À l’heure où le monde entier retient son souffle dans l’attente de la décision du président américain au sujet de la participation des États-Unis à la guerre entre les Israéliens et l’Iran, le Liban affiche, lui, une certaine sérénité. Une source militaire précise ainsi qu’en dépit des positions politiques qui peuvent susciter des polémiques internes, le pays devrait rester en dehors de cette guerre. Selon cette source, le Hezbollah s’est en principe engagé à ne prendre aucune initiative sur le terrain qui pourrait entraîner le Liban dans ce conflit. Mais dans un contexte aussi confus et complexe, il peut toujours y avoir des développements imprévus, surtout du côté des factions palestiniennes.
La source militaire précitée affirme aussi que depuis la mise en place du nouveau pouvoir représenté par le président de la République Joseph Aoun et le gouvernement présidé par Nawaf Salam, et grâce à la coordination avec le président de la Chambre Nabih Berry, la coopération est réelle entre les autorités libanaises d’une part et entre celles-ci et le Hezbollah de l’autre, au Sud, bien sûr, mais aussi sur l’ensemble du territoire. Au sujet d’une éventuelle participation du Hezbollah à la guerre en cours, pour épauler l’Iran, la même source confie que des discussions à ce sujet ont eu lieu entre des représentants de la formation et les autorités, notamment militaires, et une décision a été prise de maintenir le pays en dehors de ces développements. C’est essentiellement vrai sur le plan de l’action sur le terrain. Mais il n’est pas interdit d’appuyer politiquement et même moralement l’Iran face à l’agression israélienne. Mais nul ne devrait envisager une action concrète de soutien militaire à l’Iran, qui pourrait entraîner le pays dans un conflit qui le dépasse.
À cet égard, la source militaire précitée révèle qu’il y a une crainte chez les autorités d’une action incontrôlée qui pourrait être effectuée par les organisations palestiniennes. Celles-ci se sentent actuellement très concernées par la guerre entre l’Iran et Israël, et surtout par les développements sanglants à Gaza, et elles pourraient décider d’intervenir directement dans ces conflits. Aujourd’hui, la situation en effet est très tendue. La guerre entre les Iraniens et les Israéliens a mélangé les cartes, et les différentes factions palestiniennes ne sont plus décidées à remettre leurs armes aux autorités dans un tel contexte. Le Liban officiel peut bien comprendre les réticences des organisations palestiniennes dans un tel paysage régional, estime la source militaire précitée. Mais il n’acceptera pas la moindre action militaire contre Israël à partir du Liban, qui pourrait pousser les Israéliens à riposter et placer le pays dans une situation de guerre qu’il rejette. En tout cas, il ne veut pas en être le déclencheur. Les autorités auraient même adressé, dans ce contexte, un avertissement ferme en ce sens aux organisations palestiniennes, le Hamas en tête, parce que son influence s’est étendue dans les camps palestiniens du Liban depuis le déclenchement du Déluge d’al-Aqsa. De même, les autorités ont mobilisé les États amis en mesure de faire pression sur les organisations palestiniennes pour empêcher celles-ci de prendre la moindre initiative militaire. En même temps, les forces militaires libanaises sont déterminées à agir directement pour empêcher tout dérapage ou toute action incontrôlée sur le terrain.
Concernant le dossier du renouvellement du mandat de la Finul, les autorités libanaises restent confiantes dans son aboutissement positif, selon la source militaire. Le Liban a donné beaucoup de signaux concrets sur sa détermination à doter l’armée des moyens nécessaires pour prendre en charge la sécurité dans la zone au sud du Litani, et même sur l’ensemble du territoire. Les pays impliqués dans la Finul constatent cette détermination sur le terrain, et cela devrait les encourager à vouloir maintenir la mission des Casques bleus au sud du pays. Les autorités ont même formé une commission chargée de rédiger la demande de renouvellement du mandat de la Finul (qui était rédigée de façon standard au cours des années précédentes, selon un modèle établi par la France). Cette commission s’emploie désormais à dresser un bilan des changements survenus récemment au niveau des forces militaires libanaises et à trouver les justifications convaincantes pour maintenir cette force internationale, dont la mission, selon le Liban, est utile à toutes les parties en présence. Le Liban est conscient, dans ce cadre, que la Finul doit faire face à la décision américaine de réduire les dépenses externes de 26%, et elle est touchée par cette réduction. Mais il est possible de trouver d’autres financements, ou alors de réduire les effectifs des Casques bleus de manière à compenser la baisse de la contribution américaine. Le Liban officiel est en tout cas convaincu que contrairement à ce qui s’est dit dans la presse, la Finul sera maintenue, selon les conditions voulues par lui, et la prorogation devrait donc être votée sans trop de problèmes en août.
Le véritable changement, selon la source précitée, réside dans le fait que le gouvernement actuel fonctionne globalement comme une équipe cohérente, décidée à profiter de cette période délicate pour tenter autant que possible de faire avancer le processus de relance de l’État et de ses institutions. C’est d’ailleurs la première fois depuis quelque temps que la chaîne de décision fonctionne relativement bien, notamment entre le chef de l’État, le président du Conseil, le ministre de la Défense et le commandant en chef de l’armée, et à d’autres niveaux aussi. Même s’il y a forcément des heurts de temps en temps, ils sont rapidement circonscrits et il y a une volonté réelle d’aller de l’avant, malgré les circonstances régionales complexes. D’ailleurs, les responsables suivent attentivement les développements régionaux et internationaux. Aujourd’hui, leur principale préoccupation porte sur une éventuelle intervention directe des États-Unis dans la guerre en cours entre l’Iran et Israël. Nul n’a de certitude claire à ce sujet, mais ce qui est sûr, c’est qu’ils sont convaincus de la nécessité de maintenir autant que possible le Liban en dehors de cette tourmente. Avec l’accord du Hezbollah.


Aucuns d'entre eux ne fera quoi que ce soit même s'ils en reçoivent l'ordre. Le Hamas a Gaza a été presque totalement annihilé et personne n'a ose bougé après avoir vu le soi disant "tout puissant" hezbollah se faire étriller. Au Liban ils n'en ont pas les moyens et l’armée a elle seule peut les neutraliser sans problème. La seule inquiétude serait si l'Iran leur a fourni de minis bombes nucléaires pour procéder a des attentats terroristes. La ce sera autre chose et bien plus grave puisqu'ils pourront contaminer la région. Voyons jusqu’où leurs folies haineuse et meurtrière les conduira.
13 h 28, le 23 juin 2025