Le député du Akkar Walid Baarini. Photo ANI
Le député sunnite Walid Baarini s’est déclaré mercredi en faveur de la normalisation avec Israël. « La normalisation ne se résout pas par de la surenchère et de l’arrogance. Oui à la normalisation si elle nous protège des agressions, oui à la normalisation si elle nous permet de récupérer notre territoire et garantit qu’il ne soit pas occupé, oui à la normalisation si elle apporte au Liban la paix et la prospérité qui lui manquent depuis des années. Oui à la normalisation et non à l’opposition aux courants arabes, en particulier celui mené par l’Arabie saoudite », a-t-il souligné sur la plateforme X.
التطبيع لا يحل بالمزايدات والعنتريات. نعم للتطبيع إذا كان يحمينا من الاعتداءات، نعم للتطبيع إذا كان يسترجع أرضنا ويضمن عدم احتلالها، نعم للتطبيع اذا كان يمنح لبنان سلامًا وازدهارا نفتقده منذ سنوات. نعم للتطبيع ولا لمعاندة المسارات العربية وعلى رأسها المسار الذي تقوده السعودية.
— Walid Baarini (@walid_baarini) April 2, 2025
Les propos du membre du bloc de la Modération nationale, composé principalement de députés sunnites ex-haririens proches de l’Arabie saoudite, résonnent comme une réponse au chef du groupe parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, qui dénonçait le 28 mars dernier, à l’occasion de la Journée internationale de Jérusalem, « les faux prétextes de l’ennemi » et faisait part de l’« engagement de la résistance à contrecarrer ses politiques et tentatives d’entraîner le Liban vers la normalisation ».
L’armée israélienne a commis « plus de 1 500 violations » de la trêve entre le Hezbollah et Israël, depuis son instauration le 27 novembre 2024, selon les autorités libanaises, faisant 127 morts dont plus de la moitié sont des civils. La dernière remonte à mardi lorsque Israël a bombardé à l’aube un immeuble résidentiel dans la banlieue sud de Beyrouth. La frappe qui a tué un haut gradé du Hezbollah, Hassan Ali Bdeir, a fait au total quatre morts et sept blessés.


Erratum: je voulais bien sûr dire "Walid Baarini"...
11 h 55, le 28 avril 2025