis s’il recevait des assurances de ne plus être attaqué, ont rapporté dimanche des médias officiels iraniens.

Dans un discours tenu samedi devant des diplomates étrangers à Téhéran, le chef de la diplomatie iranienne a indiqué que l’Iran avait « toujours été prêt, et le resterait à l’avenir » pour discuter de son programme nucléaire, mais que «des garanties doivent être fournies pour qu’en cas de reprise des pourparlers, le processus ne mène pas à une guerre».

Lire aussi

L'Iran vu par l'Occident : mille et une nuances d'orientalisme

Faisant référence à la guerre de 12 jours déclenchée par bombardements israéliens des sites nucléaires et militaires iraniens, ainsi qu’à la série de frappes américaines le 22 juin, M. Araghchi a ajouté que si les États-Unis et d’autres souhaitent reprendre les discussions avec l’Iran, « il faut avant tout une garantie ferme que de telles actions ne se reproduiront pas. L’attaque contre les installations nucléaires iraniennes a rendu la recherche d’une solution négociée plus difficile et plus complexe ».

« Le choix appartient à l'Amérique. Les États-Unis choisiront-ils enfin la diplomatie ? Ou resteront-ils piégés dans la guerre de quelqu'un d'autre ? », avait préalablement dit M. Araghchi, en conclusion d'une tribune publiée dans le Financial Times.

Coopération « au cas par cas » avec l'AIEA

À la suite de ces frappes, Téhéran a décidé de suspendre sa coopération avec l’AIEA, l'Agence internationale de l'énergie atomique, et de sortir du Traité de non-prolifération des armes nucléaires (TNP), des décisions qui ont entraîné le départ des inspecteurs du territoire iranien.

Dans sa déclaration, Abbas Araghchi a ainsi a indiqué que son pays répondra aux futures demandes de coopération de l’agence « au cas par cas, en fonction de ses intérêts nationaux ». Il a précisé que toute inspection menée par l’agence devra prendre en compte les « préoccupations sécuritaires » de l’Iran ainsi que la sécurité des inspecteurs. « Le risque de prolifération de matières radioactives et d’explosion de munitions est encore sérieux sur les sites nucléaires attaqués », a-t-il averti.

Lundi dernier, le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré, dans une interview, que les frappes israéliennes et américaines avaient tellement endommagé les installations nucléaires que les autorités iraniennes n’avaient toujours pas pu y accéder pour évaluer l’ampleur des dégâts.

Pour aller plus loin

Que reste-t-il du programme nucléaire iranien ?

En parallèle, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'est de nouveau félicité samedi des « perturbations » israéliennes portées au programme nucléaire iranien sur l'antenne de Fox News, arguant que celui-ci avait été retardé « d'une décennie ».

L’Iran, selon lui, « s’est précipité pour se doter de l’arme nucléaire après la chute du Hezbollah et l’effondrement de l’axe » de ses alliés régionaux, et Israël « a vu cela venir ». « En un an, [l’Iran] aurait eu une bombe opérationnelle, et il l’aurait utilisée, il nous aurait littéralement anéantis », a-t-il poursuivi.

M. Netanyahu a ajouté que le président américain Donald Trump « comprend que notre ennemi est l'ennemi [des États-Unis] et que notre victoire est votre victoire. Il a changé la politique américaine. Il a dit : Si c'est notre ennemi commun, nous pouvons avoir une victoire commune ».

Sur le même sujet

Trump-Netanyahu : un dîner de victoire, mais après ?

Israël a affirmé avoir lancé son attaque contre l'Iran en faisant valoir que la République islamique était sur le point de se doter de l’arme nucléaire. Les agences de renseignement américaines et l’Agence internationale de l’énergie atomique estimaient pourtant que l’Iran n’a pas eu de programme nucléaire militaire structuré depuis 2003, bien qu’il ait enrichi de l’uranium jusqu’à 60 %, soit à un pas technique du seuil militaire de 90 %.

Selon les autorités, au moins 1 060 personnes ont été tuées en Iran des suites des attaques israéliennes lors de la guerre de 12 jours, rehaussant un précédent bilan de 935 morts communiqué après le cessez-le-feu conclu le 24 juin. Côté israélien, les secouristes ont fait état d'un bilan final de 28 morts en raison des frappes de missiles iraniens.

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que son pays accepterait de revenir à la table des négociations avec les États-Unis s’il recevait des assurances de ne plus être attaqué, ont rapporté dimanche des médias officiels iraniens.Dans un discours tenu samedi devant des diplomates étrangers à Téhéran, le chef de la diplomatie iranienne a indiqué que l’Iran avait « toujours été prêt, et le resterait à l’avenir » pour discuter de son programme nucléaire, mais que «des garanties doivent être fournies pour qu’en cas de reprise des pourparlers, le processus ne mène pas à une guerre». Lire aussi L'Iran vu par l'Occident : mille et une nuances d'orientalisme Faisant référence à la guerre de 12 jours déclenchée par bombardements israéliens des sites nucléaires et...