Des militants à bord du navire Madleen, les mains en l’air, alors qu’ils sont interceptés par les forces israéliennes dans les eaux internationales, avant d’atteindre la bande de Gaza sous blocus, le 9 juin 2025. Freedom Flotilla Coalition / AFP
Le Hezbollah a « fermement condamné le crime de piraterie commis par l’ennemi sioniste » après l’interception, lundi, du voilier Madleen par la marine israélienne dans les eaux internationales alors qu’il tentait de rallier la bande de Gaza avec à son bord de l’aide humanitaire et des militants internationaux, dont la militante suédoise Greta Thunberg.
Dans un communiqué diffusé lundi, le groupe chiite a dénoncé « l’arrestation des militants internationaux à bord » et le fait que « les aides humanitaires et de secours destinées à la bande de Gaza assiégée » n’ont pas pu être acheminées. Il a qualifié cet acte de « violation flagrante des lois et des conventions internationales ainsi que des valeurs humaines ».
Le voilier, avec à son bord 12 militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais, était parti d'Italie le 1er juin pour « briser le blocus israélien » de Gaza, en proie à une situation humanitaire désastreuse après plus d'un an et demi de guerre déclenchée par l'attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël. L’armée israélienne a indiqué avoir « arraisonné » le bateau, sans préciser à quel endroit.
Selon le Hezbollah, l’interception du Madleen « reflète l’état de faillite morale et politique que traverse cette entité temporaire » et montre « son incapacité à briser la volonté du peuple de Gaza et de sa résistance ».
Exprimant sa « solidarité totale avec les courageux militants à bord du navire », le Hezbollah a appelé « la communauté internationale ainsi que les organisations des droits de l’homme et humanitaires à condamner ce crime odieux » et à « intervenir rapidement pour garantir la libération des otages ». Le parti a également demandé que « l’entité occupante soit tenue responsable de son agression continue » et contrainte à « faire entrer l’aide humanitaire à Gaza et à lever le siège qui y est imposé ».
L’Iran, allié du Hezbollah et ennemi juré d’Israël, a également condamné l’interception du bateau, la qualifiant l’acte de « piraterie ».
Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre déclenchée après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023, qui a coûté la vie à 1.218 personnes côté israélien, principalement des civils. En représailles, l’armée israélienne a mené une offensive dévastatrice sur la bande de Gaza, où plus de 54.880 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués selon les autorités locales.


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