Le journaliste Samir Kassir, assassiné le 2 juin 2005 à Beyrouth. Photo tirée du site du centre SKEYES
Plusieurs personnalités politiques libanaises ont rendu hommage lundi à Samir Kassir, ancien éditorialiste pour le quotidien An-Nahar, vingt ans après son assassinat le 2 juin 2005. Connu pour son opposition au régime Assad, le journaliste libano-syro-franco-palestinien avait été tué dans un attentat à la voiture piégée à Achrafieh. Aujourd’hui, son combat pour la liberté et la démocratie et sa vision pour le Liban résonnent encore.
Dans une publication sur son compte X, le Premier ministre Nawaf Salam a commémoré la mémoire du journaliste, affirmant que, bien qu’il ne soit physiquement plus là, « (ses) mots résonnent » encore. « Aujourd’hui, je pense à Samir Kassir, sa voix, ses mots et sa plume », a-t-il écrit. M. Salam a également rendu hommage au courage du journaliste, qui a « porté le fardeau de la liberté et de la démocratie face à la tyrannie et la tutelle (syriennes) », et qui écrivait avec la plume « audacieuse » de « quelqu’un qui sait que la vérité est intransigeante ».
« En hommage à ta mémoire, je te dis que tes mots résonnent dans l'« histoire de Beyrouth » (allusion à l'ouvrage de Samir Kassir, Histoire de Beyrouth), et que ses habitants protègent notre ville… et que le jasmin de Damas a répandu son parfum… Quant à la Palestine que tu as aimée, son sang coule de Gaza jusqu’à Jénine… mais l’espoir grandit chaque jour avec les centaines de milliers de personnes qui emplissent les capitales du monde entier, agitant son drapeau », a ajouté le Premier ministre.
Le député Achraf Rifi a lui aussi salué Samir Kassir sur X : « Quand le printemps arabe fleurit à Beyrouth, il annonce le temps des roses à Damas. Une phrase ineffaçable du martyr Samir Kassir. » Et d'ajouter : « Le Liban et la Syrie sortent de la grande prison, et c'est le fruit de votre lutte, ô grand martyr, vous et vos compagnons martyrs », en référence à la chute du régime Assad et au combat du journaliste, notamment engagé pour la souveraineté du Liban et la démocratie en Syrie. « Que votre âme repose en paix ; le jugement des tueurs viendra bientôt », a conclu M. Rifi.
De même, le parlementaire Fouad Makhzoumi a rendu hommage à l’héritage d'un homme qui a consacré sa vie à défendre la liberté et la souveraineté, et a payé de son sang le prix de sa liberté d'expression ». Samir Kassir était surveillé par les services de renseignement libano-syriens en raison de ses prises de position contre le régime Assad. « Salut à son âme et aux âmes des martyrs de la parole et de la nation », a-t-il ainsi publié sur son compte X.
Acteur dudit « Printemps de Beyrouth » après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri le 14 février 2005, Samir Kassir avait posé les fondations du 14-Mars. Opposé au régime policier libano-syrien, il avait été assassiné peu après le retrait des troupes syriennes du Liban le 26 avril 2005, démarrant une série d'assassinats et de tentatives d'assassinat politiques perpétrés contre les personnalités critiques du régime Assad.



Une délégation FL en tournée à Hasbaya et Marjeyoun en soutien aux habitants du Sud
toute sympathie pour mr. Kassir, mr. Samir Frangieh et d'autres pro palestiniens pro mouvement national etc... autres repentis mise a part, a t il fait -lui et les autres - son mea max culpa public ?
09 h 40, le 03 juin 2025