Le président libanais Joseph Aoun en réunion avec la délégation américaine au palais de Baabda, le 26 mai 2025. Photo tirée du compte X de la présidence libanaise
Depuis le palais de Baabda, le président libanais Joseph Aoun a affirmé lundi devant une délégation de sénateurs américains que l’aide destinée aux déplacés syriens devait être acheminée en Syrie et non distribuée au Liban.
Selon un message sur le compte X de la présidence libanaise, le chef de l'État a affirmé à la délégation dirigée par le sénateur américain Angus King, un indépendant, en présence de l'ambassadrice des États-Unis, Lisa Johnson, que « la levée des sanctions américaines contre la Syrie constitue une bonne décision, dans la mesure où l’amélioration de l’économie syrienne contribuerait à résoudre la crise des déplacés syriens au Liban ». « Ces derniers doivent retourner dans leur pays pour participer à la relance de son économie. Les Nations unies devraient fournir l’aide aux déplacés en Syrie, et non au Liban », a ajouté M. Aoun.
Selon les estimations officielles, le Liban accueille actuellement 1,5 million de Syriens, dont 755 426 réfugiés enregistrés auprès des Nations unies, ayant fui la guerre civile dans leur pays, commencée en 2011. Le Haut comité pour les réfugiés de l'ONU et d’autres ONG fournissent divers services à ces réfugiés, que certains groupes politiques perçoivent comme une « incitation » à rester au Liban.الرئيس عون لوفد أميركي برئاسة السيناتور Angus King:
— Lebanese Presidency (@LBpresidency) May 26, 2025
- البدء برفع العقوبات الأميركية عن سوريا خيارٌ جيد، لأن تحسين الاقتصاد السوري يساعد في حلّ أزمة النازحين السوريين في لبنان، الذين عليهم العودة للمساهمة في إنعاش اقتصاد بلدهم. وعلى الأمم المتحدة أن تقدّم المساعدات للنازحين في… pic.twitter.com/YDaycD306w
Le 13 mai, le président américain Donald Trump avait annoncé depuis l’Arabie saoudite que les États-Unis lèveront les sanctions de longue date imposées à Damas. Il avait déclaré que ces sanctions avaient rempli une « fonction importante », mais qu’il était désormais temps pour le pays « d’aller de l’avant ». Les États-Unis avaient déclaré la Syrie comme État soutenant le terrorisme en 1979, ajouté des sanctions en 2004, puis imposé de nouvelles mesures après le déclenchement de la guerre civile en 2011.
Le désarmement des camps palestiniens
Joseph Aoun a par ailleurs indiqué que « des comités libano-palestiniens ont été mis en place et entameront à partir de la mi-juin des travaux dans trois camps palestiniens à Beyrouth, afin de traiter la question des armes à l'intérieur de ces camps. »
Ce mécanisme a été mis en place vendredi pour le retrait des armes dans les camps palestiniens, qui se fera de manière progressive. La première phase débutera à la mi-juin dans les camps de Beyrouth : Bourj el-Brajné, Chatila et Mar Elias. Ce sera au tour des camps de la Békaa et du Nord (Jalil et Beddaoui), au début du mois de juillet. Puis viendra la troisième phase, dans les autres camps du Sud. Le tout se fera sur la base d’un accord entre les autorités libanaises et les factions palestiniennes.




BRAVO. Oui l'aide aux syriens doit aller en Syrie pour les inciter à rentrer chez eux. Cesser de les financer tant qu'ils sont au liban, pour qu'ils ne restent pas au Liban
12 h 38, le 26 mai 2025