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Économie - Entretien

Amer Bsat à « L’OLJ » : Aucune économie ne peut croître sans contrôle des frontières ou monopole des armes

Dans une interview exclusive à « L’Orient-Le Jour », le ministre de l’Économie s’associe aux propos de Morgan Ortagus selon lesquels la mise en œuvre de réformes pourrait éventuellement dispenser le Liban d’un prêt du FMI.

Amer Bsat à « L’OLJ » : Aucune économie ne peut croître sans contrôle des frontières ou monopole des armes

Photo fournie par le ministre de l'Économie Amer Bsat.

Nommé ministre de l’Économie et du Commerce en février dernier, l’ancien économiste auprès du FMI puis cadre du gestionnaire d’actifs BlackRock, revenu au Liban après quarante ans d’absence, incarne l’un de ces nombreux nouveaux visages devant mettre en œuvre la politique de réformes tous azimuts du gouvernement Salam, alors que le pays reste confronté aux multiples défis posés par cinq ans de crise économique et financière irrésolue, un effondrement de l’activité privée comme des infrastructures et services publics, auxquels s’ajoutent la facture de la récente guerre ayant opposé le Hezbollah à Israël, estimée à 11 milliards de dollars en mars dernier par la Banque mondiale.Dans un entretien exclusif accordé à L’Orient-Le Jour, Amer Bsat revient sur les perspectives de sortie de crise, allant du potentiel de croissance aux réformes...
Nommé ministre de l’Économie et du Commerce en février dernier, l’ancien économiste auprès du FMI puis cadre du gestionnaire d’actifs BlackRock, revenu au Liban après quarante ans d’absence, incarne l’un de ces nombreux nouveaux visages devant mettre en œuvre la politique de réformes tous azimuts du gouvernement Salam, alors que le pays reste confronté aux multiples défis posés par cinq ans de crise économique et financière irrésolue, un effondrement de l’activité privée comme des infrastructures et services publics, auxquels s’ajoutent la facture de la récente guerre ayant opposé le Hezbollah à Israël, estimée à 11 milliards de dollars en mars dernier par la Banque mondiale.Dans un entretien exclusif accordé à L’Orient-Le Jour, Amer Bsat revient sur les perspectives de sortie de crise, allant du...
commentaires (5)

Il y a aussi le besoin d'un Etat de Droit qui protège les citoyens et les investisseurs. Il faut donc un système judiciaire rapide avec des juges intègres et professionnels et des lois adaptées. Aujourd'hui aucune des trois conditions n'est réalisée. Si vous aviez une fortune de 100 millions de usd et que vous souhaitez investir 10 millions de dollars M. Bsat les investiriez vous aujourd'hui plutot au Liban ou à Dubai ou en immobilier en Europe?

Moi

11 h 23, le 31 mai 2025

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Commentaires (5)

  • Il y a aussi le besoin d'un Etat de Droit qui protège les citoyens et les investisseurs. Il faut donc un système judiciaire rapide avec des juges intègres et professionnels et des lois adaptées. Aujourd'hui aucune des trois conditions n'est réalisée. Si vous aviez une fortune de 100 millions de usd et que vous souhaitez investir 10 millions de dollars M. Bsat les investiriez vous aujourd'hui plutot au Liban ou à Dubai ou en immobilier en Europe?

    Moi

    11 h 23, le 31 mai 2025

  • Absolument véridique. Mais comment convaincre certains que la paix et la prospérité vont de paire? A t-on jamais vu un pays en guerre prospérer? Certes les trafiquants profitent du chaos en faisant fortune, mais qu’en est il du peuple qui lui paie de sa vie et ses économies pour nourrir le système mafieux fort de ses armes?

    Sissi zayyat

    10 h 14, le 31 mai 2025

  • "Aucune économie ne peut croître sans contrôle des frontières ou monopole des armes". C'est fou, comme Mr de la Palisse aurait fait fortune au Liban! Il aura fallu 40 ans de trafics en tous genres opérés par un gang surarmé, pour qu'un ministre énonce – enfin – une vérité qui, dans n'importe quel autre pays du monde, aurait paru aussi évidente. Et le plus incroyable, c'est qu'il va encore se trouver des politiciens pour le contredire!

    Yves Prevost

    07 h 52, le 31 mai 2025

  • Excellent. Voila des leaders qui nous ressemblent et l'espoir d'ine renaissance pour le Liban.

    Cadmos

    04 h 57, le 31 mai 2025

  • Tant que le Liban est gouverné par des institutions politiques "extractive s" ( exclusives et réservées à la stricte élite), le Liban n'a aucune chance de se rebâtir économiquement. La géopolitique n'a rien à voir ici. C'est le système politique lui-même qui effraye les investissements, publiques ou privés. Arrêtons de croire que le monopole des armes est synonyme de croissance économique. C'est une bonne gouvernance qui sera responsable du redressement. On a encore rien vu. Rien. Posez la question à l'économiste Mr. Élie Yechouii. Il vous en dira quelque chose...

    Raed Habib

    01 h 45, le 31 mai 2025

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