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Lifestyle - La Carte Du Tendre

Medawar, la plage disparue de Beyrouth

Avant l’autoroute, avant les silos, il y avait une plage. À deux pas d’Achrafieh, Medawar était le refuge des familles de Beyrouth. Cette image, prise dans les années 1920, raconte ce que la ville a perdu.

Medawar, la plage disparue de Beyrouth

Bain de mer dans la baie de Saint-André, à Medawar, au début des années 1920. Collection Georges Boustany/Colorisation Youssef Berjaoui

C’est un lieu où Beyrouth est une mère qui ouvre ses bras pour protéger ses enfants. Dans cette baie tournée vers le nord et entourée de falaises, la mer est à l’écart des courants dominants. Le sable venu du Nil s’y dépose depuis des millénaires. Ce site magique, situé à quelques minutes à pied du centre-ville et d’Achrafieh, est pourtant condamné. Bientôt, il n’existera plus que sur cette photo.Expédier ses obligations le matin, descendre à la mer l’après-midi : la vie des Beyrouthins avait-elle besoin d’être plus compliquée ? En ce début des années 1920, le temps s’est arrêté sur cette plage oubliée. L’eau y est peu profonde, les rires épars et les algues échouées sur le sable brun signent le début de l’été. De temps à autre, un fracas métallique annonce, entre deux grincements, le passage d’un train entre les gares du port et de Mar...
C’est un lieu où Beyrouth est une mère qui ouvre ses bras pour protéger ses enfants. Dans cette baie tournée vers le nord et entourée de falaises, la mer est à l’écart des courants dominants. Le sable venu du Nil s’y dépose depuis des millénaires. Ce site magique, situé à quelques minutes à pied du centre-ville et d’Achrafieh, est pourtant condamné. Bientôt, il n’existera plus que sur cette photo.Expédier ses obligations le matin, descendre à la mer l’après-midi : la vie des Beyrouthins avait-elle besoin d’être plus compliquée ? En ce début des années 1920, le temps s’est arrêté sur cette plage oubliée. L’eau y est peu profonde, les rires épars et les algues échouées sur le sable brun signent le début de l’été. De temps à autre, un fracas métallique annonce, entre deux grincements, le...
commentaires (7)

Merci Georges de nous faire revivre avec tant de talent cette époque magique du Liba❣️

Joumana Jamhouri

11 h 07, le 05 juillet 2025

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Commentaires (7)

  • Merci Georges de nous faire revivre avec tant de talent cette époque magique du Liba❣️

    Joumana Jamhouri

    11 h 07, le 05 juillet 2025

  • Merci Monsieur Boustany ! Avec vous, a chaque fois on decouvre une image oubliee de notre ville, de notre histoire, de notre culture... et cela me fait rever. Merci Infiniment.

    Ramsey hakim

    22 h 39, le 03 juillet 2025

  • Merci Monsieur Boustany ! Votre texte me rend nostalgique.

    KHL V.

    12 h 42, le 30 juin 2025

  • Super beau .....et triste.

    Marie Claude

    09 h 53, le 29 juin 2025

  • Le destin d’une photo est de capturer un instant , d’essayer furtivement de figer le temps. Avec toi georges le temps est magnifié, encadré. Je n’avais jamais entendu parler de cette plage ni du lieu . Tu es un décodeur de mémoire , un peintre de cette nostalgie qui habille tellement aujourd’hui Beyrouth . Avec toi les couleurs sépia deviennent arc en ciel Merci !

    Noha Baz

    08 h 16, le 29 juin 2025

  • Merci Georges : le poète et narrateur d'un temps perdu...

    Elie George Haddad

    06 h 57, le 29 juin 2025

  • Quel magnifique narratif pour cette photo fossile. Pour une fois cela nous change des empreintes de poissons figées sur la pierre. Merci pour votre poésie, votre verve et votre plume retrouvées. !

    le francophile

    17 h 37, le 28 juin 2025

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