Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, en visite au Liban, a rencontré le secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, a annoncé mercredi le mouvement pro-iranien, sous forte pression pour remettre ses armes.
Le Hezbollah n'a pas précisé où ni quand la réunion s'est tenue avec son chef, qui n'apparait pas en public et a succédé à Hassan Nasrallah, tué dans une frappe israélienne en septembre dernier.
M. Araghchi "a souligné (...) l'intérêt que porte l'Iran à aider le Liban (...) dans un esprit de respect mutuel et de renforcement de la coopération entre les deux pays", a indiqué le mouvement islamiste dans un communiqué.
Le chef du Hezbollah lui a fait part de "l'engagement indéfectible" de son mouvement "en faveur de la stabilité du Liban, de sa stabilité, de sa souveraineté et de la libération de ses terres occupées".
Longtemps force politique dominante, le mouvement chiite est sorti très affaibli en novembre de plus d'un an de conflit dévastateur avec Israël, dont deux mois de guerre ouverte, en marge de la guerre à Gaza.
Au cours de sa visite à Beyrouth, le chef de la diplomatie iranienne a rencontré mardi les principaux dirigeants libanais.
"J'ai exprimé mon soutien sans réserve à l'indépendance, à la souveraineté, à l'intégrité territoriale et à la reconstruction du Liban sous occupation israélienne", a déclaré M. Araghchi dans un message sur X mercredi.
"L'objectif" de l'Iran, qui a financé et armé le Hezbollah durant des décennies, est "d'ouvrir une nouvelle page" dans les relations avec le Liban, "fondée sur le respect mutuel et les intérêts communs", a-t-il ajouté.
Son homologue libanais Youssef Raggi a déclaré sur X avoir exprimé à M. Araghchi "l'espoir du Liban que l'Iran reste engagé à soutenir la sécurité et la stabilité interne" du pays , notamment en veillant à ce que "les armes soient détenues exclusivement par l'Etat".
Un responsable gouvernemental libanais a indiqué à l'AFP que la visite du ministre iranien "ouvrait une nouvelle page dans les relations entre les deux pays", basée sur "la non-ingérence".
En avril, l'ambassadeur iranien au Liban, Mojtaba Amani, avait été convoqué à Beyrouth pour expliquer ses propos sur le "désarmement" du Hezbollah, une question qui gagne en acuité après la dernière guerre.
jos/at/sg
© Agence France-Presse


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine