Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Joseph Aoun : La poursuite des agressions israéliennes menace la stabilité dans le Sud

Le président libanais s'est entretenu avec le ministre grec de la Défense du soutien à l'armée libanaise. 

Joseph Aoun : La poursuite des agressions israéliennes menace la stabilité dans le Sud

Le président Joseph Aoun avec le ministre grec de la Défense Nikos Dendias au palais Baabda, le mardi 8 avril 2025. Photo publiée sur le compte X de la présidence

Le président libanais Joseph Aoun a de nouveau dénoncé mardi la « poursuite des agressions israéliennes contre le territoire national », estimant qu'elles sont « de nature à menacer la stabilité dans le Sud ».

« La poursuite des agressions contre le territoire national, le refus de se retirer des cinq points occupés (en plus des treize points litigieux à la frontière, Ndlr) et la détention de prisonniers libanais constituent une violation par Israël de la résolution 1701 du Conseil de sécurité et des dispositions de l’accord conclu en novembre dernier, ce qui est de nature à menacer la stabilité dans le Sud », a déclaré le chef de l'Etat au cours d'une rencontre à Baabda avec le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias. 

Il y a un mois, l'Etat hébreu annonçait la création de trois groupes de travail pour régler chacun de ces trois dossiers : « Les cinq points sous contrôle israélien au Liban-Sud ; les discussions sur le tracé de la ligne bleue et les points encore en litige ; et enfin les prisonniers libanais détenus par Israël ». En fin de semaine dernière, les responsables libanais ont proposé devant l'émissaire américaine Morgan Ortagus, en visite à Beyrouth, la mise en place d’un comité technique militaire, semblable à celui qui avait travaillé sur la délimitation de la frontière maritime avec l'État hébreu, ou d'une diplomatie de la « navette » comme celle que son prédécesseur Amos Hochstein avait pratiquée.

Israël bombarde presque quotidiennement le Liban-Sud depuis la mise en place de la trêve le 27 novembre 2024, qui a mis un terme à treize mois de conflit avec le Hezbollah. Depuis cette date, 136 personnes ont été tuées au Liban, selon un décompte de L'Orient-Le Jour.


Le soutien à l'armée libanaise 

Sur le plan des relations entre le Liban et la Grèce, M. Aoun a évoqué la réunion à Paris le 28 mars dernier, qui s'était tenue notamment avec le Premier ministre grec par visioconférence. Celle-ci avait rassemblé les dirigeants chypriote et syrien, ainsi que le président français. Elle portait sur la situation en Méditerranée orientale, les « défis liés à la sûreté maritime et l'impact que l'environnement régional peut avoir sur la sécurité », avait expliqué la présidence française.

Lire aussi

Désarmer le Hezbollah, protéger les frontières... l’armée libanaise a-t-elle les moyens de ses missions ?

Joseph Aoun, dont les propos ont été rapportés par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), a exprimé dans ce cadre sa reconnaissance pour « la coopération existante entre les armées libanaise et grecque », saluant « la contribution de la Grèce à la force navale de la Finul ». La contribution grecque de la force internationale s'élève à 111 personnes, selon le site de la Finul. 

Le président de la République s'est par ailleurs déclaré favorable à « tout soutien que la Grèce pourrait apporter aux forces armées libanaises, car cela témoigne d’un souci mutuel de faire avancer les relations entre les deux pays ».

Le ministre grec a de son côté affirmé la disposition de son pays à « fournir le soutien nécessaire à l'armée libanaise, selon ses besoins », en mettant à profit « l’expérience grecque dans divers domaines militaires » et « le développement qu’a connu la Grèce en matière d’infrastructures militaires ». 

Le président libanais Joseph Aoun a de nouveau dénoncé mardi la « poursuite des agressions israéliennes contre le territoire national », estimant qu'elles sont « de nature à menacer la stabilité dans le Sud ».« La poursuite des agressions contre le territoire national, le refus de se retirer des cinq points occupés (en plus des treize points litigieux à la frontière, Ndlr) et la détention de prisonniers libanais constituent une violation par Israël de la résolution 1701 du Conseil de sécurité et des dispositions de l’accord conclu en novembre dernier, ce qui est de nature à menacer la stabilité dans le Sud », a déclaré le chef de l'Etat au cours d'une rencontre à Baabda avec le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias. !function(d,s,id){var...