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Culture - Grand Entretien

Jorge Takla : Pour Baalbeck, j’ai choisi de rendre « Carmen » un peu libanaise

À une dizaine de jours de la présentation, les 25 et 26 juillet, du célèbre opéra de Bizet sur les marches du temple de Bacchus dans la cité du Soleil, le producteur et metteur en scène libano-brésilien revient pour « L'Orient-Le Jour » sur son adaptation inédite de cette œuvre la plus jouée du répertoire lyrique ainsi que sur son parcours international. Depuis ce soir de 1964 où, dans un festival étoilé en plein cœur de la Békaa, il a senti l’appel de la scène…

Jorge Takla : Pour Baalbeck, j’ai choisi de rendre « Carmen » un peu libanaise

Jorge Takla. Le metteur en scène travaille depuis 3 mois à la préparation de « Carmen ». Photo fournie par l'artiste.

Pionnier du théâtre musical au Brésil, Jorge Takla s’est imposé depuis plusieurs décennies comme l’un des producteurs et metteurs en scène d’opéra et de « musicals » les plus importants de la scène sud-américaine. Habité par la passion du geste théâtral, l’appétence pour le lyrique et le sens du récit visuel, ce Libano-Brésilien est célèbre pour ses productions de grands ensembles mêlant précision dramaturgique, rigueur musicale et esthétisme soigné. Parmi ses spectacles les plus acclamés figurent aussi bien les mises en scène de La Traviata et du Rigoletto de Verdi, la version minimaliste de Jésus-Christ Superstar, le musical Evita, l’adaptation scénique de l'opéra de Benjamin Britten The Midsummer Night's Dream ou encore la pièce Mademoiselle Chanel… Pour ne citer que quelques titres de son foisonnant catalogue de réalisations.

Rencontre avec un créateur de spectacles inspiré qui, après une absence de plus de cinquante ans, revient au Liban présenter Carmen de Georges Bizet dans une production originale du Festival international de Baalbeck, placé cette année sous le thème « Les Piliers de l'éternité ».

Il paraît que c'est au Festival de Baalbeck, où vous vous étiez rendu enfant avec vos parents, que vous avez ressenti votre premier attrait pour l’univers scénique. Vous souvenez-vous encore de vos émotions de ce soir-là ?

C’était en 1964, Rudolf Noureev et Margot Fonteyn s’y produisaient avec le Royal Ballet dans Le Corsaire. Quand j’ai vu Noureev débarquer sur scène comme une boule de feu, j’ai senti l’ampleur du sacré. Dans ce cadre d’une puissance magique, j’ai instantanément compris que la scène est un autel où l’on présente un sacrifice. C’est là que je veux être, ai-je aussitôt pensé. Mais je ne savais pas encore de manière claire si je voulais être danseur, comédien, chanteur ou faiseur de spectacles… Et voilà que près de six décennies plus tard, je reviens à Baalbeck en tant que metteur en scène !

« Le théâtre est ma religion », avez-vous d’ailleurs souvent répété. Expliquez-nous cette ferveur… Considérez-vous que la création artistique tient plus que tout du spirituel ?

Oui, il y a un souffle qui vient d’en haut. Et cela quel que soit l’art, qu’il soit scénique, plastique ou autre… Dans le cas de la scène, le spectateur passe par l’acteur qui, lui, l’emmène vers une autre dimension, celle des dieux peut-être… Car il y a une liaison avec une dimension supérieure qu’on ne comprend pas toujours. Pour moi, le théâtre est un acte religieux, un sacerdoce, une mission. C’est d’ailleurs cette conviction qui m’a permis de lutter contre toutes les barrières, toutes les adversités auxquelles j’ai été confronté, moi qui venais d’un milieu qui n’avait aucun rapport avec le théâtre. Alors, aujourd’hui, le fait d’exercer mon art dans un temple de Baalbeck a une symbolique doublement sacrée pour moi…

 Vous avez choisi d’adapter « Carmen » de Bizet, l’opéra le plus joué au monde pour cette édition du Festival de Baalbeck. Qu’est-ce qui a motivé le choix de cette pièce ?

C’est un peu un concours de circonstances. L’été dernier, alors que j’étais de passage à Beyrouth, j’ai rencontré Toufic Maatouk et Nayla de Freige, deux amis de longue date, qui m’ont fait part de leur souhait de me voir monter un spectacle pour le Festival de Baalbeck. Comme je venais de mettre en scène à l’Opéra de São Paolo une Carmen qui avait eu beaucoup de succès, la présidente du festival a suggéré qu’on pouvait, peut-être, la représenter à Baalbeck dans l’édition de 2025, si les circonstances le permettaient. D’autant que l'on célèbre cette année à travers le monde entier les 150 ans de cette pièce. J’ai évidemment accepté, mais en proposant pour Baalbeck une production originale, une version totalement créée sur mesure pour ce festival mythique et son site parmi les plus beaux au monde.

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Vous signez donc une adaptation spéciale de cet opéra pour le Festival de Baalbeck. Une « Carmen » encore jamais vue en quelque sorte ?

Tout à fait. Une Carmen jamais vue, même par moi (rires) et qui sera présentée sur les marches du temple de Bacchus sur une scène ronde évoquant une arène face à de très grands gradins de 2 200 places.

Pour moi, cet opéra est une histoire de liberté, de passion, de féminicide, de harcèlement sexuel, de puissance féminine, mais c’est surtout une histoire politique. Carmen est une femme qui lutte pour l’indépendance de son peuple et sa propre indépendance, c’est ce qui rend cette œuvre universelle, peu importe que l’héroïne soit espagnole, américaine, australienne ou libanaise. Alors, comme je voulais éviter le cliché de l’espagnolade, de l’éventail, etc. j’ai choisi de la rendre un peu plus libanaise. Et cela à travers les artistes qui m’accompagnent. Rabih Keyrouz a créé des costumes aux tissus et formes modernes-orientales ; dans la musique, j’ai augmenté un peu les teintes orientales ; les chœurs sont libanais ; le chef d’orchestre est le père Toufic Maatouk – un directeur musical exceptionnel qui connaît la voix lyrique comme personne ; la chorégraphie est signée Anselmo Zolla et les danseuses sont toutes libanaises (mais les danseurs étrangers) et la scénographie comprendra une projection des œuvres du peintre libanais Nabil Nahas sur les colonnes…

Présenter un spectacle sur les marches du temple de Bacchus tient-il plus du rêve ou du défi ?

Les deux. Mais je dois avouer que le défi est énorme à relever dans ce site antique. J’ai présenté des spectacles dans des salles géantes mais là, dans ce cadre à ciel ouvert aux pierres millénaires, je fais face à mon plus grand challenge. Mais je voudrais aussi rappeler que ce défi n’est pas uniquement le mien, c’est aussi celui du comité de Baalbeck, des sponsors, de tous ceux qui ont investi dans ce festival malgré l’instabilité de la situation au Liban. Je trouve extraordinaire ce risque que tout le monde prend jusqu’à la dernière minute.

Vous êtes né et vous avez grandi dans les années d’avant-guerre au Liban. Quels souvenirs gardez-vous du Beyrouth de votre enfance ?

Celui de la douceur de vivre. J’ai eu une enfance très douce au Liban.

Votre père, Philippe Takla, qui était un haut commis de l’État libanais (il a été député, ministre des Affaires étrangères, ambassadeur auprès des Nations unies et le premier gouverneur de la banque centrale), vous répétait sans cesse qu’il fallait construire votre avenir à l’étranger. Comment résonnent en vous ses recommandations a posteriori ?

Il m’a toujours dit : « Si tu peux faire ta carrière au Brésil – ma mère étant brésilienne, j’y avais de la famille – reste là-bas. » Il pressentait que l’avenir serait dangereux au Liban. Pour moi, ce n’était pas aussi tranché. Je savais que je voulais faire mes études en Europe, découvrir le monde et vivre un peu à l’étranger, mais je ne pensais pas que je ne pourrais jamais y revenir.

En fait, j’ai quitté le Liban en 1968 en famille quand mon père a été nommé ambassadeur en France. J’ai passé mon baccalauréat à Paris puis j’y ai fait l’École des beaux-arts et le Conservatoire d’art dramatique. Quelques années plus tard, quand la guerre a éclaté au Liban en 1975, je vivais à New York où j’étais comédien au théâtre La MaMa. Je me suis rendu au Brésil pour le mariage de mon frère aîné et comme on ne pouvait plus revenir au Liban, j’y suis resté, d’abord un an, ensuite de manière définitive…

Voilà donc plus de 50 ans que vous vivez à l’étranger. Vous ne revenez qu’épisodiquement au Liban. Quelle est aujourd'hui votre relation avec ce pays ?

Je vis à l’étranger depuis 55 ans, au Brésil depuis 50 ans et je suis resté plus de 25 ans sans remettre les pieds au Liban. J’avais bloqué toute idée de retour pour me consacrer totalement à ma carrière. Ce n’est que ces dernières années que j’y reviens régulièrement. Et c’est comme si je n’avais jamais quitté ce pays. Chaque fois que j’y retourne, je n’ai plus envie de repartir. Je retrouve les gens que je connaissais, mes amis d’enfance, comme si nous nous étions quittés la veille. Les liens y sont solides… Cependant, même s’il reste toujours aussi merveilleux pour moi, et même si je trouve qu’en dépit de la situation politique, il a gardé quelque chose de son âme, je sens que le Liban a quand même régressé. Il a beaucoup changé par rapport à ce qu’il était. Ou, peut-être, le souvenir que j’en avais était une illusion… 

Malgré votre éloignement, qu’avez-vous gardé de typiquement libanais en vous ?

Sans doute mon esprit de résilience et mon côté combatif. Je tombe et je me relève toujours. Ce qui est typiquement libanais.

Né au Liban, formé à Paris, installé à São Paulo au Brésil, votre carrière vous a mené sur les grandes scènes internationales. Comment cette circulation entre les cultures a-t-elle façonné votre regard de metteur en scène ?

C’était très confus au début, parce que j’ai toujours eu des problèmes d’identité qui me viennent sans doute de l’enfance. J’ai grandi entre une mère brésilienne qui parlait mal l’arabe, un père libanais, une gouvernante suisse-allemande et j’étais scolarisé dans une école protestante française. Ce mélange d’influences et de cultures m’a rendu les choses difficiles… Puis, il y a eu le conservatoire classique à Paris, mes maîtres les metteurs en scène Bob Wilson et Andreï Serban… Ça n’a pas été simple de trouver mon propre langage scénique. Mais j’ai énormément travaillé et ça a fini par arriver. Aujourd’hui, il paraît qu’il y a un « style Takla ». C’est ce qui se dit au Brésil. Même si, personnellement, je ne sais pas ce que c’est.

Tout au long de votre carrière, vous avez mis en scène aussi bien des comédies musicales que de grands opéras. Qu’est-ce qui guide votre choix d’un projet : l’histoire, la musique, ou le défi qu’il représente ?

Le plus souvent le thème, mais j’aime aussi beaucoup la musique. 

 Quelles ont été les rencontres marquantes de votre vie ?

Bob Wilson, le célèbre metteur en scène américain, que j’ai accompagné en 1974 en tant que volontaire au Festival de Baalbeck, alors que j’étais étudiant au Conservatoire de Paris. Il était venu au Liban pour préparer un spectacle qu’il devait réaliser l’année suivante à Baalbeck. Spectacle qui n’a pas eu lieu évidemment. Mais j’ai eu la chance, à peine sorti du Conservatoire, de travailler avec lui, notamment pour la mise en scène d’un spectacle pour le festival de Chiraz-Persépolis en Iran commandé par Farah Pahlavi, la femme du chah dont il était un ami. Puis je me suis envolé pour New York où, pendant trois ans, j’ai fait partie de La MaMa qui était le temple du théâtre d’avant-garde à cette époque. Là, j’ai travaillé avec Andreï Serban, un autre très important metteur en scène roumano-américain et surtout rencontré Rida Khoury, la grande actrice libanaise qui travaillait dans la même compagnie. Nous sommes devenus très amis, elle était un peu comme une grande sœur pour moi. À travers elle, j’ai connu toutes les histoires et les figures marquantes du théâtre libanais – elle me parlait de Raymond Gebara, Mounir Abou Debs, Jalal Khoury, Nidal Achkar et Fouad Naïm –, ce qui m’a aidé à maintenir des attaches avec le Liban sans y vivre. Ces trois personnalités ont joué un rôle très important dans mon parcours en m’aidant à comprendre l’universalité du théâtre… J’ai eu aussi, bien sûr, de magnifiques rencontres avec de grands auteurs, compositeurs, chorégraphes et comédiens brésiliens, dont entre autres la célèbre actrice Marilia Pera avec qui j’ai beaucoup travaillé.

Mais je crois que la personne la plus importante dans ma vie aura été mon père. Quand je lui ai dit que j’avais décidé de faire du théâtre, deux larmes ont coulé sur ses joues. Et il m’a dit ces mots que je n’oublierais jamais : « Je pense que tu devrais faire ce que tu veux, mais je suis triste parce que tu as choisi la seule profession dans laquelle je ne pourrais pas t'aider. » Et pourtant, c’est lui qui m’a tout appris sur les êtres humains, la psychologie et le comportement des gens, l’histoire des civilisations et la littérature, car il était un homme de lettres aussi. Et je peux vous assurer que jusqu’aujourd’hui j’entends sa voix me guider et son influence façonne toujours mon travail.

Sur la centaine et quelques pièces que vous avez produites et mises en scène, quelles sont celles dont vous êtes le plus fier ?

Ce sera toujours la prochaine. J’ai produit et mis en scène entre 140 et 150 spectacles au cours de ma carrière. Mais je dirais que c’est surtout l’opéra qui me motive parce que c’est le théâtre complet. En revanche, j’avoue être fier d’avoir été le pionnier du théâtre musical au Brésil. J’ai lutté pour son implantation et j’ai contribué à en faire une très grande industrie au Brésil en formant notamment des générations de chanteurs, de danseurs, de techniciens, perruquiers, éclairagistes, etc.

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Votre devise dans la vie ?

Aller de l’avant.

Qu'est-ce qui, aujourd'hui, vous bouleverse et vous met en colère ?

L’incompétence. Les gens ne sont pas obligés d’être compétents, mais qu’ils se vantent à tort de l’être m’irrite au plus haut point.

À ceux que le répertoire lyrique intimide, que dites-vous ?

Je leur dirai que c’est une histoire qui est racontée, comme n’importe quelle autre, une histoire qui vous emmène hors de la réalité.

Le problème, c’est que les œuvres lyriques sont souvent présentées de manière très distante, presque inaccessibles pour les jeunes d’aujourd’hui, qui aiment les sons puissants et rechignent à faire l’effort d’écouter des pièces encore très acoustiques, à la fois éloignées dans le temps et dans leur esthétique sonore. Si l’on parvient à franchir cette barrière, en amplifiant le son, par exemple – ce que je dis là est hérétique et les puristes vont me tuer –, alors ils découvriront que l’opéra est sans doute l’une des choses les plus extraordinaires au monde.

Sinon, c’est un fait qu’il faut avoir une formation musicale classique pour y avoir vraiment accès. Sauf peut-être pour Carmen, qui est un opéra plus proche de l’opérette et du théâtre musical. Ce qui le rend très populaire. Tout le monde connaît la musique de Carmen, tout le monde en a entendu des extraits qui ont même été repris dans des publicités…

Après plusieurs décennies de création, que ce soit sur les plus grandes scènes brésiliennes ou à l’étranger, quels territoires artistiques vous reste-il encore à explorer ?

Le Liban. Parce qu’il y a un potentiel artistique incroyable dans ce pays ! Je suis en train de travailler avec toutes sortes d’artistes libanais et je vois chez les jeunes une éclatante envie de jouer, de chanter, de réaliser. Je travaille avec plusieurs chœurs, notamment celui de l’Université Antonine, mais aussi d’autres formations, habituées à chanter debout, partitions en main, dans des églises. Cette fois, ils jouent. Et il faut voir le plaisir qu’ils y prennent ! Même chose pour les étudiants de l’école de mode de l’ALBA et de l’institut Creative Space, littéralement fascinés par les personnages de l’opéra pour lesquels ils réalisaient les costumes. Il y a là un territoire artistique immense à explorer, et je compte bien m’y aventurer.

En attendant, quels sont vos projets à venir ?

Je prépare un Wozzeck d’Alban Berg en semi-stage avec l’orchestre de São Paolo ; une pièce de Menotti aussi et, en principe, j’aurais un Turandot à mettre en scène l’année prochaine. Je devais le faire au cours de cette année, mais j’ai préféré me consacrer à Carmen à Baalbeck et ils m’ont attendu…

Vous nous aviez confié, lors d’une rencontre en 2002, que vos trois grands rêves dans la vie étaient de faire du théâtre, de vivre au Brésil et de présenter au moins l’une de vos productions à Baalbeck. Peut-on considérer que vous êtes désormais un homme comblé ?

Les deux premiers ont été réalisés. Le troisième est en passe de l’être... Je l'espère. Mais là, j’en ai un quatrième : revivre au Liban, après plus de 50 ans d’exil. Si j’arrive à partager mon temps entre le Brésil et ici, passer la moitié de l’année à São Paolo et l’autre à Beyrouth, alors là, je serais un homme comblé.

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Carmen, une production fièrement libanaise

C’est une Carmen à l’âme libanaise, portée par des talents locaux et européens, et servie par une production d’envergure internationale. Le spectacle sera présenté dans le cadre du Festival de Baalbeck 2025, placé cette année sous le thème évocateur des « Piliers de l’éternité ».

Outre la mise en scène de Jorge Takla, les costumes sont signés par le créateur Rabih Kayrouz, tandis que le brésilien Anselmo Zolla  assure la chorégraphie, mêlant danseurs étrangers et danseuses libanaises. La scénographie est confiée à Nabil Nahas, avec des projections de ses propres peintures sur les colonnes du temple. Une scène ronde, telle une arène, a été spécialement incrustée sur les marches du site antique pour accueillir ce spectacle exceptionnel.

Dans les rôles principaux, quatre chanteurs français : Marie Gautrot (Carmen), Julien Behr (Don José), Jérôme Boutillier (Escamillo) et Vannina Santoni (Micaëla). Ils seront entourés de huit chanteurs libanais, de la Chorale de l’Université Antonine, et accompagnés par l’Orchestre de la Radio Roumaine placés sous la direction de Toufic Maatouk.

Pionnier du théâtre musical au Brésil, Jorge Takla s’est imposé depuis plusieurs décennies comme l’un des producteurs et metteurs en scène d’opéra et de « musicals » les plus importants de la scène sud-américaine. Habité par la passion du geste théâtral, l’appétence pour le lyrique et le sens du récit visuel, ce Libano-Brésilien est célèbre pour ses productions de grands ensembles mêlant précision dramaturgique, rigueur musicale et esthétisme soigné. Parmi ses spectacles les plus acclamés figurent aussi bien les mises en scène de La Traviata et du Rigoletto de Verdi, la version minimaliste de Jésus-Christ Superstar, le musical Evita, l’adaptation scénique de l'opéra de Benjamin Britten The Midsummer Night's Dream ou encore la pièce Mademoiselle Chanel… Pour ne citer que quelques titres de son...
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