Le président turc Recep Tayyip Erdogan (G) saluant Zeydan Karalar (D), maire d'Andana du Parti républicain du peuple (CHP) de l'opposition laïque turque, à côté du maire d'Ankara Mansur Yavas (CHP) (C) avant un meeting à Ankara. Photo AFP / Service de presse de la présidence turque
La France a dit lundi sa « profonde préoccupation » après l'arrestation de trois nouveaux maires du principal parti d'opposition en Turquie, soulignant l'importance du droit des élus locaux.
Trois nouveaux maires du principal parti d'opposition en Turquie ont été arrêtés samedi dans le cadre d'une enquête sur des accusations de crime organisé dénoncée comme une « opération politique » par les responsables de cette formation.
Ces arrestations sont les dernières en date d'élus du Parti républicain du peuple (CHP), sur lequel le gouvernement turc exerce une pression croissante depuis la large victoire de cette formation aux élections locales de 2024 face au parti AKP du président Recep Tayyip Erdogan.
« Le respect des droits des élus locaux et des parlementaires de l'opposition, le droit à un procès équitable, la liberté de manifester et d'expression constituent des pierres angulaires de l'Etat de droit et de la démocratie », selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères.
Ces arrestations samedi de Zeydan Karalar, Muhittin Bocek et Abdurrahman Tutdere, les maires respectivement d'Adana, d'Antalya et d'Adiyaman, (sud et sud-est) sont liées à une enquête sur des allégations de corruption qui a abouti à la destitution en mars du puissant maire d'Istanbul, Ekrem Imamoglu, le plus important rival politique de M. Erdogan et le candidat du CHP pour la présidentielle de 2028.
L'incarcération de M. Imamoglu avait déclenché des manifestations de masse et les pires émeutes que la Turquie ait connues depuis 2013.


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