Une station-service à Hazmieh, au Liban. Mohammad Yassine/L’OLJ
La Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) et le syndicat des transporteurs terrestres ont mis en garde contre de possibles manifestations « de grande ampleur » jeudi pour protester contre la récente augmentation des taxes sur les carburants au Liban, si les contacts en cours avec les autorités ne mènent pas à des résultats concrets.
Le président de la CGTL, Béchara el-Asmar, a ainsi indiqué à L'Orient-Le Jour, qu'il mène une série de contacts avec le gouvernement libanais. Si « aucun résultat positif n’est obtenu aujourd’hui », le syndicat « déterminera mercredi les points de rassemblement de ces mouvements pour la grève de jeudi et annoncera les actions à venir », a-t-il menacé.
Le 29 mai dernier, le gouvernement de Nawaf Salam décidait d’augmenter les taxes sur les carburants : 100 000 livres prélevées sur chaque 20 litres d’essence vendus (soit 1,1 dollar au taux du marché) et 174 000 livres sur chaque 20 litres de mazout (1,94 dollar). Une taxe qui frappe tous les automobilistes sans distinction, afin de financer des aides mensuelles à l’armée : 14 millions de livres pour les militaires actifs et 12 millions de livres pour les militaires à la retraite, effectives à partir du 1er juillet 2025.
Béchara el-Asmar, a précisé à L'OLJ, que des contacts sont en cours avec le Premier ministre Nawaf Salam et les ministres concernés, et devraient être finalisés durant la journée, et à la lumière desquels nous déterminerons nos actions. » « Nous sommes ouverts au dialogue et non pas à la paralysie du pays ».
« L’augmentation des prix du carburant touche tous les secteurs du pays, doit être reconsidérée et annulée. Des efforts doivent être déployés pour instaurer une justice entre les différents acteurs du pays », a-t-il affirmé. « Nous appelons tous les secteurs du pays à nous rejoindre jeudi en cas d’absence d’avancées sur ce sujet ». Il a par ailleurs précisé qu’ « aucune décision n’avait été prise à ce stade pour bloquer les routes et alourdir le fardeau des Libanais, mais que le mouvement qui en résulterait pourrait automatiquement entraver la circulation ».
Selon plusieurs médias locaux, le président du syndicat des transports en commun, Bassam Tleiss a de son côté indiqué que « la grève de jeudi paralysera le pays en raison de l'approche laxiste du gouvernement en matière de fiscalité ».


pour lui donner credits, pour croire en elle cette federation doit mettre a la porte son chef, sinon corrompu du moins inutile... qu'on se souvienne de son absence /silence tonitruantes tt le long de la revolte d'octobre 2019
10 h 36, le 11 juin 2025