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Moyen-Orient - Dans La Presse

L'Irak s'est engagé à limiter les activités des houthis sur son sol, selon Al-Araby Al-Jadeed

La décision du gouvernement irakien intervient alors que l’administration Trump a intensifié ses attaques contre les rebelles yéménites.

L'Irak s'est engagé à limiter les activités des houthis sur son sol, selon Al-Araby Al-Jadeed

Le Premier ministre irakien Mohammed Chia al-Soudani à Bagdad, le 13 octobre 2022. Photo fournie par le Parlement irakien/AFP

Le gouvernement irakien s'est engagé à empêcher toute activité non civile des houthis du Yémen sur son territoire, selon des sources citées par le média arabe Al-Araby Al-Jadeed, qui ont confirmé que l'exécutif irakien s’emploie à restreindre les mouvements des rebelles yéménites dans le pays et à limiter leurs actions aux seuls domaines médiatique et culturel.

La décision du gouvernement irakien est intervenue mardi alors que l’administration Trump a intensifié ses attaques contre les houthis, qui ont repris leur blocus d’Israël en mer Rouge en réaction au siège et aux bombardements de Gaza. L’Irak, qui a accueilli les forces houthis dans le cadre de « l’axe de la résistance » mené par l’Iran, cherche désormais à prendre ses distances avec le groupe.

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Le média explique que, depuis 2018, le groupe houthi dispose d’un « bureau de représentation » dans le quartier huppé de Jadriya, à Bagdad, supervisé de facto par Abou Idris Al-Sharafi – représentant des houthis en Irak depuis 2023 – en collaboration avec d'autres dirigeants houthis, notamment Abou Ali el-Ezzi et Mohammed Abdel Azim el-Houthi. Il ajoute que, ces derniers mois, des responsables houthis ont multiplié les rencontres avec des personnalités politiques irakiennes, ainsi qu’avec des cadres des Forces de mobilisation populaire (Al-Hachd al-Chaabi) et d’autres factions pro-iraniennes, à Bagdad ainsi que dans d’autres provinces.

Les houthis, « un fardeau politique » pour l'Irak

Début août, le groupe a révélé que l'un de ses commandants, Hussein Abdallah Mastour, originaire de Maran, dans la province de Saada, avait été tué lors d’une frappe américaine visant un site appartenant au groupe irakien Kataëb Hezbollah à Jurf al-Sakhar, au sud de Bagdad. Cette milice est étroitement liée à l’Iran.

Un responsable politique irakien a confié à Al-Araby Al-Jadeed que, « face aux défis régionaux actuels et à la menace d’une escalade américaine contre l’Iran, le gouvernement irakien considère désormais la présence des houthis à Bagdad comme un fardeau politique ». Il a ajouté que « nombre de leurs activités – y compris politiques et médiatiques – ont pour l’instant été suspendues, bien que leurs représentants soient toujours présents en Irak ».

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Abdel Rahman Al-Jazairi, membre de la coalition État de droit, dirigée par l’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki, a affirmé au même média que « des pressions internationales ont été exercées sur l’Irak pour qu’il ferme le bureau des houthis et mette fin à leurs activités dans le pays ».

« Le gouvernement a donc donné des garanties aux acteurs régionaux et internationaux qu’aucune activité non civile des houthis ne serait autorisée en Irak. », a-t-il précisé.

Ce n’est pas la première fois que la présence des houthis en Irak fait l’objet d’un examen minutieux. Pendant la guerre civile syrienne, le groupe yéménite a combattu aux côtés du régime de Bachar al-Assad, et plusieurs observateurs estiment que l’Iran a acheminé des combattants houthis à travers l’Irak pour les envoyer en Syrie.

Washington craint que les houthis ne lancent des attaques contre ses bases en Irak en représailles aux frappes américaines, qui ont fait au moins 61 morts, dont des femmes et des enfants.

Le gouvernement irakien s'est engagé à empêcher toute activité non civile des houthis du Yémen sur son territoire, selon des sources citées par le média arabe Al-Araby Al-Jadeed, qui ont confirmé que l'exécutif irakien s’emploie à restreindre les mouvements des rebelles yéménites dans le pays et à limiter leurs actions aux seuls domaines médiatique et culturel.La décision du gouvernement irakien est intervenue mardi alors que l’administration Trump a intensifié ses attaques contre les houthis, qui ont repris leur blocus d’Israël en mer Rouge en réaction au siège et aux bombardements de Gaza. L’Irak, qui a accueilli les forces houthis dans le cadre de « l’axe de la résistance » mené par l’Iran, cherche désormais à prendre ses distances avec le groupe. Lire aussi En pleine campagne au Yémen,...
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