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Le Liban accuse Israël de l'avoir empêché d'inspecter un site jugé suspect (AFP)


L'armée libanaise a accusé Israël de l’avoir empêchée d’inspecter un site jugé suspect avant qu'il ne soit bombardé dans la banlieue sud de Beyrouth, a indiqué vendredi à l’AFP un responsable militaire sous couvert d’anonymat.

Israël a mené jeudi soir les frappes les plus violentes contre la banlieue sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah, depuis le cessez-le-feu qui a mis fin à des mois d'affrontements avec le mouvement islamiste pro-iranien fin novembre.

L'armée israélienne affirme y avoir visé "des sites de production souterrains de drones et des installations de stockage utilisées par l'unité aérienne du Hezbollah (127)".

Avant les frappes, l'armée israélienne avait lancé sur X un appel à évacuer un secteur de la banlieue sud, semant la panique chez les habitants. 

Le responsable militaire libanais a indiqué à l'AFP que cet appel à évacuer avait été lancé "sans passer par le comité international de suivi" du cessez-le-feu, composé des Etats-Unis, de l'ONU et de la France.

"L'armée a tenté de se rendre sur un des sites mentionnés dans l'appel à évacuer, mais des frappes de sommation israéliennes l'ont empêchée de mener à bien sa mission", avant les frappes, a-t-il dit.

Dans un communiqué vendredi matin, l'armée libanaise a menacé de suspendre sa coopération avec le comité "en ce qui concerne l'inspection des sites".

Le responsable militaire a précisé que les Israéliens avaient envoyé plus tôt jeudi, à travers le comité de suivi, un message à l'armée libanaise indiquant qu'ils avaient "repéré un objectif dans la banlieue sud de Beyrouth, qui pourrait contenir des armes".

Selon lui, l'armée libanaise avait alors inspecté l’endroit, indiquant au comité qu'il "ne contenait rien".

Plus tard, "l'armée a été surprise de voir qu'Israël avait publié un appel à évacuer de nouveaux objectifs (...) sans repasser par le comité de suivi".

Dans son communiqué, l'armée a dénoncé "l'insistance de l'ennemi israélien à violer" l'accord de cessez-le-feu et "à refuser de coopérer avec le comité".

En vertu du cessez-le-feu, le Hezbollah devait retirer ses forces et démanteler toute infrastructure militaire au sud du fleuve Litani, soit à une trentaine de kilomètres de la frontière israélienne.

L'armée israélienne s'est elle maintenue dans cinq points stratégiques à la frontière et continue de mener des frappes au Liban où elle dit viser le Hezbollah.

jos-at/vl

© Agence France-Presse

L'armée libanaise a accusé Israël de l’avoir empêchée d’inspecter un site jugé suspect avant qu'il ne soit bombardé dans la banlieue sud de Beyrouth, a indiqué vendredi à l’AFP un responsable militaire sous couvert d’anonymat.Israël a mené jeudi soir les frappes les plus violentes contre la banlieue sud de Beyrouth, le fief du Hezbollah, depuis le cessez-le-feu qui a mis fin à des mois d'affrontements avec le mouvement islamiste pro-iranien fin novembre.L'armée israélienne affirme y avoir visé "des sites de production souterrains de drones et des installations de stockage utilisées par l'unité aérienne du Hezbollah (127)".Avant les frappes, l'armée israélienne avait lancé sur X un appel à évacuer un secteur de la banlieue sud, semant la panique chez les habitants. Le...