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Dernières Infos - Soudan

Cinquante-sept morts dans des violences dans la ville d'El-Facher

Des personnes ayant fui le camp de Zamzam pour les déplacés internes après sa chute sous le contrôle des FSR se reposent dans un campement de fortune dans un champ ouvert près de la ville de Tawila, dans la région du Darfour occidental, déchirée par la guerre au Soudan, le 13 avril 2025. Photo AFP

Au moins 57 civils ont été tués lors d'attaques des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) à El-Facher, ville stratégique du Darfour (ouest), ont indiqué jeudi une source médicale et des militants locaux au Soudan, pays ravagé par la guerre depuis deux ans. Les combats entre l'armée régulière et les FSR, ainsi que les bombardements des paramilitaires ont eu lieu mercredi, précisé ces sources.

La guerre a éclaté le 15 avril 2023 entre l'armée régulière commandée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les FSR, dirigées par le général Mohamed Hamdane Daglo, son ancien adjoint. Après la perte de la capitale Khartoum en mars, les paramilitaires ont concentré leurs attaques au Darfour pour tenter de s'emparer d'El-Facher, la dernière capitale provinciale de cette région à leur échapper.

Dimanche, les FSR qui contrôlent presque totalement le Darfour, ont annoncé avoir pris le camp de Zamzam, proche d'El-Facher, où vivaient plus de 500.000 déplacés frappés par la famine, lors d'un assaut qui a fait plus de 400 morts, selon l'ONU. Assiégé depuis près d'un an, El-Facher est le dernier grand bastion urbain du Darfour encore sous le contrôle de l'armée. Il s'agit d'une cible stratégique pour les paramilitaires qui cherchent à consolider leur emprise sur le Darfour après la reprise de Khartoum par l'armée.

Assaut « féroce »

Selon un communiqué de l'armée, le bilan de la journée de mercredi s'élève à 62 morts parmi lesquels 15 enfants âgés de trois à dix ans, et des dizaines de blessés. L'armée a affirmé avoir repoussé un assaut « féroce » à l'est de la ville grâce à une réponse coordonnée avec « les mouvements armés alliés, les services de renseignement, la police » et les combattants volontaires. La guerre au Soudan a fait des dizaines de milliers de morts, déraciné 13 millions de personnes et plongé dans la famine une partie du troisième plus grand pays d'Afrique.

L'armée du général Burhane, dirigeant de facto du pays depuis un coup d'Etat en 2021, contrôle le nord et l'est du Soudan, tandis que les paramilitaires sont la force dominante dans le sud et l'ouest du pays. Un responsable du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Daniel O'Malley, a fait état de violences sexuelles généralisées et systématiques pendant cette guerre, des cas qui sont selon lui « plus nombreux que ceux observés dans d'autres conflits ». « Nous constatons des cas de violences sexuelles, bien sûr, chez des femmes, mais aussi chez de très jeunes enfants et même chez des hommes », a déclaré à l'AFP M. O'Malley.

Des organisations de défense des droits humains incluant Amnesty International et l'ONU ont accusé les combattants des FSR d'utiliser la violence sexuelle, notamment le viol, l'esclavage sexuel et les mariages forcés, comme arme de guerre. Les FSR ont rejeté ces accusations. La destruction du système de santé au Soudan rend impossible tout bilan exact de victimes. En 2024, Tom Perriello, alors émissaire de l'ONU au Soudan, avait avancé des estimations faisant état de 150.000 morts.

Les belligérants ont été accusés de viser des civils, de bombarder aveuglément des zones habitées et de faire obstacle à l'acheminement de l'aide humanitaire. Près de 25 millions de Soudanais souffrent d'insécurité alimentaire aigüe, dont huit millions sont au bord de la famine, selon l'ONU.

Au moins 57 civils ont été tués lors d'attaques des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR) à El-Facher, ville stratégique du Darfour (ouest), ont indiqué jeudi une source médicale et des militants locaux au Soudan, pays ravagé par la guerre depuis deux ans. Les combats entre l'armée régulière et les FSR, ainsi que les bombardements des paramilitaires ont eu lieu mercredi, précisé ces sources.La guerre a éclaté le 15 avril 2023 entre l'armée régulière commandée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les FSR, dirigées par le général Mohamed Hamdane Daglo, son ancien adjoint. Après la perte de la capitale Khartoum en mars, les paramilitaires ont concentré leurs attaques au Darfour pour tenter de s'emparer d'El-Facher, la dernière capitale provinciale de cette région à leur échapper.Dimanche, les...