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Politique - Décryptage

La menace terroriste... face à la vigilance des services de sécurité


L’optimisme suscité au Liban par l’annonce du cessez-le-feu entre l’Iran et Israël par le président américain Donald Trump a été rapidement atténué par les informations sur des activités de cellules de l’État islamique dans le pays. Brusquement, ce dossier est revenu à l’ordre du jour, réveillant d’anciennes appréhensions. D’autant plus après l’attaque contre l’église de Saint-Élie à Damas, qui a fait 25 morts. Depuis, les services de sécurité libanais annoncent avoir arrêté à plusieurs reprises des personnes soupçonnées d’appartenir à des cellules terroristes.

Selon des sources sécuritaires, la menace terroriste existe depuis des années et n’a jamais disparu, mais elle augmente ou se réduit selon les circonstances. Les services de sécurité sont d’ailleurs très vigilants à ce sujet, surtout depuis les derniers développements en Syrie, où le nouveau pouvoir comprend certains courants radicaux qui considèrent le Hezbollah comme un ennemi. D’ailleurs, des informations parvenues aux services de sécurité libanais révèlent que des combattants ouïghours et tchétchènes sont actuellement déployés le long de la frontière entre la Syrie et le Liban. Il n’est pas clair s’il s’agit du prélude à une attaque contre le Liban ou du résultat d’une décision des autorités syriennes de les éloigner de Damas, à la demande de parties internationales. Beyrouth aurait d’ailleurs soulevé cette question avec Damas, qui se contente d’affirmer que le Liban n’a rien à craindre à ce sujet et qu’il s’agit de simples mesures internes. Le sujet devrait en tout cas être évoqué lors de la visite attendue au Liban d’une délégation ministérielle syrienne, dont la date n’a toutefois pas encore été officiellement précisée.

Ce qui est sûr, à ce stade, c’est que les services de sécurité libanais intensifient leur vigilance à l’égard des cellules dites terroristes. Ils mènent une vaste campagne de sécurité au Liban-Nord mais aussi dans le reste du pays. Cette campagne leur a d’abord permis d’arrêter en décembre dernier une personne originaire de Tripoli considérée comme « l’émir du district du Liban » au sein de l’État islamique. Selon des sources sécuritaires, cet individu dirigeait pas moins de sept unités actives sur l’ensemble du territoire et qui regroupent près de 70 personnes. Au bout de plusieurs mois de surveillance, 30 personnes actives au sein de ces unités ont été arrêtées et 15 d’entre elles se sont avérées être des responsables au sein de l’EI. L’émir arrêté a rapidement été remplacé par un autre, surnommé « Kassoura », qui lui aussi a été récemment emprisonné par les services de sécurité qui poursuivent leur enquête sans relâche. Les sources précitées confient que « Qassoura » a reconnu planifier des opérations au Liban, dans le but d’y ébranler la sécurité et de faire régner le chaos. Il a aussi précisé qu’il comptait utiliser de nouveaux moyens technologiques dans ses attaques, sachant que la situation au Liban a bien changé depuis la période entre 2015 et 2017, lorsque l’État islamique et d’autres organisations de cette mouvance avaient lancé des attaques.

Comment expliquer toutefois le fait que cette menace soit soudain devenue prioritaire, alors qu’elle avait été pratiquement oubliée pendant des années ? Selon les sources sécuritaires, en plus du changement de pouvoir en Syrie, il faudrait aussi envisager la possibilité d’un plan destiné à affaiblir le Liban pour le pousser à accepter des solutions difficiles. Il s’agit principalement de la conclusion d’un accord avec Israël, dont l’idée circule de plus en plus et se lit entre les lignes des déclarations de plusieurs responsables régionaux et internationaux.

Par contre, d’autres parties affirment de leur côté que la menace terroriste est essentiellement avancée par le Hezbollah pour justifier d’une certaine manière le maintien de ses armes. Cette hypothèse est toutefois démentie par les sources sécuritaires qui affirment que les données concrètes en possession des services de sécurité montrent qu’il y a effectivement un réveil des « cellules dormantes » dans le but de déstabiliser le Liban.

Quant à la possibilité d’une attaque simultanée de la part des groupes terroristes d’un côté et de celle des Israéliens de l’autre, les sources sécuritaires affirment qu’elle n’est pas envisagée. Les Israéliens pourraient songer à intensifier leurs attaques contre le Liban et les cellules dormantes peuvent planifier des attaques, mais rien n’indique qu’il y a une coordination entre les deux ni qu’un tel projet va se réaliser. 

L’optimisme suscité au Liban par l’annonce du cessez-le-feu entre l’Iran et Israël par le président américain Donald Trump a été rapidement atténué par les informations sur des activités de cellules de l’État islamique dans le pays. Brusquement, ce dossier est revenu à l’ordre du jour, réveillant d’anciennes appréhensions. D’autant plus après l’attaque contre l’église de Saint-Élie à Damas, qui a fait 25 morts. Depuis, les services de sécurité libanais annoncent avoir arrêté à plusieurs reprises des personnes soupçonnées d’appartenir à des cellules terroristes. Selon des sources sécuritaires, la menace terroriste existe depuis des années et n’a jamais disparu, mais elle augmente ou se réduit selon les circonstances. Les services de sécurité sont d’ailleurs très vigilants à ce sujet,...
commentaires (2)

je me permet d'ajouter qqs mots que dame sacrlet aurait omis-inconsciemment- d'ecrire elle-meme a la suite de ""L’optimisme suscité au Liban par l’annonce du cessez-le-feu entre l’Iran et Israël par le président américain Donald Trump a été rapidement atténué par les informations sur des activités de cellules de l’État islamique dans le pays"" donc elle aurait poursuivit par ecrire: ASSUREMENT, sujet remis sur le tapis par ce meme hezb qui veut bien trouver autant de pretextes vs remettre ses armes.

L’acidulé

10 h 38, le 28 juin 2025

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Commentaires (2)

  • je me permet d'ajouter qqs mots que dame sacrlet aurait omis-inconsciemment- d'ecrire elle-meme a la suite de ""L’optimisme suscité au Liban par l’annonce du cessez-le-feu entre l’Iran et Israël par le président américain Donald Trump a été rapidement atténué par les informations sur des activités de cellules de l’État islamique dans le pays"" donc elle aurait poursuivit par ecrire: ASSUREMENT, sujet remis sur le tapis par ce meme hezb qui veut bien trouver autant de pretextes vs remettre ses armes.

    L’acidulé

    10 h 38, le 28 juin 2025

  • Merci et maintenant on est bien avancés par ce journalisme d’une qualité galactique.

    Mago1

    01 h 07, le 28 juin 2025

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