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Un ministre israélien met la pression pour employer "toute la force nécessaire" à Gaza

Un ministre israélien d'extrême droite a mis la pression vendredi sur le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, appelant à employer "toute la force nécessaire" contre le Hamas à Gaza après les réserves exprimées par le mouvement islamiste palestinien sur une nouvelle proposition américaine de trêve.

Les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois d'une guerre ayant dévasté la bande de Gaza n'ont pas encore abouti depuis la reprise des combats à la mi-mars, à l'initiative d'Israël, après une trêve de deux mois.

Vendredi, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite), hostile à tout compromis depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023, a appelé le gouvernement à employer "toute la force nécessaire" pour en finir avec le mouvement islamiste palestinien.

"Après que le Hamas a rejeté une nouvelle fois la proposition d'accord, il n'y a plus d'excuses (...) Il est temps d'y aller avec toute la force nécessaire, sans sourciller, pour détruire (...) le Hamas" dans la bande de Gaza, écrit sur sa chaîne Telegram M. Ben Gvir dans un message adressé à M. Netanyahu, alors que celui-ci était, selon son bureau, hospitalisé pour une "coloscopie de routine" s'étant déroulée "avec succès".

M. Ben Gvir fait référence à la nouvelle proposition américaine de trêve dans la bande de Gaza.

La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, avait annoncé jeudi soir que la proposition américaine de cessez-le-feu avait été approuvée par Israël. Il n'y a eu jusqu'ici aucune réaction officielle d'Israël.

- "Perpétuation de l'occupation" -

Un peu plus tard dans la soirée, Bassem Naïm, l'un des dirigeants en exil du Hamas, avait déclaré à l'AFP que cette proposition ne répondait pas aux demandes du mouvement, dans la mesure où elle "signifie, en essence, la perpétuation de l'occupation, la poursuite des meurtres et de la famine".

Cette proposition "ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l'arrêt de la guerre et de la famine", avait-il souligné, ajoutant que le mouvement examinait la réponse à lui donner.

La Défense civile de Gaza a indiqué à l'AFP vers midi (09h00 GMT) que 22 personnes avaient été tuées vendredi dans des attaques israéliennes en différents endroits du territoire palestinien.

La situation humanitaire à Gaza reste désastreuse même si l'aide a commencé à entrer dans le territoire après un blocus de deux mois et demi imposé par Israël.

En pleine intensification de ses opérations militaires dans le territoire palestinien assiégé, dans le but affiché de prendre le contrôle de la totalité de la bande de Gaza, d'anéantir le Hamas, et de libérer les derniers otages enlevés lors de l'attaque du 7-Octobre, Israël a partiellement levé la semaine dernière le blocus total qu'il imposait à Gaza depuis le 2 mars.

Selon deux sources proches des négociations, la nouvelle proposition américaine porte sur une trêve de 60 jours pouvant être étendue jusqu'à 70, et la remise par le Hamas, de 5 otages vivants et 9 morts en échange de la libération de prisonniers palestiniens au cours de la première semaine, et un deuxième échange sur le même nombre d'otages vivants et morts au cours de la deuxième semaine.

L'attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées par le Hamas ce jour-là, 57 sont toujours retenues dans la bande Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.

Le Hamas retient aussi toujours la dépouille d'un soldat israélien tué en 2014 lors d'une précédente guerre à Gaza.

Plus de 54.249 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l'ONU.

lma-bfi/mj/hme

© Agence France-Presse


Un ministre israélien d'extrême droite a mis la pression vendredi sur le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu, appelant à employer "toute la force nécessaire" contre le Hamas à Gaza après les réserves exprimées par le mouvement islamiste palestinien sur une nouvelle proposition américaine de trêve.
Les négociations sur un cessez-le-feu visant à mettre fin à près de 20 mois d'une guerre ayant dévasté la bande de Gaza n'ont pas encore abouti depuis la reprise des combats à la mi-mars, à l'initiative d'Israël, après une trêve de deux mois.
Vendredi, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite), hostile à tout compromis depuis le début de la guerre déclenchée par l'attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre...