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Politique - municipales liban 2025

Représentation féminine dans la vie politique libanaise : sans quotas, un combat perdu d'avance

Les femmes ont obtenu 10,37 % des sièges municipaux à l’issue du scrutin de mai, contre 5,4 % en 2016.

Représentation féminine dans la vie politique libanaise : sans quotas, un combat perdu d'avance

Une électrice vote dans un bureau lors des élections municipales au Liban en mai 2025. Photo Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour

Les résultats des élections municipales de mai dernier ont révélé que le taux de représentation des femmes au sein des conseils municipaux du Liban a atteint 10,37 %, selon le ministère de l’Intérieur, soit presque le double du taux du précédent scrutin de 2016 qui avait plafonné à 5,4 %. Un bilan plutôt positif, d'autant que ce scrutin s’est accompagné d’une hausse du nombre de candidatures féminines dans l’ensemble du pays (12 % en 2025, contre 7 % en 2016). Mais « à ce rythme et sans l’instauration de quotas féminins, il faudrait encore 55 ans pour que la participation municipale des femmes atteigne 30 % », tempère Abir Chebaro, fondatrice de l’ONG Equipaths et conseillère en genre.Certes, toutes les municipalités ne sont pas logées à la même enseigne, et la disparité est énorme d’une ville à une autre. Alors qu’à Tripoli,...
Les résultats des élections municipales de mai dernier ont révélé que le taux de représentation des femmes au sein des conseils municipaux du Liban a atteint 10,37 %, selon le ministère de l’Intérieur, soit presque le double du taux du précédent scrutin de 2016 qui avait plafonné à 5,4 %. Un bilan plutôt positif, d'autant que ce scrutin s’est accompagné d’une hausse du nombre de candidatures féminines dans l’ensemble du pays (12 % en 2025, contre 7 % en 2016). Mais « à ce rythme et sans l’instauration de quotas féminins, il faudrait encore 55 ans pour que la participation municipale des femmes atteigne 30 % », tempère Abir Chebaro, fondatrice de l’ONG Equipaths et conseillère en genre.Certes, toutes les municipalités ne sont pas logées à la même enseigne, et la disparité est énorme d’une...
commentaires (2)

En effet, sans quotas rien ne se fait, et 30% serait déjà un premier pas. Doubler les chiffres, même faibles, est déjà une réelle progression. Pour répondre au commentaire de Micheline sur l'incompétence : parce que les tous les hommes dans des fonctions politiques sont compétents ? Dans un système où encore aujourd'hui, la loi du zaïm est la plus forte par rapport aux projets de réformes sociale qui touchent tout le monde, et pas seulement son petit électorat ? Quand il y aura aura de femmes que d'hommes incompétents, on aura atteint une vraie égalité.

Khoury Camille

21 h 33, le 06 juin 2025

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Commentaires (2)

  • En effet, sans quotas rien ne se fait, et 30% serait déjà un premier pas. Doubler les chiffres, même faibles, est déjà une réelle progression. Pour répondre au commentaire de Micheline sur l'incompétence : parce que les tous les hommes dans des fonctions politiques sont compétents ? Dans un système où encore aujourd'hui, la loi du zaïm est la plus forte par rapport aux projets de réformes sociale qui touchent tout le monde, et pas seulement son petit électorat ? Quand il y aura aura de femmes que d'hommes incompétents, on aura atteint une vraie égalité.

    Khoury Camille

    21 h 33, le 06 juin 2025

  • Les quotas (que ce soit pour le genre, ou pour appartenance religieuse) sont un levier à double tranchant: Qui dit quota ouvre la possibilité a ce que des incompétents soient mis en poste à cause de leur appartenance, et non pour leur compétence. La solution passe par l'éducation de tous. Beaucoup (y compris beaucoup de femmes) au Liban pensent que la politique est une affaire d'hommes. Il faut que dans l'esprit des gens, cet archaïsme soit éliminé, et ceci passe par l'éducation. Nous avons plein de femmes très compétentes au Liban, utilisons cette ressource dans l'intérêt de la collectivité.

    Alain

    17 h 19, le 03 juin 2025

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