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Moyen-Orient - Syrie

Massacre des alaouites : la chaîne de commandement remonte jusqu'à Damas, selon une enquête de Reuters

Sur une discussion sur Telegram, un porte-parole du ministère syrien de la Défense a été informé des tueries à Jablé et a répondu aux autres participants à la conversation : « Qu’Allah vous récompense. » 

Un membre des forces syriennes de sécurité tenant une arme, sur la base russe de Hmeimim, à Lattaquié, le 19 mars 2025. Photo Reuters/Stringer

Le cœur du jeune homme a été arraché de sa poitrine et déposé sur son corps. Son nom figurait sous le numéro 56 sur une liste manuscrite de 60 morts, incluant ses cousins, ses voisins et au moins six enfants du village d’al-Roussafa, sur le littoral syrien. Les hommes qui ont tué Souleimane Rachid Saad, qui était âgé de 25 ans, ont appelé son père, Rachid Saad, depuis le téléphone de la victime et l’ont mis au défi de venir récupérer le corps. Il était étendu à côté d’un salon de coiffure. C’était en fin d’après-midi, le 8 mars. Les massacres d’alaouites étaient alors loin d’être terminés. Le meurtre de Souleimane Rachid Saad faisait partie d’une vague de tueries perpétrées par des combattants sunnites dans les communautés alaouites de la côte méditerranéenne syrienne, entre le 7 et le 9 mars. Ces violences ont éclaté en réaction à une rébellion déclenchée la veille par d’anciens officiers restés fidèles au président déchu Bachar el-Assad, rébellion qui aurait causé la mort de 200 membres des forces de sécurité, selon le gouvernement. 

Une enquête de Reuters a reconstitué le déroulement des massacres, identifiant une chaîne de commandement reliant les assaillants à des hommes qui servent aujourd’hui aux côtés des nouveaux dirigeants de la Syrie, à Damas. Ce travail d’enquête a recensé près de 1 500 alaouites syriens tués et des dizaines de disparus. L’enquête a révélé 40 sites distincts de tueries, de pillages et d’exactions contre cette minorité religieuse longtemps associée au régime Assad. 

Une dizaine de factions potentiellement impliquées

Au moins une douzaine de factions désormais sous l’autorité du nouveau gouvernement, dont certaines étrangères, ont participé aux massacres de mars, selon les conclusions de Reuters. Près de la moitié d’entre elles font depuis des années l’objet de sanctions internationales pour violations des droits humains, incluant des meurtres, des enlèvements et des agressions sexuelles. Parmi les unités identifiées par Reuters figurent le Service de sécurité générale (GSS), principal organe de maintien de l’ordre à l’époque où Hay’at Tahrir el-Cham (HTC, le groupe jihadiste dirigé par Ahmad el-Chareh et aujourd’hui dissous) contrôlait Idleb, aujourd’hui intégré au ministère de l’Intérieur ; des unités d’ex-HTC comme la force d’élite « Unité 400 » et la Brigade Othmane ; mais aussi des milices sunnites ayant récemment rejoint les rangs du gouvernement, dont la Brigade Sultan Souleimane Chah et la division Hamza, toutes deux sanctionnées par l’Union européenne pour leur rôle dans les massacres. 

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Le pouvoir syrien – y compris le ministère de la Défense et le bureau présidentiel – n’a pas répondu au résumé détaillé des résultats de l’enquête ni aux questions de Reuters concernant le rôle des forces gouvernementales dans les massacres. Le président par intérim, Ahmad el-Chareh, avait officiellement condamné ces exactions et ordonné la création d’une commission pour enquêter sur les violences et organiser des médiations pour une « paix civile ». Yasser Farhane, porte-parole de cette commission, a indiqué à Reuters que le président recevrait les conclusions dans deux semaines. La commission est actuellement en phase d’analyse des informations et rédige son rapport final sur la base de témoignages recueillis auprès de plus de 1 000 personnes, ainsi que des comptes rendus de responsables et des interrogatoires de détenus. Il a déconseillé à Reuters de publier les conclusions de son enquête avant la sortie officielle du rapport. « Nous ne pouvons pas donner de réponse avant d’avoir terminé ce processus, par respect pour l’intégrité de la vérité », a-t-il ajouté. En attendant, les meurtres se poursuivent jusqu’à aujourd’hui, a constaté Reuters. 

Des familles entières

Le nouveau gouvernement syrien a dit avoir craint de perdre le contrôle de la côte face à un soulèvement des partisans d’Assad. Il a donné, dès le 6 mars, des ordres clairs d’écraser une tentative de coup d’État des « fouloul », ou « résidus » du régime, selon six combattants et commandants et trois responsables gouvernementaux. Beaucoup des hommes ayant reçu ces ordres portaient l’uniforme gouvernemental depuis seulement quelques mois, et partageaient une vision particulièrement brutale de l’islam sunnite. Ce jour-là, certains ont interprété le terme « fouloul » comme désignant tous les alaouites, minorité de deux millions de personnes souvent associée au régime Assad, dont le clan était issu. 

Reuters a interrogé plus de 200 familles de victimes, au téléphone ou sur les sites de massacre, et a parlé à 40 responsables sécuritaires, combattants et commandants, ainsi qu’à des enquêteurs et médiateurs nommés par le gouvernement. 

Lors de l’insurrection de mars, certains assaillants avaient avec eux des listes de noms d’hommes à exécuter, notamment d’ex-membres des milices pro-Assad temporairement amnistiés par le nouveau gouvernement. Des familles entières portant ces patronymes sont ensuite apparues sur des listes manuscrites des morts dressées par des anciens de villages. De nombreux survivants ont décrit les corps mutilés de leurs proches. 

Les combattants, souvent masqués, s’étaient rassemblés dans les bastions du nouveau pouvoir, à Idleb, Homs, Alep et Damas. Lorsque leurs convois blindés ont déferlé vers l’ouest de la Syrie, les cris de « Sunnites, sunnites » ont résonné dans la nuit, accompagnés de slogans appelant à « égorger les alaouites », selon des vidéos authentifiées par Reuters. De nombreuses vidéos montrent des combattants humiliant des hommes alaouites, les forçant à ramper et à aboyer comme des chiens. D’autres vidéos, filmées par les assaillants eux-mêmes, montrent des tas de corps ensanglantés. 

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Parmi les morts figuraient des familles entières, y compris des femmes, des enfants, des personnes âgées et handicapées, dans des dizaines de villages et quartiers majoritairement alaouites. Dans un quartier, 45 femmes figuraient parmi les 253 morts. Dans un autre village, 10 des 30 personnes tuées étaient des enfants. Dans au moins un cas, une ville alaouite entière a été vidée presque du jour au lendemain, ses centaines d’habitants remplacés par des sunnites. La première question posée par les combattants à leur arrivée était révélatrice, selon plus de 200 témoins et survivants : « Tu es sunnite ou alaouite ? » 

La révolte

C’est au crépuscule du 6 mars que la rébellion contre des agents des forces du maintien de l’ordre de HTC a commencé, avec l’attaque d’un poste de contrôle à Banyas et d’autres positions du GSS dans les provinces de Lattaquié et Tartous, tuant des dizaines de membres des forces de sécurité. Ahmad el-Chareh a déclaré que 200 membres des forces de sécurité avaient été tués lors de la révolte, mais le gouvernement n’a publié ni liste de noms ni bilan actualisé. Le ministère de la Défense n’a pas répondu aux questions de Reuters concernant le nombre actualisé des forces tuées. 

D’après le nouveau gouvernement et des habitants de ces régions, les assaillants étaient dirigés par des officiers toujours fidèles à Assad. Ces officiers ont été rejoints par de jeunes hommes qui avaient perdu leur emploi après que le nouveau gouvernement a licencié des milliers de fonctionnaires alaouites et démantelé l’appareil sécuritaire d’Assad, selon des témoignages d’habitants. Un responsable communautaire a décrit la révolte comme une décision spontanée de personnes désespérées. L’Union européenne a imposé, le 23 juin, des sanctions à trois combattants pro-Assad, les accusant d’avoir dirigé des milices ayant « attisé les tensions confessionnelles et incité à la violence ». Selon Hamza el-Ali, responsable du GSS à Qadamous, les partisans du dirigeant déchu « voulaient mener un coup d’État et déclarer une région autonome sur la côte ». 

Face aux attaques coordonnées, le ministère de la Défense avait demandé des renforts auprès de toutes les factions récemment intégrées aux forces du président Chareh. Les haut-parleurs des mosquées à travers le pays ont lancé des appels au djihad. Mohammad el-Jassim, commandant de la Brigade Sultan Souleimane Chah, a déclaré à Reuters qu’il était hospitalisé en Turquie pour raison médicale au moment des combats. Il a nié que ses hommes aient participé à la violence – la milice, soutenue par la Turquie pendant la guerre civile, fait l’objet de sanctions américaines depuis 2023, accusée par le département du Trésor américain de « harcèlement, d’enlèvements et d’autres abus ». Jassim a néanmoins affirmé avoir été ajouté peu après à un groupe de discussion Telegram dirigé par un haut responsable du ministère de la Défense, qu’il connaissait sous le nom d’Abou Ahd. Le nom de guerre de Hassan Abdel-Ghani, porte-parole du ministère. 

La brigade de Jassim, également connue sous le nom d’Amchat, a alors reçu l’ordre de rouvrir l’autoroute côtière M1 reliant Lattaquié à Jablé. Ce dernier affirme que sa milice s’est positionnée à l’extérieur de Jablé. Pendant que les massacres se déroulaient, le porte-parole du ministère, Abdel-Ghani, a déclaré publiquement que l’opération sur la côte suivait son cours comme prévu, avec pour objectif de garder le contrôle de la région et de « resserrer l’étau sur les derniers éléments d’officiers et les restes du régime déchu », selon l’agence de presse étatique SANA. En coulisses, Abdel-Ghani coordonnait sur Telegram les chefs de milice et les commandants militaires pour répondre à l’insurrection pro-Assad, selon une douzaine de messages écrits et vocaux échangés entre lui et un commandant d’une autre faction. Une localisation envoyée dans l’échange le plaçait en outre sur le pont menant au village d’el-Moukhtariya, où des massacres se déroulaient. Reuters l’a contacté directement via ce compte, mais ce dernier a refusé de commenter davantage, déclarant avoir été interrogé par la commission d’enquête sur les tueries. 

« Le déploiement d’unités connues pour leur hostilité envers des communautés qu’elles considèrent comme adverses, et ayant un historique d’abus, a mené à des résultats prévisibles », a indiqué Nanar Hawach, analyste senior au sein de l’International Crisis Group, soulignant que les massacres ont sapé la légitimité du nouveau gouvernement auprès des Syriens, en particulier des minorités. « Ils ont échoué à remplir leur devoir fondamental : protéger. » 

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Signalant la difficulté du nouveau pouvoir à contrôler ses propres combattants, des témoins dans trois localités différentes affirment avoir vu des factions nouvellement intégrées s’affronter dans les rues des villages. Tous ont décrit avoir vu un camp tenter de protéger des civils désemparés, tandis que des hommes en uniforme cherchaient à les tuer. 

7 mars : 578 morts, 26 localités

Les massacres qui ont commencé avant l’aube du 7 mars ont principalement suivi les deux autoroutes M4 – menant à l’intérieur des terres depuis la mer Méditerranée – et M1 – menant au sud, parallèlement à la côte, avant de bifurquer vers l’est, près du Liban. 

El-Moukhtariya, le premier village situé à la sortie de l’autoroute M4 entre Idleb et Lattaquié, a été attaqué vers 6h du matin. Des groupes d’hommes, dont beaucoup en uniforme du GSS, ont défoncé des portes pour faire sortir les hommes, forçant certains à ramper et traînant d’autres dehors, selon huit témoins interrogés par Reuters. Le carnage a duré environ une heure, au cours de laquelle 157 personnes sont mortes, soit près d’un quart de la population du village, d’après une liste établie par un responsable local et vérifiée par Reuters auprès de plusieurs survivants. Au moins trois familles ont perdu plus de 10 membres durant cette attaque. 

Les villages les plus touchés étaient ceux dont les habitants appartenaient à une sous-branche des alaouites appelée al-Klazyia, selon Ali Mulhem, fondateur du Syrian Civil Peace Group, une organisation qui documente les exactions et facilite les médiations. La famille Assad appartient à la branche al-Klazyia, tout comme bon nombre de hauts responsables sécuritaires du régime, selon M. Mulhem et un dirigeant communautaire alaouite. 

Sonobar, un village agricole d’environ 15 000 habitants entouré de champs de légumes, fait partie des localités associées à cette sous-confession. La force d’élite de HTC appelée « Unité 400 » s’était installée à Sonobar en décembre, promettant que la ville serait laissée en paix sous le nouveau pouvoir, selon trois villageois. Ils ont décrit des tensions, mais une vie supportable. Toutefois, tôt le 7 mars, les hommes de l’Unité 400, accompagnés de centaines de renforts, ont convergé et commencé à tuer. Selon 17 témoins, neuf factions différentes ont participé à l’attaque. La Brigade Sultan Souleimane Chah en faisait partie, selon des témoins ayant reconnu son badge et une vidéo d’un combattant se vantant d’avoir « vaincu les résidus de l’ancien régime » au nom du groupe – la milice a nié tout lien avec l’individu, accusé d’avoir voulu nuire à sa réputation. Le groupe Jeich al-Islam a également été identifié à travers des combattants et des témoins. 

Au total, 236 habitants de Sonobar ont été tués, selon des listes consultées par Reuters et vérifiées auprès de plusieurs habitants. Il s’agissait principalement de jeunes hommes âgés de 16 à 40 ans. Parmi les blessés figurait une femme enceinte qui a perdu son bébé mais a survécu à ses blessures par balle. Des témoins affirment que les combattants ont volé de la nourriture pour rompre le jeûne du ramadan, célébrant dehors pendant que des femmes terrifiées les observaient à travers les fenêtres. Une photo de Sonobar, confirmée par deux alaouites survivants du village, montre un message griffonné sur le mur d’une maison : « Vous étiez une minorité, vous êtes maintenant une rareté. » 

8 mars : 828 morts, 10 localités

Le premier groupe d’hommes armés à arriver samedi dans la ville d’al-Roussafa comptait une douzaine de personnes. Il était un peu plus de 10h du matin. Certains portaient des treillis noirs et des baskets. Les habitants étaient bloqués chez eux depuis la veille, lorsqu’un convoi gouvernemental d’environ 50 véhicules, dont un char, s’était déployé autour du village, avait coupé l’électricité et ouvert le feu – parfois sur des gens, parfois au hasard. Au total, 60 alaouites ont été tués dans ce village, selon des listes consultées par Reuters. La plus jeune victime avait quatre ans. Comme à Sonobar, des survivants ont dit que les assaillants avaient laissé un message sur les murs : « Des hommes sunnites sont passés par ici. Nous sommes venus verser votre sang. » Un chef communautaire a indiqué que les assaillants se sont identifiés comme appartenant aux factions Hamza, Sultan Souleimane Chah et Jeich el-Ezza. Les représentants de Hamza et de Jeich el-Ezza ont refusé de commenter. Jassim, commandant de Sultan Souleimane Chah, a nié que ses hommes aient jamais été à al-Roussafa. 

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Plus près de la côte, des forces de la Brigade Othmane et de l’Unité 400 s’étaient installées à Qourfays après la chute d’Assad, selon deux survivants et une personne ayant de la famille sur place. Le vendredi, alors que les nouvelles des massacres se répandaient dans la région, les villageois ont choisi quatre notables pour négocier avec les combattants de la brigade Othmane. Ils ont tenté de les convaincre que la ville ne soutenait pas Assad et qu’il n’y avait pas lieu de rester. « Ils ont insisté pour rester, disant qu’un plan était déjà en place », a déclaré une personne informée des discussions. Quand les médiateurs et les combattants sont retournés au village, six hommes avaient été tués pendant leur absence. « Aucun de ces hommes n’était armé, aucun n’appartenait à l’ancienne armée. L’un d’eux était atteint de troubles mentaux », a dit l’un des témoins. Environ 50 fidèles ont été battus dans le sanctuaire du village, selon un autre témoin, lui-même blessé. Certains ont cru avoir échappé à un massacre de masse, mais samedi matin, ils ont compris qu’ils s’étaient trompés. Un nouveau convoi de 80 véhicules est arrivé. Quelqu’un a tiré en l’air, puis, comme en réponse à un signal, les miliciens ont ouvert le feu. Au total, 23 personnes sont mortes en deux jours, selon des photos transmises à Reuters. 

Le ministère de la Défense, qui supervise directement la Brigade Othmane et l’Unité 400, n’a pas répondu aux questions concernant les tueries de Roussafa et Qourfays. 

9 mars : 74 morts, 4 localités

Le dimanche, les tueries frénétiques touchaient à leur fin. Il était temps d’enterrer les morts – avec crainte, souvent en secret. À Banyas, près de l’endroit où l’attaque pro-Assad contre un poste de contrôle avait déclenché les représailles, il y avait 253 corps à enterrer, selon des listes consultées par Reuters. À Jablé, le bilan s’élevait à 77 alaouites, selon 30 familles. La ville a été ciblée par l’Unité 400, la Brigade Othmane ainsi que par Sultan Souleimane Chah, Hamza et le Parti islamique du Turkestan, composé d’Ouïghours et d’autres combattants étrangers, selon six témoins et un responsable sécuritaire local. 

Jassim a affirmé que ses hommes étaient bien entrés à Jablé, mais en étaient repartis en raison de « nombreuses violations » – il a nié toute responsabilité dans les massacres. Les autres forces n’ont pas répondu aux sollicitations de l’agence. Le chat Telegram a montré que le porte-parole du ministère de la Défense, Abdel-Ghani, avait été informé des « débordements » à Jablé. Sa réponse dans le chat : « Qu’Allah vous récompense. » 

De nombreux survivants, en particulier à Banyas, ont déclaré que des voisins sunnites les avaient mis à l’abri ou avaient essayé de les protéger. La plupart des proches des personnes tuées pendant les massacres n’ont pas reçu de certificat de décès. 

Après les massacres

De nombreux villages et quartiers alaouites dans les régions de Lattaquié, Tartous et Hama se sont vidés après les attaques. Les habitants se sont regroupés par milliers près de la base russe de Hmeimim, craignant de nouveaux massacres. Les attaques contre les alaouites se poursuivent à ce jour. Entre le 10 mai et le 4 juin, 20 alaouites ont été abattus dans les provinces de Lattaquié et de Hama, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Les auteurs restent inconnus. Les autorités ont indiqué aux Nations unies que des dizaines d’auteurs présumés avaient été arrêtés, selon Paulo Sérgio Pinheiro, président de la commission sur la Syrie de l’organisation mondiale, dans son rapport au Conseil des droits de l’homme des Nations unies le 27 juin. Toutefois, personne n’a été inculpé pour les morts alaouites du mois de mars. Le 30 mai, le ministère de la Défense a publié un code de conduite interdisant les abus contre les civils, les discriminations ou les abus de pouvoir. 

Cet article est une version traduite et réduite par « L’Orient-Le Jour » d’une enquête de Maggie Michael publiée en anglais par l’agence Reuters.

Le cœur du jeune homme a été arraché de sa poitrine et déposé sur son corps. Son nom figurait sous le numéro 56 sur une liste manuscrite de 60 morts, incluant ses cousins, ses voisins et au moins six enfants du village d’al-Roussafa, sur le littoral syrien. Les hommes qui ont tué Souleimane Rachid Saad, qui était âgé de 25 ans, ont appelé son père, Rachid Saad, depuis le téléphone de la victime et l’ont mis au défi de venir récupérer le corps. Il était étendu à côté d’un salon de coiffure. C’était en fin d’après-midi, le 8 mars. Les massacres d’alaouites étaient alors loin d’être terminés. Le meurtre de Souleimane Rachid Saad faisait partie d’une vague de tueries perpétrées par des combattants sunnites dans les communautés alaouites de la côte méditerranéenne syrienne, entre le 7 et le 9...
commentaires (1)

Ce qui est valable "pour les Alaouites" est AUSSI valable pour le massacre à l'intérieur de l'église.Si AL CHAREH joue la comédie du "modéré" pour récupérer les Dollars saoudiens et reconstruire la Syrie,ceux qui sont autour de lui( et lui? )ne sont pas du tout des enfants de choeur et leur idéologie islamiste radicale (et de terreur) est toujours intacte et active. Ils veulent vider la syrien des "non musulmans" "des non sunnites RADICAUX,ceux qui ne sont pas à leur image".Cad Exit tout ce qui s'appelle "ouverture" "acceptation de l'autre". ATTENTION DANGER POUR LE LIBAN

LE FRANCOPHONE

12 h 28, le 01 juillet 2025

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  • Ce qui est valable "pour les Alaouites" est AUSSI valable pour le massacre à l'intérieur de l'église.Si AL CHAREH joue la comédie du "modéré" pour récupérer les Dollars saoudiens et reconstruire la Syrie,ceux qui sont autour de lui( et lui? )ne sont pas du tout des enfants de choeur et leur idéologie islamiste radicale (et de terreur) est toujours intacte et active. Ils veulent vider la syrien des "non musulmans" "des non sunnites RADICAUX,ceux qui ne sont pas à leur image".Cad Exit tout ce qui s'appelle "ouverture" "acceptation de l'autre". ATTENTION DANGER POUR LE LIBAN

    LE FRANCOPHONE

    12 h 28, le 01 juillet 2025

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