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Meurtre devant un collège à Nogent : une minute de silence jeudi dans tous les établissements scolaires


Des gendarmes devant une école secondaire de Nogent où une surveillante a été poignardée à mort par un élève, dans l'est de la France, le 10 juin 2025. Photo AFP / JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

La ministre française de l'Éducation nationale a demandé une minute de silence dans tous les établissements scolaires jeudi midi en hommage à la surveillante tuée par un collégien mardi à Nogent, dans le nord-est du pays. 

« C'est vraiment toute la communauté éducative qui est sous le choc et la nation tout entière. C'est pour ça que j'ai demandé qu'une minute de silence soit observée demain à 12 heures dans tous les établissements », a déclaré la ministre Elisabeth Borne sur la radio France Inter. 

La mort d'une surveillante, poignardée mardi par un élève de 14 ans lors d'un contrôle des sacs devant un collège à Nogent (Haute-Marne), a suscité une émotion immense dans les sphères éducatives et politiques. Emmanuel Macron a évoqué « un déferlement de violence insensé » et le Premier ministre François Bayrou a souhaité que le gouvernement travaille à « l'expérimentation » de portiques de sécurité à l'entrée des établissements scolaires. Il a également assuré que le gouvernement allait interdire « tout de suite » la vente aux mineurs de « tout couteau qui peut constituer une arme ».

« Évidemment, on doit protéger l'école et protéger celles et ceux qui la font vivre (...) C'est une priorité absolue », a déclaré Élisabeth Borne. « Malheureusement, on ne peut pas organiser des fouilles tous les jours devant tous les établissements. » Interrogée sur les portiques, elle s'est dite « ouverte à tout ce qui peut permettre d'éviter l'introduction d'armes dans les établissements » mais « chacun sait que les portiques, ce n'est pas la réponse absolue, parce qu'on a aussi des couteaux en céramique qui ne seront pas détectés » par ces dispositifs. Il faut « qu'on agisse ensemble avec les collectivités pour assurer au maximum la sécurité dans les enceintes scolaires, que ça reste des sanctuaires » sans en « faire des bunkers », a ajouté Élisabeth Borne. Au-delà de la sécurité, « le fait que ce jeune de 14 ans tue de sang froid cette jeune femme devant les gendarmes, c'est effrayant et (...) ça renvoie à d'autres sujets de santé mentale », a insisté la ministre, assurant que le gouvernement était « mobilisé pour détecter les signes de détresse psychologique ou de fragilité psychologique chez les jeunes ». Il s'agit par ailleurs de « protéger nos jeunes de la surexposition aux écrans, de la banalisation de la violence », a-t-elle encore estimé. 

La ministre française de l'Éducation nationale a demandé une minute de silence dans tous les établissements scolaires jeudi midi en hommage à la surveillante tuée par un collégien mardi à Nogent, dans le nord-est du pays. « C'est vraiment toute la communauté éducative qui est sous le choc et la nation tout entière. C'est pour ça que j'ai demandé qu'une minute de silence soit observée demain à 12 heures dans tous les établissements », a déclaré la ministre Elisabeth Borne sur la radio France Inter. La mort d'une surveillante, poignardée mardi par un élève de 14 ans lors d'un contrôle des sacs devant un collège à Nogent (Haute-Marne), a suscité une émotion immense dans les sphères éducatives et politiques. Emmanuel Macron a évoqué « un déferlement de violence insensé » et le...