Des prisonniers de guerre russes enveloppés de drapeaux nationaux russes réagissant dans un bus après un échange de prisonniers dans un lieu non divulgué en Biélorussie. Photo AFP/HANDOUT
L'Ukraine et la Russie ont annoncé jeudi avoir procédé à un nouvel échange de prisonniers de guerre dans le cadre d'un accord convenu début juin lors de négociations à Istanbul qui n'avaient toutefois pas abouti à des avancées dans le règlement du conflit.
Kiev et Moscou avaient convenu de libérer tous leurs prisonniers de guerre jeunes ou blessés, et de rendre les dépouilles des combattants tués, seul résultat tangible de ces négociations en Turquie.
« Nous poursuivons les échanges (de prisonniers), une nouvelle étape a eu lieu », a indiqué le président ukrainien Volodymyr Zelensky, précisant que des soldats de l'armée, de la garde nationale et des gardes-frontières avaient été libérés. « La plupart d'entre eux étaient en captivité depuis 2022 », a ajouté sur les réseaux sociaux le dirigeant ukrainien.
Pour sa part, le ministère russe de la Défense a affirmé dans un communiqué qu'un « groupe de militaires russes » avait été échangé contre des soldats ukrainiens. Ni Moscou, ni Kiev n'ont toutefois précisé combien de militaires avaient été libérés jeudi, comme lors de précédents échanges ces trois dernières semaines.
Le retour à la Maison Blanche de Donald Trump en début d'année a permis la relance des discussions de paix entre Ukrainiens et Russes, qui étaient à l'arrêt depuis le printemps 2022. Mais les deux cycles de pourparlers qui ont eu lieu jusque-là à Istanbul, sous médiation turque, n'ont pas permis de percée majeure.
La Russie, qui a déclenché il y a plus de trois ans une offensive massive en Ukraine, a rejeté toute trève prolongée et exige, pour mettre fin au conflit, que l'Ukraine lui cède notamment quatre régions, en plus de la péninsule de Crimée annexée en 2014, et renonce à jamais à rejoindre l'OTAN.
Ces conditions sont inacceptables pour l'Ukraine qui réclame, avec ses alliés européens, une trêve sans conditions de 30 jours avant des négociations de paix avec Moscou. La Russie, en revanche, estime qu'accepter une telle offre permettrait aux forces ukrainiennes, en difficulté sur le front, de se réarmer grâce aux livraisons militaires occidentales.


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