Cette photo montre un immeuble résidentiel touché par une frappe israélienne, recouvert d'un grand drapeau iranien, à Téhéran, le 25 juin 2025. Photo AFP/ATTA KENARE
La Russie est opposée à la suspension par l'Iran, son allié au Moyen-Orient, de la coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), a indiqué jeudi son chef de la diplomatie, après le vote la veille par le Parlement iranien en faveur d'une suspension.
« Nous souhaitons que la coopération entre l'Iran et l'AIEA se poursuive, nous souhaitons que tous respectent la déclaration répétée à maintes reprises par l'Iran selon laquelle ce pays n'a pas et n'aura pas l'intention de se doter de l'arme nucléaire », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse.
A l'issue d'une guerre de douze jours avec Israël, pendant laquelle des sites nucléaires iraniens ont été touchés par des frappes israéliennes et américaines, le Parlement iranien a voté mercredi en faveur d'une suspension de la coopération avec l'AIEA.
Pour entrer en vigueur, le texte voté nécessite toutefois encore l'approbation du Conseil des Gardiens, un organe habilité à examiner la législation.
Ces derniers jours, les responsables iraniens avaient dénoncé l'absence, à leurs yeux, de « condamnation » de l'agence internationale après les attaques israéliennes et américaines sur les installations nucléaires du pays. La coopération sera « forcément affectée », avait résumé pour sa part le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaeil Baqaei.
Cette décision de Téhéran a été vivement critiquée par le directeur général de l'AIEA, Rafael Grossi, qui a estimé en réponse que ce travail était « une obligation juridique », et non « pas une faveur ».
Les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire. Téhéran rejette ces allégations et défend, comme Moscou, un droit au nucléaire à des fins civiles. La Russie, via son agence atomique Rosatom, dispose de plusieurs centaines de spécialistes sur le site de la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud-ouest de l'Iran.


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