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Moyen-Orient - Irak

Le désarmement du PKK prévu pour « les prochains jours »

Ce parti, engagé depuis plus de quatre décennies dans un conflit sanglant contre l'État turc, avait annoncé le 12 mai sa dissolution.

Le désarmement du PKK prévu pour « les prochains jours »

Une femme kurde irakienne tenant un drapeau avec le portrait d'Abdullah Ocalan, fondateur du PKK, dans la région autonome du Kurdistan irakien, le 27 février 2025. Photo Shwan Mohammed/AFP

Le porte-parole du Parti turc de la justice et du développement (AKP), Ömer Çelik, cité par Reuters, a déclaré mardi que « le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pourrait commencer à rendre ses armes dans les prochains jours ». Mardi déjà, deux commandants en Irak du PKK, cités par l’AFP, avaient promis le désarmement d’une partie de leurs combattants, « en signe de bonne volonté », entre le 3 et le 10 juillet selon la presse locale.

Il s'agit des indices les plus clairs, à ce jour, que les efforts d’obtention du désarmement de cette organisation armée, considérée comme « terroriste » par la Turquie, pourront bientôt aboutir. Le PKK, engagé depuis plus de quatre décennies dans un conflit sanglant contre l'État turc, avait annoncé le 12 mai sa dissolution, répondant à un appel lancé fin février par son chef historique Abdullah Öcalan, emprisonné depuis 1999 sur une île-prison au large d'Istanbul.

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Un désarmement qui « pourrait se produire dans les prochains jours »

Interrogé par des journalistes de Reuters sur un éventuel calendrier pour le dépôt des armes par les militants du PKK, M. Çelik a déclaré ne pas vouloir donner « de calendrier précis à ce stade », précisant toutefois avoir « atteint une étape où cela pourrait se produire dans les prochains jours. » Et d’ajouter que les jours à venir seront « extrêmement importants pour une Turquie libérée du terrorisme ».

Un responsable de la sécurité kurde à Souleymaniyé, (capitale de la province éponyme au Kurdistan irakien, NDLR.), cité par Reuters et s’exprimant sous couvert d’anonymat, a de même indiqué que la remise des armes sera « supervisée par des responsables de la sécurité du gouvernement central irakien à Bagdad », affirmant que « si tout se déroule comme prévu, la remise des armes du PKK aura lieu la semaine prochaine ».

Un signe de « bonne volonté »

Par ailleurs, questionnées par Reuters, deux sources du PKK basées dans le nord de l’Irak ont confirmé le lancement des « préparatifs pour la remise des armes (...), en coordination avec les autorités kurdes de sécurité à Soulaymaniyé ». Et de préciser que « le désarmement servira de geste de bonne volonté visant à instaurer la confiance et à ouvrir la voie pour que le gouvernement turc prenne des mesures supplémentaires et honore ses engagements en faveur d'une paix durable. » Des déclarations qui font échos au témoignage d'un commandant kurde, s'exprimant sous couvert de l'anonymat, qui avait confirmé à l'AFP qu'un certain nombre de combattants du parti « détruiront ou brûleront leurs armes lors d'une cérénomie (...) en geste de bonne volonté ».

Le conflit dans lequel le PKK s’était engagé contre la Turquie depuis 1984, initialement dans l’objectif de créer un État kurde indépendant, avait causé plus de 40 000 morts selon les chiffres officiels. Incarcéré à l'isolement à l'île-prison d'Imrali depuis 26 ans, Abdullah Öcalan avait appelé à un « changement de paradigme majeur », selon lui « indispensable pour réparer les liens brisés entre la Turquie et sa minorité kurde », signalant sa détermination à tourner la page de la lutte armée.

Le porte-parole du Parti turc de la justice et du développement (AKP), Ömer Çelik, cité par Reuters, a déclaré mardi que « le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) pourrait commencer à rendre ses armes dans les prochains jours ». Mardi déjà, deux commandants en Irak du PKK, cités par l’AFP, avaient promis le désarmement d’une partie de leurs combattants, « en signe de bonne volonté », entre le 3 et le 10 juillet selon la presse locale.Il s'agit des indices les plus clairs, à ce jour, que les efforts d’obtention du désarmement de cette organisation armée, considérée comme « terroriste » par la Turquie, pourront bientôt aboutir. Le PKK, engagé depuis plus de quatre décennies dans un conflit sanglant contre l'État turc, avait annoncé le 12 mai sa dissolution, répondant à un appel lancé fin...
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